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lundi 21 janvier 2013

Jean-François Buet : «Il n'y a pas de bulle immobilière».

Jean-François Buet, président de la Fnaim.
Jean-François Buet, président de la Fnaim.

INTERVIEW - Le président de la Fnaim espère que la loi-cadre que va présenter Cécile Duflot sera équilibrée entre locataires et bailleurs.

 
Y a-t-il une bulle immobilière en France?
Jean-François BUET - Non, il n'y a pas de bulle même si les prix sont élevés. S'ils ont tant monté et doublé entre 2000 et 2007, c'est parce que les besoins sont importants et qu'on ne construit pas assez. Mais il y a une demande. Les transactions ont chuté, passant de 800.000 à 650.000 entre 2011 et 2012, mais les prix se sont maintenus. Le marché est sain. Je table sur une baisse des prix de 2% au plus en 2013.

Le niveau des prix est-il un handicap pour la compétitivité de la France, le logement accaparant l'épargne?
Ce serait vrai si les Français étaient très endettés. Mais ce n'est pas le cas. Les ménages qui ont acheté leur logement ont un actif. Ils s'en féliciteront le jour de leur retraite. Ils sont riches de ce patrimoine. Je suis persuadé que les acquéreurs qui arrivent à négocier les prix et empruntent peu cher font de bonnes affaires.

Doit-on s'inquiéter de la future loi logement?
On verra. Nous sommes en phase de concertation avec le ministère. Cécile Duflot veut présenter cette loi-cadre au premier semestre. Elle a notamment prévu de revoir les rapports entre locataires et bailleurs, d'améliorer la transparence des copropriétés... J'espère que tout cela se fera de manière équilibrée.

samedi 12 janvier 2013

Les derniers contours du dispositif Duflot enfin connus.

Le mécanisme était connu depuis l'automne, restait à connaître les plafonds de ressources des locataires ainsi que le coût maximal des loyers autorisé.
Le mécanisme était connu depuis l'automne, restait à connaître les plafonds de ressources des locataires ainsi que le coût maximal des loyers autorisé.
 
 Pour se faire une idée de la rentabilité d'un investissement dans le dispositif Duflot, il manquait jusqu'à présent un élément clé : les plafonds de loyers.
 
 
Il aura fallu attendre le 30 décembre pour que paraisse le décret fixant les plafonds de loyer et de ressources pris en compte dans le dispositif Duflot. Le mécanisme était connu depuis l'automne (réduction d'impôt de 18% sur 9 ans pour un investissement de 300.000 euros maximum), restait à connaître les plafonds de ressources des locataires ainsi que le coût maximal des loyers autorisé.
Les plafonds de ressources varient selon la localisation du logement et la composition du foyer locataire: ils démarrent à 26.776 euros pour une personne seule dans un logement en zone B2, c'est à dire un secteur moyennement tendu comme Besançon, Vichy, Troyes ou Gap. A l'opposé, le maximum s'élève à 114.315 euros pour un foyer fiscal ayant quatre personnes à charge en zone très tendue, baptisée A bis (Paris et 68 communes proches). C'est le revenu fiscal de référence du locataire qui est pris en compte.
 
Le coût maximal des loyers autorisé, lui, dépend de la localisation et de la taille du logement. Compter 16,52 à 19,82 euros le mètre carré en zone A bis, 12,27 à 14,72 euros en zone A (secteur tendu avec des villes telles que Cannes, Antibes, Divonne-les-Bains, Ramatuelle et une grande partie de l'Ile-de-France) et 9,88 à 11,86 euros en zone B1 (Lille, Lyon, Nantes, Strasbourg...).

samedi 9 juin 2012

La consommation de cannabis coûte cher à l'État.

 
La vente de cannabis représente un chiffre d'affaires annuel de 832 millions d'euros, selon les dernières estimations de l'OFDT.
La vente de cannabis représente un chiffre d'affaires annuel de 832 millions d'euros, selon les dernières estimations de l'OFDT.
 
 
 Ce marché illicite pèse plus de 830 millions d'euros chaque année. Des revenus qui échappent totalement au fisc, alors que l'État paye une facture salée en prévention, répression et soins.
 
Le cannabis agite le débat public depuis la sortie de la ministre du Logement, Cécile Duflot, en faveur de la dépénalisation de sa consommation. Une idée qui refait périodiquement surface sans jamais effacer les antagonismes entre ses partisans et opposants. L'enjeu du débat n'est pourtant pas anodin d'un point de vue économique. «Le cannabis est de loin la drogue illicite la plus consommée et la plus disponible en France», constate l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT). D'après ses dernières données, environ un tiers (32,8%) des adultes de 18 à 64 ans ont «expérimenté» cette substance en 2010, soit plus de 13 millions de personnes. La consommation régulière, en revanche, est nettement moins fréquente, car elle touche 2,1% de cette tranche d'âge. Et sa tendance est à la baisse depuis 2002, où un pic avait été atteint. «La proportion des 15-75 ans considérant le cannabis dangereux dès l'expérimentation est passée de 52 % à 60 % entre 1999 et 2008», explique l'OFDT.
Toujours est-il que ce commerce reste juteux. La vente de cannabis représente un chiffre d'affaires annuel de 832 millions d'euros, selon les dernières estimations de l'OFDT. Un marché stable car les prix résistent bien, après s'être effondrés entre 1996 et 2008. Durant cette période, le prix de la résine de cannabis avait perdu un quart de sa valeur. Il graviterait aujourd'hui autour de 5 euros pour un gramme. Celui de l'herbe, qui avait été pratiquement divisé par deux, se serait installé autour de 7 euros pour un gramme. Autant de revenus qui ne contribuent pas aux caisses de l'État, le cannabis étant un produit classé stupéfiant et son usage étant interdit, conformément à la loi du 31 décembre 1970. Si ce trafic ne rapporte rien au fisc, il coûte cher à la collectivité. «Les comptes publics sont affectés négativement du fait des dépenses de soins, de prévention, de répression et de recherche», relève Pierre Kopp, professeur d'économie à l'université Paris I Panthéon-Sorbonne.

Facture de 1,7 milliard d'euros pour l'État:

jeudi 31 mai 2012

Logement : les pistes pour relancer la construction.

Depuis le début de l'année, 120 000 mises en chantier seulement ont été enregistrées, soit un recul de 14,5 %.
Depuis le début de l'année, 120 000 mises en chantier seulement ont été enregistrées, soit un recul de 14,5 %.


 Le gouvernement envisage un arrêt anticipé du Scellier, mais planche sur un retour des institutionnels.LE GOUVERNEMENT VEUT METTRE L'ACCENT SUR LE LOGEMENT HLM.

L'état de grâce n'aura pas duré longtemps pour Cécile Duflot. À peine nommée ministre du Logement, elle doit affronter la dure réalité des chiffres. Selon les données communiquées mercredi par l'Administration, la construction d'appartements ou de maisons tourne au ralenti. Depuis le début de l'année, 120 000 mises en chantier seulement ont été enregistrées, soit un recul de 14,5 %. «La chute est encore plus marquée en avril où presque deux fois moins de chantiers ont débuté qu'en décembre 2011, souligne Michel Mouillart, professeur à l'université Paris 8. C'est la raison pour laquelle je n'anticipe plus que 360 000 à 380 000 nouveaux logements terminés cette année.» On est bien loin de l'objectif martelé par François Hollande: bâtir 500 000 logements par an pour attaquer de front le problème de la pénurie estimée à 700 000 logements en France.

Fin du dispositif Scellier: