
A mi-chemin entre les vacances d'été et de Noël, les vacances de la Toussaint ne sont pas les plus «stratégiques» pour le secteur du tourisme.
Les professionnels du secteur regrettent que le ministre de l'Éducation nationale ait pris cette décision sans concertation. Ils craignent, en contrepartie, un rabotage des vacances d'été et des week-ends.
Cueillis à froid. C'est ainsi que se sentent les professionnels du tourisme, après l'annonce surprise de Vincent Peillon ce jeudi. Ce dernier a déclaré que les vacances de la Toussaint seraient allongées de quatre jours
et ce, dès la rentrée de 2012. Initialement prévues du samedi 27
octobre au jeudi 8 novembre, celles-ci devraient donc être prolongées
jusqu'au lundi 12 novembre au matin. À peine nommé, le ministre de
l'Éducation nationale s'était déjà attaqué à la semaine de quatre jours.
«Toutes ces décisions ont été annoncées sans concertation», déplore
Jean-Marc Rozé, le secrétaire général du Syndicat national des agences de voyages (SNAV). Il se dit d'autant plus surpris que le précédent gouvernement avait lancé un travail de réflexion sur les rythmes scolaires «auquel
nous avions été associés». En réaction à la sortie de Vincent Peillon,
le Conseil national du Tourisme (CNT), l'instance de concertation
collective de l'État avec les acteurs de la filière, a immédiatement
convoqué les professionnels à une réunion sur ce thème «début juillet»,
rapporte-t-on à la Féderation nationale des offices du tourisme
(FNOTSI).