La Direction d'EADS a annoncé qu'elle ne fera pas appel de la décision du Pentagone d'attribuer à Boeing l'appel d'offres des avions ravitailleurs américains.« The End ». La Direction d'EADS a annoncé qu'elle ne fera pas appel de la décision du Pentagone d'attribuer à Boeing l'appel d'offres des avions ravitailleurs américains. Une semaine après le choix du vainqueur de cette compétition très politique, le groupe aéronautique européen entérine donc sa défaite définitive face à son rival américain. Ce dernier peut savourer sa victoire, lui qui a du s'y reprendre à trois fois depuis 2001 pour emporter un contrat de 179 appareils évalué à une trentaine de milliards de dollars.
Outre la perspective de sauver sa chaîne de 767, le groupe américain va pouvoir en tirer un avantage immédiat puisque la première tranche du contrat va faire rentrer 3,5 milliards de dollars dans les caisses rapidement. La somme inclut le développement et la production des 18 premiers exemplaires en 2017. Une version cargo serait même à l'étude. Reste à savoir si, à l'arrivée, l'affaire sera aussi juteuse qu'espérée du côté de Chicago, au siège de Boeing. Car dans l'entourage d'EADS ou d'Airbus, on ne se prive pas de dire que la victoire a été acquise au détriment de la marge.