Infolinks

Google Recherche

Affichage des articles dont le libellé est Crédit d'impôt. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Crédit d'impôt. Afficher tous les articles

lundi 4 février 2013

Le crédit d'impôt créerait, en 2018, 152.000 emplois.

Le gouvernement avait assuré tabler sur 300.000 créations d'emplois.
Le gouvernement avait assuré tabler sur 300.000 créations d'emplois.

La mesure en faveur de la compétitivité, qui doit abaisser le coût du travail des entreprises de 20 milliards d'euros d'ici à 2015, devrait ainsi permettre de réduire le chômage de 0,6. 
 Le crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (Cice), qui doit abaisser le coût du travail des entreprises de 20 milliards d'euros d'ici à 2015, permettra de créer 152.000 emplois en 2018, selon une étude de l'OFCE. À elle seule, la mesure devrait ainsi permettre de réduire le chômage de 0,6 point à cet horizon.
En présentant en novembre cette mesure phare de son «pacte de compétitivité», le gouvernement avait assuré tabler sur 300.000 créations d'emplois et un demi-point de croissance supplémentaire à la fin du quinquennat. Le crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi doit être versé aux entreprises à hauteur de 4% de la masse salariale rémunérée entre 1 et 2,5 smic en 2014, puis à hauteur de 6% de cette même masse salariale en 2015 et en vitesse de croisière.
Selon Mathieu Plane, auteur de cette étude, l'impact de cette mesure sera différent à court et à long terme, mais sera surtout globalement mitigé sur la croissance. «Le Cice aurait des effets positifs dès 2013, d'autant plus que les hausses de prélèvements et la réduction des dépenses publiques ne s'appliqueraient pas avant 2014», estime l'économiste qui table sur 23.000 créations d'emplois cette première année. Selon l'économiste, cet effet positif se ressentira sur la croissance, à hauteur de 0,2%.
En revanche, dès l'année suivante, la mise en place du financement de la mesure - via des hausses de TVA et l'introduction d'une dose de fiscalité écologique - freinera la même croissance, selon lui, puisqu'elle entraînera une baisse de la consommation des ménages. En 2015-2016, l'effet sur la croissance sera devenu négatif toujours à cause de la perte de pouvoir d'achat des ménages qui se ressentira directement.

-->
 

lundi 21 janvier 2013

Renault : l'État gagné par le principe de réalité.

L'exécutif a pris conscience de l'extrême fragilité de certains fleurons industriels et prend des mesures ambitieuses pour enrayer la perte de compétitivité du pays.

En juillet, l'annonce de la fermeture de l'usine PSA d'Aulnay et les 8.500 suppressions de postes avaient provoqué une colère exceptionnelle de la part du gouvernement et du chef de l'État. On se souvient de François Hollande jugeant, le 14 juillet, que la fermeture de ce site était tout simplement inacceptable. Un vrai coup de semonce qui sonnait comme un marqueur du gouvernement en matière de politique industrielle et d'emploi.
Quel contraste, à peine six mois plus tard, avec ce qu'il faut bien appeler l'affaire Renault! Le constructeur, dont l'État détient 15 % du capital, a annoncé la semaine dernière son souhait de supprimer 7.500 postes en France d'ici à fin 2016 dans le cadre de son projet de plan de compétitivité emploi. Une telle initiative avait tout pour provoquer un nouvel accès de fièvre au sein du gouvernement, en particulier de la part du bouillonnant ministre du Redressement productif. Or, Arnaud Montebourg a jugé le projet de Renault acceptable, car conforme à ses exigences: «Premièrement, pas de plan social, pas de licenciement. Cette première ligne rouge est respectée. Deuxièmement, pas de fermetures d'usines, pas de fermetures de sites: la deuxième ligne rouge est respectée.»
Depuis plusieurs jours, les commentaires de tous les représentants du gouvernement s'en tiennent à cette ligne, alors même que la gauche et les syndicats, très remontés, jugent que le projet de Renault n'est pas plus défendable que celui de PSA. À l'heure des comptes, les deux industriels préparent en effet la suppression de près de 17 % de leurs effectifs en France dans les prochaines années, soit plus de 18.000 postes si l'on intègre les départs naturels dans les deux ans qui viennent chez PSA.

-->

Peu de place à l'ingérence: