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jeudi 13 octobre 2011

Grèce : Bercy envisage que les banques payent plus.

Les banques créditrices de la Grèce devront effacer une partie de l'ardoise.
Les banques créditrices de la Grèce devront effacer une partie de l'ardoise.

Dans le cadre du plan de sauvetage de la Grèce, les établissements financiers vont «probablement» devoir sacrifier plus de 21% de leurs investissements, a reconnu le ministère français des Finances.

Pour sauver la Grèce de la faillite, les banques vont devoir mettre la main à la poche, et ce plus que prévu. C'est ce qu'a reconnu le ministère des Finances français ce jeudi. Les établissements créanciers du pays en difficulté devront «probablement» effacer plus de dettes qu'initialement décidé. Les dirigeants européens sont actuellement «en train de travailler» sur cette question, a ajouté Bercy.
Le 21 juillet dernier, la zone euro a décidé de demander aux banques d'accepter une remise de dette à hauteur de 21% de leurs fonds investis en dette publique grecque. Cette participation représente environ 50 milliards d'euros, qui viennent s'ajouter à une nouvelle aide de la zone euro de 109 milliards. Ce point avait été arraché par Berlin, alors que Paris était réticent, voulant protéger son système bancaire.
Depuis cette annonce, la Grèce s'est enfoncée encore un peu plus dans la crise, avec des prévisions de croissance pires que prévu et des objectifs de déficit publics qui ne seront pas respectés. Plusieurs sources diplomatiques ont indiqué ces derniers jours que les dirigeants européens travaillent dorénavant sur des décotes de l'ordre de 30% à 50% sur la dette grecque.

samedi 16 juillet 2011

L'Europe veut stopper la panique avant les vacances.


Le ministre grec des Finances, Evangelos Venizelos, et son homologue français François Baroin.
Le ministre grec des Finances, Evangelos Venizelos, et son homologue français François Baroin. 
 
Le président du Conseil Herman van Rompuy a convoqué les ministres des Finances de la zone euro ce jeudi. Une preuve que les dirigeants se rapprochent d'une solution dans le dossier grec, source de toutes les craintes.
 
Trouver une solution à la crise de la dette avant les vacances. Telle est la feuille de route des ministres des Finances de la zone euro pour la semaine prochaine. Le président du Conseil européen, Herman van Rompuy, ne leur a pas laissé le choix en les convoquant jeudi pour un sommet. D'ici là, ils devront s'accorder sur les modalités d'un nouveau plan d'aide à la Grèce, clé de la stabilité en zone euro.
«Notre ordre du jour sera la stabilité financière de la zone euro dans son ensemble et le futur financement du programme (d'aide) grec», a indiqué Herman van Rompuy dans un communiqué publié vendredi soir. Un sommet aurait dû se tenir cette semaine, mais les désaccords étaient semble-t-il encore trop grands pour réunir les ministres de la zone euro.
Vendredi, le gouvernement allemand a encore insisté sur la nécessité de parvenir à une solution sur ce point avant d'envisager une réunion au plus haut niveau. «Ce n'est pas une rencontre en soi qui aidera la Grèce, c'est un nouveau programme», a indiqué à Berlin le porte-parole de la chancelière allemande Angela Merkel, Steffen Seibert. Une réunion n'aura lieu que si «elle fait sens, et est nécessaire», a-t-il ajouté.

«Modalités concrètes»:

vendredi 15 juillet 2011

François Baroin : «La France a la confiance des investisseurs».


François Baroin a succédé à Christine Lagarde, nommée directrice générale du Fonds Monétaire Internationnal.
François Baroin a succédé à Christine Lagarde, nommée directrice générale du Fonds Monétaire Internationnal.
 
Crise de l'euro, faiblesse de la croissance, le ministre de l'Economie affiche sa confiance et dévoile ses projets. Extraits de l'interview à paraître ce samedi dans le Figaro Magazine.
 
Our site: - En début de semaine, vous avez participé à la réunion de l'Eurogroupe et de l'Ecofin, les décisions qui ont été prises sont-elles suffisantes pour arrêter la crise?
François Baroin: - Le message que l'Eurogroupe a adressé cette semaine est un message fort. Les ministres des finances de la zone euro ont réaffirmé leur engagement absolu à sauvegarder la stabilité financière de la zone. Les outils dont nous disposons -je pense bien sûr au Fonds européen de stabilité financière- vont être d'utilisation plus souple et seront moins coûteux pour les pays bénéficiaires. Nous avons également rappelé notre engagement à conclure dans les plus brefs délais un programme qui couvre les besoins de financement de la Grèce pour trois ans.

Grèce, Portugal, Italie, la France est pour le moment à l'abri de cette crise. Craignez-vous une contagion qui touche notre pays?