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jeudi 31 janvier 2013

Les fonctionnaires soumis à la rigueur dans toute l'Europe.

Les fonctionnaires espagnols descendent régulièrement dans la rue depuis plusieurs mois pour s'opposer aux mesures d'économies du gouvernement.
Les fonctionnaires espagnols descendent régulièrement dans la rue depuis plusieurs mois pour s'opposer aux mesures d'économies du gouvernement.

La crise de la dette et la vague d'austérité qui a suivi dans plusieurs pays européens touchent de plein fouet les fonctionnaires. En Allemagne, les réformes de la fonction publique ont eu lieu bien avant la crise. Passage en revue.

• Italie


Les fonctionnaires font les frais de «Super Mario». À son arrivée au pouvoir, à l'automne 2011, Mario Monti a décidé des coupes drastiques et plusieurs réformes structurelles visant à redresser le pays. Suppression de 10% des effectifs - embauche gelée tant que l'objectif n'est pas atteint -, gel des salaires pendant trois ans, mise au régime sec des ministères, diminution par deux du nombre de provinces, suppression de 37 tribunaux, 38 parquets, 18.000 lits d'hôpitaux… Autant de changements qui imposeront aux fonctionnaires, notamment dans le corps enseignant, de se reconvertir vers d'autres administrations. Le pays compte environ 3,5 millions d'agents publics, dont 15% sous le statut de fonctionnaire et le reste sous contrat.

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• Espagne

jeudi 13 octobre 2011

L'UE veut une agriculture plus verte et plus juste.

La future politique agricole commune veut favoriser le développement rural pour mieux répondre à la sécurité alimentaire, à la gestion améliorée des ressources naturelles et à l'équilibre des territoires.
La future politique agricole commune veut favoriser le développement rural pour mieux répondre à la sécurité alimentaire, à la gestion améliorée des ressources naturelles et à l'équilibre des territoires.

La Commission de Bruxelles a présenté mercredi un projet de réforme de la politique agricole commune pour l'après-2013. L'accueil de la France est mitigé.

La future politique agricole commune (PAC), présentée mercredi par le commissaire européen roumain Dacian Ciolos, sur 2014-2020 propose «un nouveau pacte entre les agriculteurs et la société européenne». Avec trois défis: garantir la sécurité alimentaire, conjuguer compétitivité économique et écologie en préservant les ressources naturelles, et développer les zones rurales. Bruxelles consacre chaque année 45% environ du budget total de l'UE, essentiellement sous forme d'aides directes aux agriculteurs.
Dans le nouveau projet - budget prévu de 435,5 milliards d'euros - ces aides restent fondamentales pour dynamiser la croissance et l'emploi. «Le revenu moyen d'un agriculteur est encore inférieur de 40% aux autres secteurs», précise-t-on à Bruxelles. Mais elles doivent être mieux ciblées et plus justes. L'Europe qui, «pendant des années», a poussé les agriculteurs sur la voie «d'une productivité sans contrainte», doit s'orienter vers des «pratiques de production durable», a relevé Dacian Ciolos.
Concrètement, les aides ne concerneront plus que des «agriculteurs actifs», référence aux subventions reçues par des clubs de golf ou des aéroports. Elles seront aussi dégressives à partir de 150.000 euros par an et par ferme, tout en prenant en compte le nombre d'emplois créés, et seront plafonnées à 300.000 euros. Dacian Ciolo veut instaurer un système de paiement unique à l'hectare, visant à favoriser l'agriculture extensive et non intensive, comme c'est le cas en France ou en Italie, où les aides sont basées sur des niveaux de production. De fait, il y a encore de grandes disparités, entre par exemple des agriculteurs italiens ou grecs qui reçoivent quelque 400 euros par hectare, contre moins de 100 pour des paysans lettons.

Réserve d'urgence:

dimanche 19 décembre 2010

Euro : Paris et Berlin pour l'intégration économique .


La chancelière Angela Merkel et Nicolas Sarkozy, vendredi à Bruxelles, au sommet européen des chefs d'État et de gouvernement.
La chancelière Angela Merkel et Nicolas Sarkozy, vendredi à Bruxelles, au sommet européen des chefs d'État et de gouvernement.
 
Après avoir entériné le mécanisme permanent de crise, le couple franco-allemand plaide pour la convergence économique en Europe.

Au bout d'une année chahutée, les Vingt-Sept s'affichent ressoudés. La France et l'Allemagne ont promis, vendredi, de travailler à davantage de convergence, notamment fiscale, dès le début 2011. Mais en dépit de la création promise d'un fonds permanent de secours aux pays en faillite, les ambiguïtés demeurent à court terme sur la force de frappe de l'euro.
Les dirigeants de l'UE l'ont martelé dans leurs conclusions : ils feront «tout ce qui est nécessaire» pour maintenir la stabilité. Le traité de Lisbonne va être amendé pour rendre permanent, en 2013, le filet de sécurité provisoire tendu après la déroute grecque, au printemps. A priori doté de 440 milliards d'euros, il pourrait être musclé. La dotation sera «convaincante», promet Angela Merkel. Le mécanisme «est sans limite», insiste un haut responsable européen.
Sur la question des euro- obligations en revanche, Paris et Berlin n'ont pas dévié de leur refus, en dépit d'une clameur croissante. Ce n'est «pas le bon moyen d'exprimer la solidarité» entre Européens, souligne une source française : on ne peut pas mutualiser les dettes publiques en l'absence d'une vraie convergence sur les recettes et sur les dépenses budgétaires.