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jeudi 31 mai 2012

Logement : les pistes pour relancer la construction.

Depuis le début de l'année, 120 000 mises en chantier seulement ont été enregistrées, soit un recul de 14,5 %.
Depuis le début de l'année, 120 000 mises en chantier seulement ont été enregistrées, soit un recul de 14,5 %.


 Le gouvernement envisage un arrêt anticipé du Scellier, mais planche sur un retour des institutionnels.LE GOUVERNEMENT VEUT METTRE L'ACCENT SUR LE LOGEMENT HLM.

L'état de grâce n'aura pas duré longtemps pour Cécile Duflot. À peine nommée ministre du Logement, elle doit affronter la dure réalité des chiffres. Selon les données communiquées mercredi par l'Administration, la construction d'appartements ou de maisons tourne au ralenti. Depuis le début de l'année, 120 000 mises en chantier seulement ont été enregistrées, soit un recul de 14,5 %. «La chute est encore plus marquée en avril où presque deux fois moins de chantiers ont débuté qu'en décembre 2011, souligne Michel Mouillart, professeur à l'université Paris 8. C'est la raison pour laquelle je n'anticipe plus que 360 000 à 380 000 nouveaux logements terminés cette année.» On est bien loin de l'objectif martelé par François Hollande: bâtir 500 000 logements par an pour attaquer de front le problème de la pénurie estimée à 700 000 logements en France.

Fin du dispositif Scellier:

Baisse modeste des prix de l'immobilier à Paris.


Les prix de l'immobilier ancien à Paris amorcent enfin la baisse tant attendueCrédit: Jean-Christophe Marmara/Le Figaro
Les prix de l'immobilier ancien à Paris amorcent enfin la baisse tant attendue.
 
 
 Au premier trimestre, les prix ont reculé d'1,1% dans la capitale. Du coup, la baisse ne devrait pas dépasser les 5% cette année à Paris.
 
 
 Les prix de l'immobilier ancien à Paris amorcent enfin la baisse tant attendue. Mais ce reflux est encore très modeste. Selon la Chambre des notaires Paris-Ile de France, les prix n'ont reculé que de 1,1% dans la capitale au premier trimestre. La baisse est plus marquée qu'en proche banlieue. Notamment dans les Hauts-de-Seine ou la Seine Saint-Denis où elle na pas dépassé 0,4%. N'empêche, le m2 moyen à Paris vaut toujours plus de 8000 euros. Très exactement 8260 euros fin mars. Pas si loin du record établi à la fin de l'année dernière lorsque le m2 avait atteint la valeur record de 8380 euros.
En tout cas, cette baisse n'efface pas la hausse intervenue précédemment. Depuis un an, les appartements parisiens ont vu leur prix grimper de 7%. Un coup d'œil dans le rétroviseur donne encore plus le vertige. «Au cours des cinq dernières années, les prix dans le quartier d'Odéon ont augmenté de 67,3% et ceux à Rochechouart de 56,3%», constate Thierry Delesalle, notaire à Paris.

Le marché est encore hésitant:

vendredi 13 avril 2012

Les loyers peuvent augmenter de 2,24%.

L'indice de référence des loyers, servant de base à la révision annuelle des loyers, a encore fortement progressé au premier trimestre.


Mauvaise nouvelle pour les locataires. L'indice de référence des loyers (IRL), qui sert de base à la révision annuelle des loyers en cours de bail, a augmenté de 2,24% sur un an au premier trimestre 2012, selon l'Insee ce vendredi matin. Il s'agit de la plus forte hausse depuis le premier trimestre 2009 (+2,38%). Cette nouvelle envolée n'est pas surprenante, car l'indice IRL est indexé sur l'inflation qui a encore accéléré au premier trimestre. En mars, les prix à la consommation ont ainsi rebondi de 0,8%, gagnant 2,3% sur un an. Suivant donc la progression de l'inflation, l'indice IRL s'est déjà fortement apprécié tout au long de l'année 2011 (dont +2,11% au quatrième trimestre).
En ce début de printemps, les propriétaires bailleurs peuvent donc augmenter de 2,24%, les loyers des logements dont les baux arrivent à échéance au premier trimestre. À condition que le contrat de location prévoie une révision annuelle des loyers.
En revanche, les loyers facturés aux nouveaux locataires (à la signature du bail) stagnent, voire reculent légèrement (-0,1% en moyenne) depuis le début de l'année, selon l'Observatoire Clameur.

mercredi 20 juillet 2011

La hausse des taux ne dissuade pas les emprunteurs .

Le nombre de crédits immobiliers a continué à augmenter au premier semestre.


Contre toute attente, l'engouement des Français pour la pierre ne s'est pas vraiment démenti au premier semestre. Après l'euphorie de 2010, la hausse des prix et la remontée des taux des crédits, le marché immobilier est resté dynamique. En dépit d'un fléchissement au deuxième trimestre, la production des prêts à l'habitat a ainsi progressé de 17,5 % en glissement annuel, selon l'étude de l'Observatoire crédit logement/CSA.
«La demande ne semble pas avoir réagi à la remontée des taux», constate Michel Mouillart, professeur d'économie à l'université de Paris-X-Nanterre, qui a dirigé l'étude. Pourtant, les taux des crédits grimpent depuis novembre 2010. «Après avoir augmenté de 0,1 % par mois entre novembre 2010 et fin mars, ils ont progressé de 0,5 % par mois au second trimestre.» Résultat, les taux sont passés de 3,22 % (hors assurance) en moyenne en octobre 2010 à 3,9 % fin juin, retrouvant leur niveau de septembre 2009 ou «encore de l'été 2006, lorsque le marché était en pleine expansion».
Pour les emprunteurs, ce changement n'est plus indolore. Pour un prêt de 200.000 euros sur vingt ans, la mensualité est passée de 1160 euros en octobre 2010 (avec un taux de 3,5 % hors assurance) à 1244 euros aujourd'hui (avec un taux de 4,3 %) selon empruntis.com.

Allongement des durées d'emprunt :

L'immobilier entrave la mobilité professionnelle.


Crédits photo : Le Figaro
Une étude du Crédoc révèle que 70% des Français refuseraient une opportunité professionnelle si elle les obligeait à augmenter leur dépense de logement.

Le coût du logement est un critère déterminant pour les Français au moment d'accepter un emploi. Une étude du Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie (Crédoc) révèle que l'immobilier pèse si lourd dans le budget des ménage que «70% des actifs déclarent qu'ils refuseraient un emploi meilleur que celui qu'ils occupent actuellement si cela devait occasionner un déménagement conduisant à une hausse de leurs dépenses de logement (frais d'agence et de mutation, nouveau logement trop cher, etc.)». Plus de la moitié (56%) des 2006 personnes interrogées à la demande du Medef -qui compte dans ses rangs des entreprises pénant à recruter - déclarent ainsi que ne pas être obligées de déménager est un critère «très important» dans le choix d'un nouvel emploi. Les experts du Crédoc soulignent à titre de comparaison que ces mêmes actifs ne sont que 48% à citer le montant de la rémunération comme un critère déterminant. «L'espérance de gain salarial ne semble pas compenser la crainte de devoir dépenser plus pour se loger et, finalement, beaucoup préfèrent ne pas bouger», affirme l'étude. Pire, Sur les 4,6 millions de chômeurs inscrits à Pôle Emploi, 500.000 - soit 11%- auraient renoncé à un poste ces cinq dernières années pour ne pas avoir à supporter un surcoût financier en matière de logement.