Nicolas Sarkozy et Angela Merkel.
L'Allemagne a été la première à jeter de l'eau froide sur une convocation des chefs d'État et de gouvernement dès vendredi à Bruxelles. «Il n'y a pas de projet concret» pour un tel sommet, assurait mercredi matin une porte-parole. Le gouvernement Merkel pointe du doigt l'absence d'accord préalable à dix-sept et souhaite que les capitales «continuent leur travail sur la Grèce» à l'échelon des ministres.
Par principe, la France est plus ouverte aux sommets de l'euro. Nicolas Sarkozy y trouve l'incarnation du «gouvernement économique de l'Europe». Mais par prudence ou par raison, l'Élysée semble s'être rangé à la patience allemande. Un sommet passe par un travail approfondi et par un plan d'action qui tienne la route, dit-on à Paris. Du coup, le rendez-vous n'est escompté qu'à partir de lundi, voire vers la fin de la semaine prochaine. Bruxelles confirme : la décision sera prise «en temps voulu».
«Plus le droit à l'erreur»: