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mercredi 13 juillet 2011

Le sommet de la zone euro reporté.


Nicolas Sarkozy et Angela Merkel
Nicolas Sarkozy et Angela Merkel.
 
Des désaccords entre Paris et Berlin seraient à l'origine de cette décision qui pourrait déstabiliser les marchés financiers. Le sommet pourrait avoir lieu lundi ou en fin de semaine prochaine.
 
Les marchés vont devoir prendre leur mal en patience. La perspective d'un sommet de crise pour sauver l'euro est repoussée de plusieurs jours. Paris et Berlin veulent des préparatifs sérieux et un plan solide, plutôt qu'une opération à grand spectacle, dictée par la seule urgence.
L'Allemagne a été la première à jeter de l'eau froide sur une convocation des chefs d'État et de gouvernement dès vendredi à Bruxelles. «Il n'y a pas de projet concret» pour un tel sommet, assurait mercredi matin une porte-parole. Le gouvernement Merkel pointe du doigt l'absence d'accord préalable à dix-sept et souhaite que les capitales «continuent leur travail sur la Grèce» à l'échelon des ministres.
Par principe, la France est plus ouverte aux sommets de l'euro. Nicolas Sarkozy y trouve l'incarnation du «gouvernement économique de l'Europe». Mais par prudence ou par raison, l'Élysée semble s'être rangé à la patience allemande. Un sommet passe par un travail approfondi et par un plan d'action qui tienne la route, dit-on à Paris. Du coup, le rendez-vous n'est escompté qu'à partir de lundi, voire vers la fin de la semaine prochaine. Bruxelles confirme : la décision sera prise «en temps voulu». 

«Plus le droit à l'erreur»:

mardi 12 juillet 2011

L'Europe promet d'agir vite pour sauver l'euro .


Le président de la BCE, Jean-Claude Trichet, et le ministre grec des Finances, Evangélos Vénizélos, hier à Bruxelles.
Le président de la BCE, Jean-Claude Trichet, et le ministre grec des Finances, Evangélos Vénizélos, hier à Bruxelles.
 
Un sommet de la zone euro est envisagé. La BCE a racheté de la dette italienne et espagnole. Les marchés se sont calmés.
 
Les pays de l'euro ont tenté hier de faire meilleure figure que la veille, quand la longue réunion de leurs ministres des Finances n'avait débouché sur aucune décision sur le traitement de la crise grecque. Alors que les marchés financiers avaient débuté leur journée par une nouvelle débandade, en particulier en Italie et en Espagne, trois éléments ont permis de ramener un peu de calme.
La chute a d'abord été enrayée en milieu de journée par l'intervention soudaine de la Banque centrale européenne, qui a racheté de la dette italienne et espagnole sur les marchés pour contenir l'hémorragie. Les taux obligataires se sont détendus, et les valeurs bancaires se sont redressées.