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mercredi 6 février 2013

Wall Street finit inchangée faute de catalyseur.


La reprise des négociations sur le budget américain devrait limiter les prises d’initiatives.

Les investisseurs ont prétexté des incertitudes politiques en Espagne et en Italie pour consolider leurs positions.

Retour à l’équilibre ce mercredi à la Bourse de New York. L’indice Dow Jones des 30 industrielles a gagné 0,05%, soit 7,22 points, à 13.986,52. Le S&P-500, plus large, a pris 0,83 point, soit 0,05%, à 1.512,12. Le Nasdaq Composite a en revanche reculé de 3,10 points (-0,10%) à 3.168,48. Hier, la Bourse de New York est repartie à la hausse après avoir enregistré la veille sa pire séance depuis le début de l’année, soutenue par des indicateurs économiques de bonne tenue des deux côtés de l’Atlantique.
Depuis le début de l’année, le S&P 500, indice de référence des gérants de fonds affiche une hausse de quelque 6% pour atteindre un pic depuis décembre 2007. Le Dow Jones est récemment passé au-dessus des 14.000 points et, selon les intervenants de marché, il pourra difficilement progresser davantage sans un nouveau catalyseur. Le S&P et le Nasdaq avaient tous deux gagné plus de 1%.

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«Le marché commence à montrer des signes de fatigue, même s’il tien bon pour l’instant. Je crois que beaucoup de gens se demandent si cette tendance haussière va se poursuivre», a déclaré Frank Lesh, analyste chez FuturePath Trading.

Les États-Unis attaquent S & P, pour l'exemple.

L'agence de notation Standard & Poor's, à New York.
L'agence de notation Standard & Poor's, à New York.


Les autorités fédérales réclament 5 milliards de dollars à l'agence de notation, traduite devant un jury populaire.


Cinq ans après l'éclatement de la bulle des «subprimes», qui s'est soldé par 2 100 milliards de dollars de pertes pour les investisseurs à travers le monde, l'État américain traîne pour la première fois une grande institution de Wall Street devant les tribunaux. Pas une banque, mais une agence de notation, Standard & Poor's, qui a distribué jusqu'en 2008 son label de qualité à des dizaines d'obligations toxiques, adossées à des prêts à des foyers surendettés.
À défaut d'engager un procès pénal, les procureurs fédéraux l'attaquent au civil et, avec leurs collègues de seize États américains, lui réclament plus de 5 milliards de dollars, soit plus de cinq fois ses profits réalisés en 2011!
Un jury populaire à Los Angeles devra déterminer si S & P a délibérément menti et caché les risques de ces obligations et produits dérivés dans le but de s'enrichir et de gruger des milliers d'investisseurs.

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À ce jour, aucune banque américaine n'a été inculpée et condamnée de fraude devant un tribunal pénal pour son rôle dans la crise financière de 2008. Certaines ont cependant dû dédommager leurs clients, comme Bank of America à laquelle les dérives de sa filiale Countrywide ont coûté des dizaines de milliards de dollars. Et Goldman Sachs a dû verser en juillet 2010 une amende record de 550 millions de dollars pour mettre un terme à des poursuites civiles intentées par l'autorité fédérale de réglementation financière qui l'accusait d'avoir caché à ses clients les risques d'obligations gagées sur des créances immobilières douteuses.

jeudi 24 mai 2012

Wall Street devrait rester prudente .

Traders work on the floor of the New York Stock Exchange
Les marchés américains restent concentrés sur la zone euro.

La Bourse de New York devrait aborder la séance en légère hausse. Les dissensions persistantes en Europe devraient limiter l’enthousiasme.

Les marchés d’actions américains devraient ouvrir sur une petite hausse ce jeudi. Les futures sur Standard & Poor’s 500 et sur Nasdaq 100 avance de 0,42% et de 0,39% vers 13 heures. Hier, la Bourse de New York avait terminé sur une note indécise.
Le marché, guère rassuré hier par le sommet européen, restera toutefois hanté par le spectre d’une sortie de la Grèce de la zone euro. En fin de matinée, l’euro valait 1,2583 dollar revenant à son niveau d’hier soir après avoir fléchi en matinée. Les désaccords de plus en plus nets entre la France et l’Allemagne pèsent sur le moral des investisseurs.

Sombres perspectives en zone euro et en Chine:

Les indicateurs européens publiés dans la matinée devraient également inciter à la prudence. L’activité industrielle allemande n’avait pas été aussi mauvaise depuis trois ans. Les chefs d’entreprise français comme allemands voient envisagent un avenir plus sombre encore dans les prochains mois.
Autre mauvaise nouvelle, en Chine, l’activité manufacturière s’est contractée pour le septième mois consécutif en mai, selon un indice provisoire publié jeudi par la banque HSBC. L’industrie est tirée vers le bas par une nette détérioration des exportations constate HSBC.
Sur le front macroéconomique, les investisseurs réagiront à la publication des traditionnelles demandes hebdomadaires d’allocations chômage et des commandes de biens durables pour le mois d’avril, deux indicateurs qui doivent être publiés peu avant l’ouverture de Wall Street.

Les valeurs à suivre: