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samedi 6 mars 2010

Le sentiment à l’heure des technologies.

L'informatique affective (Affective computing) est un domaine de recherche interdisciplinaire qui consiste étudier l'interaction entre technologie et sentiments, notamment en donnant aux machines les capacités de reconnaître, d'exprimer, de synthétiser et modéliser les émotions. Si l'émotion est fondamentale pour l'expérience humaine, elle doit être également essentielle dans la conception des technologies de demain, explique l'affective Computing Group du MIT qui travaille à la fois à concevoir de nouveaux capteurs pour que les machines comprennent nos émotions, à créer de nouvelles techniques pour que les machines puissent l'évaluer, et également (mais c'est plus compliqué), à faire de manière que les machines apprennent à exprimer des émotions en réponse aux émotions qu'elles reçoivent d'être humain.
L'équipe de l'Affective Computing Group est en train de mettre au point par exemple une plateforme de capteurs sans fil portatifs et en réseaux, à faible coût, pour la détection d'informations physiologiques. Le but de cette plateforme, baptisée iCalm , est de pouvoir faire, très simplement, du monitoring quotidien et de la collecte de données de santé… .

LES ÉMOTIONS DEVIENNENT MESURABLES:
Pour Rosalind Picard, directrice et fondatrice de l’Affective Computing Group et auteure d’un livre de référence sur le sujet, ces nouvelles données que des outils de ce type vont permettre d’accumuler, vont profondément transformer la recherche, explique-t-elle dans un article à paraître (.pdf) dans l’Emotional Review et intitulé "La recherche émotionnelle, par les gens, pour les gens". Nous allons passer de quelques données autodéclarées, recueillies en laboratoire, à des schémas de données reposant sur des groupes d’individus semblables. Pour l’instant, constate-t-elle, il y a encore un jardin inexploré, celui de la manière dont les émotions sont provoquées, caractérisées, influencées et capables d’influencer les comportements dans le monde réel. Car les expérimentateurs, les scientifiques dans leurs laboratoires, que testent-ils vraiment depuis les conditions d’études qu’ils imaginent et fabriquent ?
"Les émotions reposent sur ce qui est réel : elles se modifient selon ce qui est vraiment important pour vous, ce qui est très différent de ce que les expérimentateurs pensent de ce qui est important pour vous." Dit autrement "une manette de jeu qui ne répond pas dans le monde réel peut-être bien plus importante, émotionnellement, que la mort d’un personnage dans un monde virtuel".
Collecter des données émotionnelles spontanées en provenance du monde réel est vital pour développer une connaissance scientifique précise, explique encore la chercheuse. Les données de laboratoires, rassemblées via des simulateurs, n’ont rien à voir avec les données observées en milieu naturel. Ainsi, contrairement aux attentes des expérimentateurs, une observation réelle de conducteurs de voiture à montré qu’ils étaient plus stressés quand leur véhicule passait à l’arrêt ou démarrait qu’en conduisant rapidement sur l’autoroute…
"Une révolution est en cours dans le domaine des capteurs et des technologies de mesure", explique la chercheuse. Des objets de mesure confortables, à faibles coûts sont désormais disponibles via des sociétés comme Metrisense ou Alive Technologies. Le capteur d’activité électrodermale mobile mis au point par le MIT est en passe d’être commercialisé par Affectiva. D’autres sociétés comme BodyMedia, FitSense ou Polar ont commercialisé avec succès des capteurs cardiaques et d’activité pour la santé et le bien-être.
Aucun de ces outils ne mesure directement l’émotion bien sûr, mais ils capturent les changements physiques qui sont liés aux états émotionnels, apportant des informations objectives sur l’excitation ou la valence (c’est-à-dire l’attirance ou à la répulsion pour un objet). “Les nouvelles technologies permettent de mesurer n’importe quoi dans le monde, suffisamment confortablement pour que les participants oublient qu’ils portent des capteurs.” Deux facteurs qui ouvrent de nouvelles possibilités dans le domaine de la recherche émotionnelle.

NOS ÉMOTIONS DEVIENNENT COMPARABLES:
Les études en recherche émotionnelles bénéficient rarement aux participants, au moins parce qu’ils n’accèdent pas à leurs résultats, regrette Rosalind Picard. Que se passerait-il pourtant s’il y avait un moyen, tout en protégeant la vie privée des participants, de les faire accéder aux résultats ? C’est ce que proposent déjà les fonctions sociales des outils de mesure, à l’image des nombreux outils de suivi personnels (self tracking) capables de mesurer la moindre de nos activités. Bien sûr, plus de données et plus d’attention aux modèles dynamiques à long terme engendrent plus de complexité. "Plus de données du monde réel, signifie plus de bruit, d’étiquettes et de contextes à prendre en compte, avec une plus grande complexité d’interprétation. La tâche peut devenir écrasante."
Mais les gens peuvent aider les scientifiques à progresser, envisage la chercheuse avec optimisme. La participation des participants permet aux gens d’en apprendre davantage sur leurs propres données, de bénéficier directement des résultats tout en contribuant à l’analyse. "La recherche peut être accomplie par le peuple et pour le peuple", clame-t-elle comme un nouveau crédo. "Les nouvelles technologies permettent aux gens ordinaires de contribuer à la soumission de données, à l’annotation, à l’analyse et plus encore… A l’avenir, les individus peuvent apprendre comment ils s’insèrent dans un plus grand ensemble de résultats, tout en permettant aux scientifiques d’accéder à des niveaux de données plus naturels qu’il n’aurait jamais été possible d’atteindre dans des laboratoires d’études. Plus de données, plus de pertinence, plus de progrès."
Un déluge de données qui va renforcer (plus que bouleverser, comme le prédisait Chris Anderson) la méthode scientifique, estime Rosalind Picard, en évoquant des recherches très concrètes comme celles qu’elle mène sur l’autisme ou la conduite.

Un terminal méthanier à Dunkerque, une tromperie estime le maire.

Les informations sur la construction d'un terminal méthanier à Dunkerque pour compenser la fermeture de la raffinerie des Flandres opérée par Total constituent une tromperie, affirme le député-maire socialiste de la ville, Michel Delebarre.
Le Télégramme de Brest avait révélé l'information vendredi soir sur son site internet en précisant que le terminal représenterait un investissement de l'ordre d'un milliard d'euros, financé à 90% par EDF et auquel Total serait associé à hauteur de 10%.
Dans un communiqué, Michel Delebarre dénonce une "campagne de désinformation" et accuse le gouvernement et Total de vouloir "tromper l'opinion publique".
Le député-maire affirme que le projet est défendu depuis "plus de deux ans" par EDF, le port de Dunkerque et les responsables locaux, et qu'une décision définitive doit être prise "très rapidement, indépendamment de l'avenir de la raffinerie des Flandres".
En outre, il observe que le terminal créerait moins de cent emplois permanents alors que la raffinerie de Dunkerque emploie 380 salariés et plus de 400 personnes chez les sous-traitants.
Il réclame le maintien en activité de la raffinerie jusqu'à la mise en service effective du terminal qui, selon lui, n'interviendra pas avant quatre ans.
Total tient lundi un comité central d'entreprise (CCE) extraordinaire consacré à l'avenir de la raffinerie des Flandres, à l'arrêt depuis septembre et dont les employés sont en grève depuis le 12 janvier.
Fin janvier, une source industrielle avait déclaré à Reuters que le projet de construction d'un terminal méthanier était à l'étude afin d'atténuer les conséquences pour l'emploi de la fermeture éventuelle de la raffinerie de Total.
"Nous sommes toujours en discussions mais il n'y a pas encore d'annonce sur un accord", a déclaré vendredi un porte-parole du groupe pétrolier à Reuters.

Les Bourses croient à nouveau à la reprise.

La reprise sera-t-elle ou ne sera-t-elle pas un feu de paille ? Certes, les investisseurs hésitent encore, mais de moins en moins. Pour eux la sortie de crise approche, enfin.
Un soulagement. Et presque une victoire pour les "bulls", les optimistes des marchés face aux "bears", leurs opposants, qui s'est traduite par un rebond général des places boursières en Europe, aux Etats-Unis et en Asie. En l'espace de cinq séances, du lundi 1er au vendredi 5 mars, le CAC 40 à Paris s'est ainsi octroyé 5,44 %, le Footsie de Londres, 4 ,58 %, le Dow Jones a New York 2,33 % tandis que le Nikkei à Tokyo prenait 2,40 %.
C'est sans doute cruel pour la vieille Europe, mais l'origine de ce regain d'enthousiasme des marchés n'a rien à voir avec l'économie de l'Union européenne ou la possible résolution de la crise grecque. Tout est parti des Etats-Unis et de la Chine, les deux zones qui comptent véritablement pour la croissance de la planète, selon le marché.
En Chine donc, le premier ministre a réaffirmé, vendredi, que la République populaire visait environ 8 % de croissance en 2010 et que le plan de relance de 4 000 milliards de yuans (430 milliards euros), annoncé fin 2008, serait maintenu. Autrement dit, les menaces de surchauffe ne sont, pour le moment, pas de nature à freiner l'expansion du pays ni, par ricochet, celle du reste du monde.
La deuxième bonne nouvelle est venue des Etats-Unis. Vendredi encore, le département du travail a indiqué que la première économie mondiale n'avait détruit "que" 36 000 emplois au cours du mois de février. C'est peu pour les analystes qui s'attendaient à 50 000 licenciements supplémentaires. Et ce n'est presque rien pour ceux qui auront noté que les destructions d'emplois ne concernent quasiment que le secteur de la construction paralysé sur la période par des conditions climatiques désastreuses. "On a eu un mètre de neige sur la cote Est !", rappelle Gregori Volokhine, analyste chez Meeschaert à New York.
Après d'autres statistiques américaines positives, les investisseurs ont donc repris confiance. "Cela ne fait que commencer", s'emballe même Marc Touati, président de la société de Bourse Global Equities, qui voit les grands indices prendre 15 % dans les mois à venir. Selon lui, les Etats-Unis seront prochainement en mesure de créer des emplois et les centaines de milliards de dollars du plan de relance que Barack Obama doit encore injecter dans l'économie ne feront que doper un peu plus la croissance. Seul bémol, si la crise est finie, la Réserve fédérale américaine (Fed) pourrait relever ses taux plus vite que prévu. Et ça, le marché boursier n'aime pas du tout. Mais "ce n'est pas grave", balaie M. Touati.
Du côté de l'industrie aussi, les choses s'améliorent. Dans le secteur automobile, General Motors, au bord de la faillite il y a quelques mois, a fait état, mardi, d'une progression de ses ventes de 11,5 % en février. Le secteur de la distribution (Wal-Mart, etc.) se porte aussi beaucoup mieux. Près de 76 % des 28 distributeurs américains ont publié des croissances supérieures aux prévisions des analystes. La société Target Group n'a pas fait exception. Elle a annoncé, jeudi, une hausse de ses ventes de 2,4 % à périmètre comparable en février, contre + 1 % attendu.
Et en Europe ? L'économie donne toujours des signes de grande mollesse. Du côté des entreprises, GDF Suez a révisé à la baisse ses prévisions pour 2010 et 2011. Veolia Environnement a refroidi les marchés par "le manque de visibilité sur le redressement de l'activité déchets". Et même avec des résultats solides, les groupes de BTP comme Vinci restent prudents sur l'avenir.
Mais les investisseurs ne regardent pas vraiment ce qui se passe en Europe. Sauf catastrophe. A ce sujet, la crise grecque a cessé de les stresser outre mesure. Ils ont été soulagés que l'émission obligataire destinée à refinancer l'Etat grec, un test, se soit bien passée jeudi.
Bref, la Grèce ne fera pas faillite et la zone euro ne va pas éclater. En tout cas, pas dans l'immédiat, prédisent-ils. Mais pour parler franchement, les investisseurs ont l'air de ne plus trop se soucier du sujet. Pour eux, la Grèce c'est un peu la même histoire que Dubaï, cet émirat au bord de la faillite secouru par son voisin Abou Dhabi. Reste à savoir... qui jouera le rôle d'Abou Dhabi. Et même si le surendettement des Etats est source d'inquiétude, "jusqu'ici, tout va bien", semblent murmurer les opérateurs.

GM rétablit 661 franchises de concessionnaires aux Etats-Unis.

 General Motors a fait savoir qu'il rétablirait les franchises de 661 concessionnaires américains qui auraient dû normalement être fermés suivant son plan de restructuration établi l'an passé à l'issue de son dépôt de bilan.
GM comptait mettre un terme aux franchises de quelque 1.300 concessionnaires américains d'ici la fin de l'année pour gérer son réseau plus efficacement et renouer avec les bénéfices mais 1.160 avaient réclamé une médiation.
Mark Reuss, président de GM Amérique du Nord, a expliqué vendredi que GM avait pris cette décision pour clore la procédure de médiation avant la date limite du 15 juillet fixée par le Congrès.
GM compte poursuivre les discussions avec quelque 500 concessionnaires qui ne verront pas leur franchise rétablie et qui sont toujours en procédure d'arbitrage, a ajouté Mark Reuss.
GM avait un réseau de 6.150 concessionnaires à la fin 2008, y compris les franchises pour Saturn, Saab, Hummer et Pontiac, les quatre marques que le constructeur vend ou ferme.
GM a déjà accepté de rétablir les franchises de dizaines de concessionnaires à l'issue d'une précédente procédure. Il a également budgétisé 600 millions de dollars aux fins de dédommagement des concessionnaires.

vendredi 5 mars 2010

bource...

  • CAC40                3 910,42                 + 2,14 %
  • DOW JONES     10 566,20               + 1,17 %
  • 1 €                       1,3623 $
  • OR                      1 135,03 $
  • BARIL PÉTROLE NEW-YORK        80,41 $

La statistique de l'emploi a dopé Wall Street, qui gagne 1,17%.

Wall Street a clôturé en forte hausse vendredi, stimulée par une statistique de l'emploi meilleure que prévu, et la participation des différents secteurs de la cote au mouvement a été très étendue.
Le nombre des suppressions d'emplois a été de 36.000 en février, avec un taux de chômage resté inchangé à 9,7%. Les économistes interrogés par Reuters attendaient 50.000 pertes d'emplois et un taux de chômage de 9,8%.
Pour cette statistique, comme pour toutes celles du mois de février, se pose toutefois la question de l'impact du froid rigoureux qui a touché une grande partie du territoire. Les analystes craignaient précisément que le temps ait causé plus de pertes d'emplois.
"L'emploi n'est pas encore au beau fixe mais on a vu aujourd'hui qu'il n'y avait plus de détérioration et c'est vraiment positif", commente Kurt Brunner (Swarthmore Group). "Les chiffres d'aujourd'hui veulent peut-être dire que ça va s'améliorer à partir de maintenant".
L'indice Dow Jones gagne 122,06 points (1,17%) à 10.566,20 points. L'indice S&P-500 prend 15,73 points (1,40%) à 1.138,70 points. L'indice Nasdaq Composite avance de 34,04 points (1,48%) à 2.326,35 points.
Le cours de clôture du Nasdaq est le plus élevé en 18 mois et ceux du Dow et du S&P-500 sont les plus hauts depuis six semaines. Sur l'ensemble de la semaine, le Dow a gagné 2,3%, le Nasdaq 3,9% et le S&P-500 3,1%.
Le secteur industriel a même gagné des emplois le mois dernier, un millier en l'occurrence, ce qu'a salué par exemple un groupe tel que 3M, dont l'action prend 1,75% à 82,44 dollars.
Le Nasdaq en particulier a tiré parti de la forte hausse d'Apple, qui a atteint en séance un cours record de 219,70 dollars, pour finalement afficher un gain de 3,93% à 219 dollars.
Apple a annoncé ce vendredi que l'iPad serait commercialisé aux Etats-Unis le 3 avril.
La statistique de l'emploi a aussi donné un coup de fouet aux matières premières et l'indice S&P de l'énergie termine sur un gain de 1,81%.
Chevron et Exxon Mobil, deux composantes énergétiques du Dow, gagnent respectivement 1,67% et 1,64%.

Première hausse du crédit consommation en un an aux Etats-Unis.

Le crédit à la consommation a augmenté de 4,96 milliards de dollars en janvier aux Etats-Unis, sa première hausse en un an et la plus forte depuis la mi-2008, a annoncé la Réserve fédérale vendredi.
En décembre, le crédit avait diminué de 4,57 milliards de dollars.
Wall Street anticipait une contraction du crédit de 4,5 milliards de dollars en janvier.
En juillet 2008, le crédit à la consommation avait augmenté de 7,29 milliards de dollars avant de ne cesser de se contracter en raison de la crise financière.
Le crédit non renouvelable a crû de 6,62 milliards de dollars en janvier après une progression de 4,86 milliards de dollars en décembre. La Fed n'a pas fourni d'explication à cette hausse, d'autant que les ventes de voiture ont été modérées depuis le début de l'année.
Le crédit renouvelable a diminué de 1,67 milliard de dollars après une contraction forte de 9,43 milliards de dollars en décembre. Les consommateurs ont surveillé leurs dépenses courantes et les banques ont été plus sélectives dans le crédit, étant en outre plus disposées à relever les frais sur l'usage des cartes de crédit.

EADS : l'avion A400 M fait chavirer les comptes.


EADS et ses clients sont parvenus à un accord. Mais la provision pour charges de 1,8 milliard d'euros liée aux surcoûts de l'A400 M fait tomber les résultats d'EADS dans le rouge pour 2009 .

Fin de l'histoire. Depuis plusieurs semaines, les négociations entre les sept pays clients de l'A400M et les dirigeants d'EADS, maison mère d'Airbus, ont rythmé l'actualité. Lors d'une énième réunion, à Berlin, un «accord de principe» a été trouvé, a assuré le géant européen de l'aéronautique dans un communiqué.
Les clients (Belgique, Grande-Bretagne, France, Allemagne, Luxembourg, Espagne et Turquie) paieront 3,5 milliards d'euros supplémentaires. De quoi assurer la survie du programme, qui accumule aujourd'hui près de quatre ans de retard et engrange 5,2 milliards d'euros de surcoûts.
Précisément, ils s'acquitteront de deux milliards supplémentaires sur le prix initial du contrat et fourniront 1,5 milliard en échange d'une part sur les futures exportations, d'après EADS. Le contrat original doit être amendé dans les «semaines à venir».
En outre, il a été convenu d'accélérer le versement des acomptes avant livraison entre 2010 et 2014, mais aucun calendrier précis n'a pas encore été arrêté.

L'heure des félicitations:
EADS considère que cette accord fournit une base «saine» pour une évolution réussie du programme A400 M.
Le ministre français de la Défense Hervé Morin s'est pour sa part félicité «de la finalisation» des négociations. «Cet accord achève la mise en oeuvre des décisions prises par les ministres lors de la réunion organisée à l'initiative de la France au Castellet le 24 juillet 2009, au cours de laquelle les nations ont décidé de poursuivre ce programme emblématique de l'Europe de la défense», a-t-il précisé.
En janvier, EADS avait déclaré qu'il envisageait d'abandonner purement et simplement ce programme, estimant alors qu'il menaçait la pérennité du groupe.
Le ministre avait alors assuré que la France ferait «tout pour sauver» le projet . Quelques jours avant, l'avion polyvalent, destiné à remplacer le Transall C-160 par exemple, long de 45,1 mètres et haut de 14,7 mètrs, pouvant tranporter troupes et matériel, avait effectué son troisième vol.

Avertissement sur les résultats:
Cet accord est bien sûr une bonne nouvelle. Mais EADS va payer les pots cassés ces derniers mois. Le groupe a fait savoir ce vendredi qu'il enregistrera un résultat d'exploitation (EBIT) et un résultat net négatifs en 2009. En cause, la provision de 1,8 milliard d'euros pour les surcoûts de l'A400 M, a-t-il annoncé aujourd'hui dans un communiqué.
«Les chiffres définitifs seront communiqués lors de l'annonce des résultats complets de l'exercice 2009 d'EADS le 9 mars 2010».
Chez CM-CIC, qui a publié hier, jeudi , une «preview» (une note de prévision des résultats), tablait sur un résultat net de 60 millions d'euros, alors que le consensus Bloomberg prévoyait 21 millions d'euros. Mais ces chiffres ne tiennent pas compte de la provision, car elle n'était pas connue.

Hewlett-Packard revoit ses résultats à la baisse.

Le numéro un mondial des ordinateurs, Hewlett-Packard, revoit à la baisse ses résultats du premier trimestre de son exercice décalé. Il les avait relevé en février.

Le groupe informatique américain Hewlett-Packard a annoncé vendredi qu'il révisait à la baisse ses résultats du premier trimestre en raison des frais judiciaires de sa filiale Electronic Data Systems (EDS).
Les autorités judiciaires ont en effet ordonné à EDS de débourser 300 millions d'euros - en tout - au groupe britannique British Sky Broadcasting et Sky Suscribers Services (BSkyB), qui l'avait poursuivi dès 2000 pour un litige concernant un projet de mise à jour du système CRM (gestion de la relation client) de second par le premier... qui a mal tourné.
Après retards et dépassements de budget (48 millions de livres sterling à la base), BSkyB s'était alors résolu à terminer le projet tout seul.
Le 1er mars , en plus d'un condamnation de 230 million d'euros infligée en janvier, HP s'est vu ajouter à paiement intérimaire de 77 millions d'euros.

De 96 à 93 cents par action:
Ainsi, le bénéfice net s'établit à 2,25 milliards de dollars au lieu des 2,32 milliards annoncés en février. Le numéro un mondial des ordinateurs avait alors revu en hausse ses estimations de chiffre d'affaires et de bénéfice pour l'exercice décalé 2010. Le bénéfice net par action est ainsi ramené à 93 centimes de dollar, contre 96 cents précédemment.
En novembre dernier, Hewlett-Packard avait dévoilé un repli de son bénéfice net annuel de 8% à 7,7 milliards de dollars, bien que sur le dernier trimestre, il ait été en hausse de 14% sur un an à 2,4 milliards de dollars. A ce moment, Dell avait présenté bénéfice trimestriel en chute de 54% ainsi qu'un chiffre d'affaires et un bénéfice par action inférieurs aux attentes.
En mai 2008, HP s'était offert le numéro deux mondial des services informatiques EDS pour 13,9 milliards de dollars.

Renault élargit sa gamme low-cost.

Le Duster,de chez Dacia, est le premier 4 x 4 low-cost du groupe au Losange.

Le groupe lance le 4 × 4 Duster, son sixième modèle à bas coût. Deux autres sortiront à partir de 2012.


«Jusqu'où ira le succès de notre gamme low-cost ? Honnêtement, nous n'en savons rien !», reconnaît Carlos Ghosn, le PDG de Renault. Une chose est certaine, la Logan et ses dérivés, répondent à un besoin croissant pour des voitures à prix cassés, en particulier en Europe. Les ventes de la marque Dacia, la filiale roumaine de Renault, ont ainsi bondi de 29 % l'an passé sur le Vieux Continent. Au niveau mondial, le low-cost représentait plus de 23 % des volumes de Renault en 2009.
Surfant sur cette vague, Dacia lance début avril son sixième modèle à bas coût en six ans : le 4 × 4 Duster, après la berline Logan et sa version break, ou le petit Sandero. Proposé à partir de 11 900 euros en deux roues motrices et de 13 900 en quatre roues motrices, ce véhicule est à peu près deux fois moins cher que ses concurrents. De quoi lui donner de meilleures chances de réussite que le Koleos, le 4 × 4 de Renault (34 000 ventes en 2009).
Malgré ses prix riquiqui, la gamme low-cost de Renault dégage une confortable rentabilité, de l'ordre de 6 %. Car tous les coûts sont compressés au maximum. Le Duster reprend, en valeur, 70 % de pièces déjà utilisées sur des Dacia, Renault ou Nissan. Ce 4 × 4 recycle ainsi les portes avant, la planche de bord, le pare-brise ou les sièges du Sandero. Autre facteur d'économie, les coûts salariaux sont sept fois moins importants en Roumanie qu'en France, selon le groupe.
«Dacia est un succès parce que son message est direct et donc parfaitement compris par les consommateurs : ce sont des voitures aux fonctionnalités simples et au prix très compétitif», explique Carlos Ghosn. «Le low-cost est une tendance de fond en Europe, un vrai phénomène de société, qui a été accéléré par la criseet les primes à la casse», renchérit Gérard Detourbet, directeur de l'entrée de gamme chez Renault. Près de 30 % des Européens se déclarent prêts à acheter un modèle à bas prix, selon une enquête de l'Observatoire Cetelem de l'automobile.

Dépasser les 5 % de part de marché en France:
À moyen terme, «Dacia peut atteindre durablement 5 à 6 % de part de marché en France», estime Gérard Detourbet, contre 4,2 % sur les deux premiers mois de l'année, ce qui fait d'elle la sixième marque française. En Europe, sans véritable concurrence directe pour l'instant, Dacia peut prendre de «3 à 4 % de parts de marché», contre 1,6 % en 2009.
Duster a été conçu pour contribuer fortement à cet essor. Ce véhicule disposera d'une capacité de production annuelle de 150 000 exemplaires dans l'usine roumaine de Pitesti, sur un total de 350 000 pour ce site. Il sera ensuite assemblé au Brésil (en 2011), puis en Russie (début 2012).
«Deux nouveaux modèles enrichiront la gamme à partir de 2012», annonce Gérard Detourbet, précisant «qu'on pourrait imaginer de la compléter par le bas et par le haut». Ces modèles seront fabriqués dans l'usine de Tanger, au Maroc, en cours de construction. Lorsqu'elle sera achevée, «le groupe disposera d'une capacité de production mondiale de 1,3 million de voitures low-cost», détaille-t-il.
Imaginée à l'origine pour les pays émergents, la gamme low-cost de Renault connaît, paradoxalement, un succès plus mitigé à l'international qu'en Europe. En Inde, le groupe n'a vendu que 6 500 Logan l'an passé, près de trois fois moins qu'en 2008. Pénalisée par une taxe, la voiture y est proposée à un prix élevé. Autre point noir, l'Iran, où le Losange a écoulé seulement 33 000 Logan l'an passé, en raison des problèmes de financement des fournisseurs. L'usine locale peut en théorie en fabriquer 300 000.

Wall Street finit la semaine en hausse soutenue.

Les marchés, déjà en forte progression avec des chiffres sur l'emploi américain moins pire que prévu, sont monté d'un cran avec la publication du crédit à la consommation. Une autre bonne nouvelle.

Les Bourses américaines ont terminé la semaine sur une hausse accentuée en fin de séance.
Déjà les indices avaient ouvert ce vendredi sur une pente ascendante, dopés par les chiffres de l'emploi moins mauvais que prévus. Les Etats-Unis ont en effet perdu 36.000 emplois en février, plus qu'en janvier, et le taux de chômage du pays est resté stable à 9,7% ce mois-là, selon le rapport officiel sur l'emploi publié vendredi, alors que les analystes s'attendaient à une baisse.
Puis à 21 heures, le crédit à la consommation est ressorti en augmentation de 4,96 milliards de dollars en janvier aux Etats-Unis, sa première hausse en un an et la plus forte depuis ma mi-2008, a annoncé la Réserve fédérale vendredi. En décembre, le crédit avait diminué de 4,57 milliards.
Au final, le Dow Jones a avancé de 1,17% à 10.566 points, dopé par Alcoa (+3,2%, à 13,86 dollars), Boeing (+3,74%, à 68 dollars) et American Express (+3,32%, à 40,18 dollars). Le Nasdaq est monté de 1,48% à 2.326 points, alors qu'Apple a annoncé que l'iPad sera disponible le 3 avril, et le S&P 500 de 1,40% à 1.139 points, porté par le secteur des télécommunications.
Les investisseurs américains ont également noté l'annonce du Premier ministre chinois qui a promis une croissance de 8% pour la Chine, cette année. Jeudi, Wall Street a clôturé sur une hausse confortable, soutenue par des relèvements de recommandations.
Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de «light sweet crude» pour livraison en avril a tE,P4erminé à 81,50 dollars, en progression de 1,29 dollar par rapport à la veille.
Du côté des devises, l'euro chute fortement vendredi face à un dollar soutenu par la publication des chiffres de l'emploi aux Etats-Unis, et rassurant les opérateurs sur la vigueur de la reprise de la première économie mondiale.

General Growth reprend son ancien symbole:
Parmi les hausses à retenir ce vendredi, Exxon Mobil (+1,67%, à 66,49 dolalrs) Chevron (+1,74%, à 74,35 dollars) et JP Morgan Chase (+2%, à 42,76 dollars).
Remarquable progression, celle de InterMune, qui s'est envolé de 59,4%, à 23,29 dollars. Les autorités réglementaires ont fait savoir qu'il réexaminera son médicament pour les fibres pulmonaires.
Microsoft (-0,14% à 28,59 euros) : le géant des logiciels a déclaré vendredi qu'il s'en tiendrait à sa stratégie de développement sur le marché des moteurs de recherche en Chine, quelle que soit l'issue du différend qui oppose Google au gouvernement chinois.
Blackstone (+3,77% à 14,86 euros) : le fonds d'investissement espère boucler une première transaction en Australie cette année et étudie également des affaires au Japon et en Corée du Sud, chacune des opérations pouvant représenter environ 100 millions de dollars, a dit un responsable du groupe.
Marvell Technology Group (+1,39% à 20,41 euros): le fabricant de puces électroniques a fait état d'une hausse de 64% de son chiffre d'affaires, grâce à une reprises des dépenses dans le secteur, à 842,5 millions de dollars, contre 842 millions attendus en moyenne.
Par ailleurs, General Growth : le titre du deuxième propriétaire américain de centres commerciaux recommencera à être échangé sur le New York Stock Exchange sous son ancien symbole «GGP3» alors que le groupe est toujours sous le régime des faillites.

Dacia, la filiale roumaine de Renault, lance son Duster à l'assaut du marché des 4×4.

                    Le nouveau Duster de Dacia au Salon de l'automobile de Genève, le 3 mars 2010.

Rouler en 4× 4 ne sera bientôt plus un luxe. Au salon de l'automobile de Genève, qui a ouvert ses portes au public jeudi 4 mars, Dacia, la filiale roumaine de Renault, a présenté le dernier-né de sa gamme, le Duster. Ce modèle, dont la commercialisation en Europe a commencé, s'attaque au marché du 4 ×4 mais en restant fidèle à sa stratégie à bas coût. Le prix est de 13 900 euros en version 4 ×4 et de 11 900 pour le 4×2 (deux roues motrices). Après le lancement de la Logan en 2004 et de la berline compacte Sandero en 2008, le Duster est le sixième véhicule issu de la plate-forme Logan.Cette décision de lancer un 4×4 peut paraître osée alors que ce marché s'est effondré de près de 50 % en 2009 et que le sommet de Copenhague n'est pas si loin. "Même si les volumes ont beaucoup baissé, il y a une vraie demande, affirme Gérard Detourbet, directeur du programme Logan chez Renault. La vocation de Duster est internationale. Il a été créé pour la Russie, le Brésil, pour les pays émergents. S'il se vend en Europe, tant mieux." Quant aux critiques des écologistes, M. Detourbet se défend : "avec 145 grammes de CO2 par kilomètre, c'est l'un des 4× 4 les moins polluants du marché".
Comme pour la Logan, le constructeur a joué la singularité. "Mécaniquement, c'est un 4×4, reconnaît M. Detourbet, mais en réalité, cette voiture-là n'existe pas." Renault veut continuer à profiter de l'engouement des automobilistes pour les voitures à bas coûts.
En 2009, ce segment a représenté 23 % des ventes du constructeur. Pas étonnant, aujourd'hui "low cost" n'est plus synonyme de sous-produit dépourvu de technicité et fabriqué dans une zone où les exigences de qualité n'existeraient pas. Selon l'observatoire Cetelem de l'automobile, plus d'un Européen sur quatre est prêt à acheter une voiture à bas coût.
Renault espère réitérer les succès des Logan et Sandero. En 2009, Dacia a vendu 311 874 véhicules dans le monde, en progression de 20,7 % par rapport à 2008. Et ce chiffre monte à 535 000 si l'on prend en compte les ventes de Logan sous la marque Renault (Russie, Brésil, Colombie, Iran et Inde).
Grâce aux programmes de primes à la casse, la filiale de Renault s'est étonnamment imposée dans certains pays. Comme l'Allemagne, patrie des BMW et autres Mercedes, qui est devenue son premier marché devant la France, la Roumanie et le Brésil. "C'est un peu anormal, avoue néanmoins M. Detourbet. Nous avons bénéficié des bouleversements liés aux primes à la casse et la crise a amplifié et déformé ce phénomène. Cette hiérarchie est donc complètement artificielle et ne se reproduira pas en 2010."
La demande a été tellement forte dans ce pays que le constructeur a dû dévier une partie de la production de l'usine de Pitesti pendant huit mois. En France, Dacia est devenu la 6e marque et, selon M. Detourbet, le pays devrait être son premier marché en 2010.
En 2004, lors du lancement de la Logan, Louis Schweitzer, alors PDG de Renault, tablait sur 700 000 véhicules vendus à partir de 2010. "Nous n'y serons pas même si on fera plus qu'en 2009", reconnaît M. Detourbet. Et finalement, le succès n'a pas été forcément là où Renault l'avait prévu.

L'échec indien:
Les marchés russes et roumains se sont totalement écroulés et l'Inde est un véritable échec. Mal positionnée en termes de prix, la Logan se retrouve en concurrence avec des voitures plus sophistiquées. Mais les problèmes viennent aussi de l'Iran, où le groupe tablait sur 200 000 ventes par an.
En 2009, il n'en a vendu qu'un peu plus de 50 000. Et n'arrive toujours pas à monter en cadence. "Ce n'est pas la voiture qui est en cause. Dès qu'il y a des Logan sur le marché, les Iraniens se ruent dessus", assure M. Detourbet. L'Iran connaît un énorme problème de liquidités et ses deux partenaires, Pars Khodro et Iran Khodro, qui assemblent les véhicules, ont dû mal à payer Renault. Et il y a peu de chance que la situation s'éclaircisse rapidement pour permettre à Renault d'atteindre ses objectifs initiaux.

Le Canada, le pays du G7 le plus résistant à la crise, hésite entre rigueur et relance.

Les Canadiens ont certes goûté à la crise, avec des effets à long terme sur les finances publiques, mais leur pays, qui a émergé de la récession au troisième trimestre 2009, a affiché une croissance de 5 % au quatrième et conserve une bonne longueur d'avance sur ses collègues du G7. Le ministre des finances canadien, Jim Flaherty, s'est vanté de cette place en présentant, jeudi 4 mars, son cinquième budget, qui donne "priorité absolue" à un plan de relance de 46 milliards de dollars canadiens, (près de 33 milliards d'euros) dont 19 milliards restants pour 2010.
Contrairement à son voisin états-unien, le Canada a conservé un secteur financier robuste (qui a traversé la crise sans aide étatique et en accumulant des profits) et une demande intérieure soutenue qui a compensé, en partie, une baisse de 14 % des exportations en 2009. Pour l'avenir, M. Flaherty table sur une reprise mondiale pour conserver au Canada sa place de leader du G7 en matière de croissance.
S'il refuse de prendre des mesures draconiennes de lutte contre les déficits, c'est aussi parce qu'il espère que la croissance mondiale confortera l'économie canadienne. En attendant, il impose seulement un léger régime minceur à l'appareil gouvernemental, avec le gel des budgets ministériels et des salaires des ministres et parlementaires.
La marge de manoeuvre du gouvernement conservateur de Stephen Harper, toujours minoritaire, demeure tout de même étroite, coincé qu'il est entre la réalité des chiffres et ses promesses de ne pas hausser taxes et impôts comme d'épargner la santé, l'éducation et les retraites, du moins pour l'instant.
L'ex-champion des excédents budgétaires a affiché en 2009 un déficit record de 54 milliards de dollars canadiens. Même avec une croissance soutenue, le gouffre devrait encore se creuser de 49 milliards en 2010, puis de 28 milliards en 2011, sans espoir de retour à un équilibre avant 2015.

Un "refuge":
M. Flaherty a tout de même beau jeu de rappeler que le Canada demeurera en 2010 le pays du G7 ayant "le ratio de la dette au produit intérieur brut le plus bas", à 31 % contre 67 % aux Etats-Unis, 75 % en Grande-Bretagne. Avec cette dette "limitée", une cote de crédit solide, des banques en bonne santé, un dollar canadien assez fort et un faible taux d'imposition des entreprises, le pays attire de plus en plus d'investisseurs étrangers. Au point que certains, dont la banque CIBC, commencent à parler du Canada comme d'un "refuge".
Signe des temps : le gouvernement qui maintenait des règles limitatives pour les investisseurs étrangers vient d'annoncer des assouplissements pour "s'ouvrir davantage au capital de risque et à l'investissement étranger dans des secteurs clés", comme les mines, les télécommunications, les satellites et l'extraction d'uranium.

La taxe anti-bonus va rapporter 2,75 milliards d'euros à la Grande-Bretagne.

La taxe temporaire instaurée par le gouvernement britannique sur les bonus versés par les banques devrait rapporter 2,5 milliards de livres (2,75 milliards d'euros), bien plus que ce que prévoyait le gouvernement, selon un décompte publié vendredi par le Financial Times.
Le quotidien a calculé cette estimation à partir de données officielles ou officieuses concernant les seize plus grandes banques installées au Royaume-Uni, britanniques ou étrangère. Ce montant est très supérieur à ce que prévoyait le gouvernement mais est tout de même en dessous des 4 milliards de livres qui avaient été évoqués par certains experts de la City lors de l'annonce de cette taxe.
Les banques actives au Royaume-Uni, y compris les filiales de groupes bancaires étrangers, doivent payer une taxe de 50 % sur le montant des primes versées jusqu'au 5 avril à leurs employés, au-delà d'un plafond de 25 000 livres (environ 27 500 euros). La France a suivi Londres en instaurant une taxe similaire.
Le ministre des finances Alistair Darling avait indiqué, en annonçant début décembre la création de cette "taxe anti-bonus", que le gouvernement tablait sur 550 millions de livres de recettes, soit plus de 600 millions d'euros. Il avait prévu de consacrer ces fonds à des programmes d'aide au retour à l'emploi.
Ces rentrées plus élevées que prévu, si elles se confirment, constitueraient un coup de pouce bienvenu pour le gouvernement à l'approche des élections législatives attendues début mai. Elles pourraient en effet lui permettre d'annoncer des mesures de dépenses ciblées dans le budget 2010-2011, qui doit être présenté d'ici à la fin du mois, ou bien de commencer à réduire le déficit budgétaire, dont l'envolée inquiète les investisseurs. Elles montreraient cependant l'échec de l'objectif premier de la taxe, qui était de dissuader les banques de verser des primes élevées.

Les Bourses en forte hausse en Europe, Paris passe 3.900.

Les Bourses européennes ont clôturé vendredi en forte hausse, Paris franchissant la barre des 3.900 points, après la publication du rapport mensuel sur l'emploi aux Etats-Unis meilleur que prévu et les progrès constatés dans le règlement de la crise de la dette grecque.
L'indice CAC 40 a fini en hausse de 2,14% à 3.910,42 points et enregistré sa cinquième séance consécutive de hausse. Sur la semaine, l'indice a gagné 5,44%.
Londres a gagné 1,31% à 5.599,76 points, Francfort 1,42% à 5.877,36 points. Les indices paneuropéens, EuroStoxx 50 et EuroFirst 300 progressaient à l'heure de la clôture respectivement de 2,18% et de 1,74%.

Le CAC 40 clôture au-dessus des 3.900 points.

Il y a une semaine, la Bourse de Paris était sous les 3.700 points. La performance hebdomadaire de l'indice phare atteint 7,3%.

Le CAC 40 a clôturé la semaine au-dessus des 3.900 points, à 3.910,42 points exactement, propulsé durant l'après-midi de vendredi par les chiffres sur l'emploi américain. Ce vendredi, la Bourse de Paris a ainsi terminé en hausse de 2,14%, après s'être légèrement effrité la veille. Les séances de lundi, mardi et mercredi ont été marquées par des hausses confortables, menant la progression hebdomadaire de l'indice phare de Paris à +7,3%, partant d'un cours de clôture vendredi dernier de 3.640 points.
Les Etats-Unis ont publié des chiffres de l'emploi moins mauvais que prévu . L'économie américaine a détruit 36.000 emplois en février, selon les chiffres publiés ce vendredi par le département du Travail. C'est bien mieux que les prévisions des économistes. Le taux de chômage est resté stable, à 9,7%. Mais cela reste «insuffisant», selon le Président Obama. Au moment de la clôture à Paris, les Bourses américaines étaient orientées à la hausse, le Dow Jones s'octroyant 0,8%, à 10.531 points.
Par ailleurs, l'industrie allemande a enregistré un bond surprise des commandes au mois de janvier, de 4,3%, selon un chiffre provisoire publié vendredi qui excède largement les attentes, grâce à une hausse spectaculaire de 7,1% des commandes domestiques.
L'indice Dax des 30 valeurs vedettes de la Bourse de Francfort a terminé vendredi en hausse de 1,42% à 5.877,36 points, contre 5.795,32 la veille à la clôture. La Bourse de Londres a terminé en hausse vendredi, l'indice Footsie-100 des principales valeurs gagnant 72,60 points, soit 1,31% par rapport à la clôture de jeudi, à 5.599,76 points.
Après Bourse (à 21 heures), les Américains dévoileront les chiffres du crédit à la consommation.

Veolia Environnement seule dans le rouge:
Veolia Environnement (-4,26% à 23,94 euros) a indiqué avant Bourse avoir enregistré en 2009 un chiffre d'affaires de 34,55 milliards d'euros, en repli de 3,4% sur un an, soit une baisse un peu supérieure aux prévisions (-2%). Les titres sont les seuls du CAC à être dans le rouge.
Toujours côté publications, Areva a dévoilé, jeudi après Bourse, un résultat opérationnel 2009 en hausse de 20% à 501 millions d'euros. Le chiffre d'affaires est ressorti en hausse de 6,4%, à 14 milliards d'euros et le résultat net part du groupe à 552 millions d'euros (-6,3%). Le titre a pris 1,98%, à 352,3 euros. euros.
NiCox a publié jeudi soir une perte nette de 60,4 millions d'euros en 2009, contre -73,9 millions d'euros en 2008. Les actions on gagné 1,01% à 5,98, après avoir largement surperformé la tendance lors des dernières séances.

Les marchés saluent le geste des banques:

Du côté d'EADS (+1,98% à 15,95 euros), les pays clients de l'avion de transport militaire A400M et le groupe industriel européen EADS sont parvenus vendredi à Berlin à un accord sur le financement de ce projet, a annoncé à l'AFP le ministre français de la Défense Hervé Morin.
Le secteur bancaire est resté bien orienté, ce vendredi : Société Générale (+4,83% à 44,95 euros) finit en tête du CAC 40, BNP Paribas, (+3,67% à 56,78 euros), Crédit Agricole (+3,19% à 11,66 euros) et Axa (+3,17%, à 15,61 eruos) ont été recherchées. A l'issue d'une réunion avec Nicolas Sarkozy, à l'Elysée, les banques se sont engagées à réserver 96 milliards au financement des PME et TPE.
Casino (-0,38% à 60,20 euros) devrait lancer en mai ses dosettes, calquée sur le modèle de celle de Nespresso. En France, le marché du café en dosettes est estimé à 1 milliard d'euros, dont la moitié pour Nespresso.
Natixis (+0,90% à 3,69%) est sous le radar de l'Autorité des marchés financiers. Un ouvrage publié jeudi révèle que les anciens dirigeants ont divulgué une fausse information aux marchés, en octobre 2008.
Dans une interview au Financial Time, le patron du groupe, Jean-Bernard Lévy, se dit intéressé par la mise en vente d'une fréquence mobile par le régulateur brésilien. D'après les analystes, cela supposerait un investissement de base de plus d'un milliard d'euros.

La sortie de l'iPad retardée d'un mois en France.

Annoncée pour la fin mars, la tablette d'Apple ne sera distribuée en Europe qu'à la fin avril, près d'un mois après les Etats-Unis. Des soucis de production seraient à l'origine de ce contretemps.

La «révolution» promise par Apple attendra un peu. Vendredi, le groupe américain a annoncé que sa tablette tactile ne sera commercialisée en France et dans plusieurs autres pays qu'à partir de la fin avril, soit un mois après la date initialement indiquée. Seuls les Américains pourront passer commande à partir du 12 mars. Aux Etats-Unis, les livraisons du modèle disposant d'une connexion WiFi débuteront en effet un peu plus tôt, le 3 avril. Le modèle équipé de 3G arrivera quant lui à la fin du mois, comme en France, où les deux versions seront disponibles au même moment.
La rumeur d'un retard de l'iPad bruissait depuis plusieurs jours. Lundi, l'analyste Peter Misek, de Canaccord Adams, avait fait état le premier de soucis de production chez les fournisseurs d'Apple. «Nous avons appris que le lancement de l'iPad pourrait être limité, alors que des embouteillages dans la fabrication ont impacté la fabrication du nouvel appareil», écrivait-il. D'où le choix de restreindre la sortie aux Etats-Unis, le temps d'augmenter la cadence de production. Mais mercredi, des informations contradictoires avaient circulé. Apple ne s'est pas exprimé sur ce point.

«Un risque de frustration»

Ce retard ne devrait toutefois avoir qu'une faible incidence sur les ventes. «Nous estimons que le seul impact de ce délai pourrait venir de la frustration de consommateurs et d'un lancement de produit un peu terni pour Apple», écrivait Peter Misek. D'après ses prévisions, quelque 550.000 tablettes pourraient être vendues d'ici à la fin juin, 1,2 million jusqu'en octobre et 3,5 millions l'année suivante. Les premières études indiquent que les modèles entrée de gamme (WiFi, stockage de 16 Go, 499 dollars) et haut de gamme (WiFi et 3G, stockage de 64 Go, 829 dollars) sont les plus demandés. Les prix en euros ne sont pas encore connus.
Au-delà du cas d'Apple, le retard de la tablette donne un peu d'air aux développeurs, qui se pressent pour fournir des logiciels adaptés dès le lancement. Si l'iPad permet d'exécuter des applications de l'iPhone en doublant au besoin leur taille à l'écran, l'appareil ouvre le champ à des usages spécifiques, notamment grâce à l'apparition de nouveaux menus dans son interface et d'un clavier optionnel. Or, en dehors d'Apple et de quelques importants éditeurs, comme Electronic Arts et le New York Times, la plupart des développeurs ont commencé à travailler sur l'iPad après sa présentation, le 27 janvier.

Sony répond à l'iPad d'Apple .

Le japonais prépare un produit à la fois tablette et console de jeux.

SONY se devait de répliquer à Apple. Selon le Wall Street Journal, le fabricant d'électronique japonais prépare toute une gamme d'appareils portables connectés à Internet, y compris un qui cumulerait les fonctions d'une console de jeux, d'une tablette de lecture et d'un ordinateur. Les nouveaux produits pourraient être lancés dès cette année et fonctionneraient avec des programmes disponibles sur la boutique en ligne que Sony doit ouvrir ce mois-ci aux États-Unis, indiquait le quotidien dans son édition électronique.
Les nouveaux appareils connectés de Sony auraient accès non seulement à un catalogue de films et programmes musicaux, mais aussi au catalogue de jeux de la PlayStation et de sa version portable, la PSP, en perte de vitesse.

Les banques s'engagent à réserver 96 milliards aux PME.

Baudoin Prot, le président de la Fédération française bancaire, à l'issue d'une réunion avec Nicolas Sarkozy.

Les banquiers, reçus vendredi à l'Elysée notamment par le chef de l'Etat et le premier ministre, ont consenti à des efforts supplémentaires pour financer l'économie.


C'est désormais 96 milliards d'euros que les banques devront réserver au financement des petites et moyennes entreprises (PME) et des très petites entreprises (TPE : entreprise de moins de dix salariés). Critiquées pour leur financement insuffisant de l'économie réelle et soupçonnée de serrer la vis aux PME et TPE, les banques étaient reçues vendredi matin à l'Elysée par Nicolas Sarkozy, François Fillon et Gérard Rameix, médiateur du crédit. Après leur entrevue avec la ministre de l'Economie Christine Lagarde au début du mois de février, les cinq principaux réseaux bancaires (Crédit Agricole, Crédit Mutuel, Société Générale, BPCE et BNP Paribas) ont dû une nouvelle fois mettre de l'argent sur la table pour attester de leur bonne volonté.
Elles s'étaient engagées au mois de février à réserver une enveloppe total de 38 milliards d'euros «de nouveaux crédits à moyen et à long terme». Elles y ajoutent aujourd'hui 58 milliards d'euros spécifiquement consacrés aux crédits de trésorerie, pour une hausse totale, selon Baudoin Prot, président de la Fédération française bancaire, de 3% du montant des crédits octroyés, par rapport à l'année 2009. Une enveloppe dont dépendra peut-être la reprise économique. Nicolas Sarkozy, qui avait stigmatisé les établissements bancaires français lors d'un déplacement à Morée, les a enjoints ce matin à «tout mettre en oeuvre» pour que les PME et TPE «puissent bénéficier des concours nécessaires à leur développement».

Une année 2009 financièrement difficile pour les entreprises:
L'année 2009 aura en effet été particulièrement dure pour les finances de ces entreprises, qui ont vu les montants de leurs crédits de trésorerie chuter de 14% sur l'année. Quant aux encours, ils ont crû de 2,7% sur la même période, bien en-dessous du seuil de 3 à 4% sur lequel s'étaient engagées les banques aidées par l'Etat. Et ce sont 44% des patrons de ces entreprises qui déclaraient récemment restreindre leurs investissements et leurs demandes auprès des banques en raison de ces difficultés.
Autre sujet de difficulté pour les entreprises : les délais de réponse que les banques leur opposent lorsqu'elles formulent une demande de crédit. Dans la lignée des promesses déjà faites à Christine Lagarde, la fédération française des banques s'est engagée vendredi à réduire à quinze jours ce laps de temps pour les «demandes de financement courants des TPE et PME, dès lors que le dossier est complet».

L'emploi américain meilleur que prévu en février.

L'économie américaine a détruit 36.000 emplois en février, selon les chiffres publiés ce vendredi par le département du Travail. C'est bien mieux que les prévisions des économistes. Le taux de chômage est resté stable, à 9,7%.

Bonne nouvelle sur le front de l'emploi. Les destructions de postes, qui se sont élevées à 36.000 en février, ont été moins nombreuses qu'attendu, d'après les premiers chiffres publiés ce vendredi par le département du Travail. Le consensus des analystes tablait sur 50.000 à 67.000 suppressions de postes. Le taux de chômage est resté stable à 9,7%, conforme, lui, aux prévisions.
Les places financières ont réagi très favorablement à la publication de ces chiffres. La Bourse de Paris bondissait de 1,20% et Londres gagnait 0,86%. L'euro chutait pour sa part face au dollar, à 1,3531 dollar pour un euro vers 14h35.
Les destructions d'emploi en février représentent une hausse de 38,5% par rapport à celles de janvier, qui s'étaient élevées à 20.000. Les économistes s'attendaient au pire après les tempêtes de neige qui se sont abattues sur le pays durant le mois. Les économistes les plus pessimistes s'attendaient même à 120.000 destructions d'emplois.
«La majorité des emplois détruits l'ont été dans le secteur de la construction, (...) qui a dû être l'activité la plus touchée par les intempéries, alors que l'industrie et les services ont créé des emplois», relève Inna Mufteeva, économiste Etats-Unis chez Natixis.
La prudence reste toutefois de mise du côté du département du Travail, qui précisait qu'il lui était impossible de mesurer avec précision l'effet du mauvais temps sur les chiffres de l'emploi. Les chiffres pourraient donc être revus à la hausse en mars.
Natixis table sur une lente augmentation du chômage jusqu'à la fin de l'année et à une stabilisation début 2011.

Wall Street salue les chiffres de l'emploi américain.

Rassurés par la vigueur de la reprise mondiale, les marchés américains ont réagi positivement à la publication des chiffres de l'emploi américain.

A l'instar des marchés parisiens, les Bourses américains ont ouvert dans le vert, ce vendredi, soutenus par les chiffres de l'emploi moins mauvais que prévus. Les Etats-Unis ont en effet perdu 36.000 emplois en février, plus qu'en janvier, et le taux de chômage du pays est resté stable à 9,7% ce mois-là, selon le rapport officiel sur l'emploi publié vendredi, alors que les analystes s'attendaient à une baisse. Le Dow Jones avance de 0,36% à 10.482 points, celui du S&P 500 progresse de 0,46% à 1.128 points, et celui du Nasdaq de 0,46% à 2.303 points.
Les investisseurs américains sont rassurés par l'annonce du Premier ministre chinois qui a promis une croissance de 8% pour la Chine, cette année. Jeudi, Wall Street a clôturé sur une hausse confortable, soutenue par des relèvements de recommandations.
Outre les chiffres de l'emploi américains, ceux du crédit à la consommation, en janvier, seront publiés à 21 heures.
Du côté des devises, l'euro chute fortement vendredi face à un dollar soutenu par la publication des chiffres de l'emploi aux Etats-Unis, et rassurant les opérateurs sur la vigueur de la reprise de la première économie mondiale.

General Growth reprend son ancien symbole:
Microsoft (-0,45% à 28,50 euros) : le géant des logiciels a déclaré vendredi qu'il s'en tiendrait à sa stratégie de développement sur le marché des moteurs de recherche en Chine, quelle que soit l'issue du différend qui oppose Google au gouvernement chinois.
Blackstone (+1,44% à 14,53 euros) : le fonds d'investissement espère boucler une première transaction en Australie cette année et étudie également des affaires au Japon et en Corée du Sud, chacune des opérations pouvant représenter environ 100 millions de dollars, a dit un responsable du groupe.
Marvell Technology Group (-2,04% à 19,72 euros): le fabricant de puces électroniques a fait état d'une hausse de 64% de son chiffre d'affaires, grâce à une reprises des dépenses dans le secteur, à 842,5 millions de dollars, contre 842 millions attendus en moyenne.
General Growth : le titre du deuxième propriétaire américain de centres commerciaux recommencera à être échangé sur le New York Stock Exchange sous son ancien symbole «GGP3» alors que le groupe est toujours sous le régime des faillites.

La Bourse de Paris soutenue par l'emploi américain.

Rassurés par la vigueur de la reprise américaine, les marchés parisiens montent en flèche. La Chine annonce un objectif de 8% de croissance pour 2010.

La séance reste positive ce vendredi,à la Bourse de Paris. Le CAC 40 accentue ses gains et grimpe de 1,11% à 3.870 points. Trois annonces expliquent ce regain : les Etats-Unis publient des chiffres de l'emploi moins mauvais que prévu et la Chine prévoit 8% de croissance en 2010 et confirme le maintien des mesures d'aides gouvernementales à l'économie. A cela s'ajoute un éventuel assouplissement de la politique monétaire au Japon.
La Bours de Londres a fait un pic, gagnant jusqu'à 0,91% à 5.577,25 points vendredi après-midi.
Par ailleurs, l'industrie allemande a enregistré un bond surprise des commandes au mois de janvier, de 4,3%, selon un chiffre provisoire publié vendredi qui excède largement les attentes, grâce à une hausse spectaculaire de 7,1% des commandes domestiques.
Après Bourse (à 21 heures), les Américains dévoileront les chiffres du crédit à la consommation.

Veolia Environnement surprend:
Veolia Environnement (-4,18% à 23,96 euros) a indiqué avant Bourse avoir enregistré en 2009 un chiffre d'affaires de 34,55 milliards d'euros, en repli de 3,4% sur un an, soit une baisse un peu supérieure aux prévisions (-2%). Le résultat net part du groupe s'élève à 584,1 millions d'euros, qui ressort donc en progression de 44% sur un an, et au-delà des attentes (+35%).
Areva a publié, jeudi après Bourse, un résultat opérationnel 2009 en hausse de 20% à 501 millions d'euros. Le chiffre d'affaires est ressorti en hausse de 6,4%, à 14 milliards d'euros et le résultat net part du groupe à 552 millions d'euros (-6,3%). Le groupe a surtout confirmé ses objectifs de rentabilité à l'horizon 2012. Par ailleurs, le département à l'Energie américain a indiqué que la demande d'Areva d'obtenir deux milliards de dollars de garanties sur crédit avançait. Le titre grimpe de 0,17% à 346,05 euros.
NiCox a dévoilé jeudi soir une perte nette de 60,4 millions d'euros en 2009, contre -73,9 millions d'euros en 2008. Le chiffre d'affaires de NicOx s'élève à 1,1 million d'euros au 31 décembre 2009 contre 3,4 millions millions un an auparavant. La Bourse accueille favorablement la nouvelle: le titre gagne 1,18% à 5,99 euros.

Les marchés saluent le geste des banques:
Du côté d'EADS (+1,76% à 15,92 euros), Madrid a proposé le transfert d'emplis liés à l'A400M du Royaume-Uni vers l'Espagne si Londres ne participe pas à 100% au partage des surcoûts de l'avion de transport militaire, selon des sources proches du dossier.
Le secteur bancaire est bien orienté, ce vendredi : BNP Paribas, (+2,26% à 56,01 euros), Crédit Agricole (+2,48% à 11,58 euros) et Société Générale (+2,69% à 44,04 euros) poursuivent leur progression. A l'issue d'une réunion avec Nicolas Sarkozy, à l'Elysée, les banques se sont engagées à réserver 96 milliards au financement des PME et TPE.
Casino (-0,38% à 60,20 euros) devrait lancer en mai ses dosettes, calquée sur le modèle de celle de Nespresso. En France, le marché du café en dosettes est estimé à 1 milliard d'euros, dont la moitié pour Nespresso.
Natixis (+0,90% à 3,69%) est sous le radar de l'Autorité des marchés financiers. Un ouvrage publié jeudi révèle que les anciens dirigeants ont divulgué une fausse information aux marchés, en octobre 2008.

L'Allemagne ne donnera «pas un cent» à la Grèce.

Les déclarations du ministre allemand de l'Economie sont sans ambiguïté alors que le premier ministre grec doit se rendre vendredi en fin d'après-midi à Berlin pour s'entretenir avec la chancelière Angela Merkel.

Georges Papandreou sait plus que jamais qu'il ne doit pas s'attendre à un accueil chaleureux lors de sa visite à Berlin, ce vendredi en fin d'après-midi. «De toute façon le gouvernement allemand ne donnera pas un cent» à la Grèce, a déclaré le ministre allemand de l'Economie Rainer Brüderle. Au même moment, vendredi matin en Grèce, les transports aériens et terrestres étaient fortement perturbés pour cause de grèves.
Le ministre allemand faisait référence à l'interview de Georges Papandreou accordée au Frankfurter Allgemaine Zeitung (FAZ) de vendredi. «Nous ne demandons pas d'argent. (.....) Ce dont nous avons besoin c'est un soutien de l'Union européenne et de nos partenaires, pour pouvoir contracter des crédits sur les marchés à de meilleures conditions», y explique le premier ministre grec. Certes, la Grèce a levé avec succès cinq milliards d'euros sur les marchés jeudi. Mais au prix d'un taux très élevé pour un Etat européen, de 6,385%.
Le débat fait rage en Allemagne à propos de l'aide à accorder à Athènes. Le Bild, quotidien à gros tirage, mène campagne contre un éventuel soutien financier allemand. Vendredi matin, l'éditorialiste du journal populaire jetait à nouveau de l'huile sur le feu, s'adressant au premier ministre grec : «Vous êtes en Allemagne, (…) un pays très différent du vôtre (…). L'Allemagne a aussi de grosses dettes mais nous les remboursons, parce que nous nous levons tôt le matin et travaillons toute la journée». Georges Papandréou a condamné, dans l'interview accordée au FAZ, le traitement «injuste» par la presse allemande de la crise.
Dans ces circonstances, le gouvernement grec menace de recourir à l'aide du Fonds monétaire international (FMI), une éventualité qu'a fermement rejeté jeudi Jean-Claude Trichet, président de la Banque centrale européenne. Pour l'Union européenne, une telle solution serait un camouflet, trahirait à la face du monde une incapacité à régler seule ses problèmes.
Georges Papandreou entend bien jouer sur cette carte sensible lors de sa visite à Berlin ce vendredi et à Paris dimanche, juste avant de s'envoler lundi pour Washington, siège du FMI, où il rencontrera Barack Obama.

Des Allemands rêvent d'acheter les îles grecques.

«Vendez donc vos îles, vous les Grecs fauchés… et l'Acropole aussi  », suggérait, jeudi à la une, le quotidien à grand tirage Bild. La cession d'îles ou d'autres trésors pourrait permettre à la Grèce de sortir de la crise, lançaient, jeudi, dans le quotidien les députés Josef Schlarmann, membre de la CDU de la chancelière Angela Merkel, et Frank Schäffler, expert en finances publiques chez les libéraux du FDP.
«Ceux qui sont insolvables doivent vendre tout ce qu'ils ont pour payer leurs créditeurs. La Grèce possède des bâtiments, des entreprises et des îles inhabitées, qui pourraient tous être utilisés pour résorber la dette», affirme Josef Schlarmann.

2.000 îles grecques désertes:
L'idée fait un tabac en Allemagne, où les médias expliquent que quelque 2.000 îles grecques sont désertes, ce qui fait rêver les millions de touristes allemands qui se ruent chaque été sur les côtes espagnoles, italiennes et grecques. «Si déjà nous devons aider les Grecs avec des milliards d'euros, autant obtenir en échange quelques unes de leurs îles de mer Égée», écrit Bild.
En 1993, l'idée d'acheter l'île espagnole de Majorque, lancée par deux députés, avait déjà fait fantasmer les Allemands. Sans se réaliser.

Total : 500.000 tonnes de pétrole bloquées.

Les salariés du site de Dunkerque en instance de fermeture, en grève depuis le 12 janvier dernier, menacent de répandre le pétrole dont ils disposent si la direction n'accède pas à leurs demandes.

Des salariés de la raffinerie Total de Dunkerque, menacée de fermeture, ont bloqué vendredi des cuves contenant 500.000 tonnes de pétrole brut, en démontant des mécanismes de pompage, à trois jours d'une réunion qui doit décider de leur avenir.
«On veut raffiner. On ne veut pas que ce (pétrole) brut s'en aille d'ici», a déclaré Philippe Wullens, délégué syndical Sud (majoritaire sur le site), évoquant un «trésor de guerre». Selon lui, Total a réalisé une plus-value de 200 millions d'euros entre le moment de l'achat de ce pétrole à l'automne et aujourd'hui, en raison de l'augmentation des cours. Les salariés affirment également avoir appris que la direction de Total envisageait de faire en sorte que le pétrole puisse être chargé sur des navires à destination d'autres raffineries. «Ce pétrole ne doit pas quitter les cuves tant que les choses ne sont pas arrêtées», a-t-il dit, estimant à 400 millions d'euros la valeur du stock.
Plusieurs dizaines d'employés du site des Flandres, à l'arrêt depuis septembre, se sont rendus vendredi à l'aube sur la zone de stockage de pétrole brut située à Gravelines, et ont démonté des composants électroniques indispensables au fonctionnement des pompes qui servent à extraire le contenu des cuves. Une partie des composants sera remise aux services de l'Etat, une autre à la région et une troisième à la communauté urbaine de Dunkerque, sachant que tout le matériel est nécessaire pour faire redémarrer les pompes, a expliqué Marcel Croquefer, secrétaire du pôle chimie CGT de Dunkerque.

Une radicalisation du mouvement évoquée:

Les salariés ont ensuite occupé symboliquement une écluse du port de Dunkerque. Ils entendaient interpeller la direction du port, dont 18% du chiffre d'affaires dépend de la raffinerie. «Cette raffinerie peut et doit redémarrer dès maintenant», y compris si une mutation du site doit être décidée pour l'avenir, a déclaré M. Croquefer, évoquant une possible «radicalisation» du mouvement.
Si les agriculteurs répandent du fumier ou du lait pour exprimer leur mécontentement, «dans la raffinerie il y a des produits pétroliers», a-t-il averti.
Des propositions pour l'avenir de la raffinerie des Flandres, qui emploie 380 salariés et 400 personnes chez les sous-traitants, doivent être annoncées lundi lors d'un comité central d'entreprise (CCE). Les salariés ont prévu de se rendre en nombre à La Défense lundi pour se faire entendre.
Les menaces de fermeture avaient entraîné fin février plusieurs jours de grève dans l'ensemble des raffineries françaises du groupe. Les syndicats y avaient mis fin après des garanties apportées par Total sur l'avenir de l'activité de raffinage en France. Depuis, les salariés de Dunkerque poursuivent seuls leur grève commencée le 12 janvier.

Xynthia coûtera au moins 1,2 milliard aux assureurs.

Le montant avancé par la Fédérations française des sociétés d'assurances est une première estimation faite sur la base des déclarations de sinistres déjà enregistrées. Le montant devrait probablement augmenter dans les prochains jours.

C'est une première estimation officielle. Le Figaro avait avancé mercredi le chiffre d'un milliards d'euros de dégâts, Selon la Fédération française des sociétés d'assurances (FFSA), la tempête Xynthia qui a balayé la France dimanche dernier devrait coûter au minimum 1,2 milliard d'euros aux assureurs. Car ce chiffrage est basé sur les déclarations de sinistres de 500.000 victimes et sera probablement revu à la hausse. Tout d'abord parce que d'autres personnes devraient encore déclarer des dommages dans les jours qui viennent. Xynthia est en effet la plus violente tempête depuis celle de 1999, plus forte que Klaus qui avait fait 740.000 sinistrés l'année dernière dans le Sud-Ouest. Ensuite, beaucoup d'habitations sont encore inondées ce qui empêche de faire une estimation définitive des dégâts.
L'évaluation prend en compte les dommages dus au vent et partiellement de l'eau. Ces derniers sont en effet en partie pris en charge par les pouvoirs publics qui ont reconnu l'état de catastrophe naturelle.
Pour connaître le coût total des dégâts dus à la tempête, il faudrait également ajouter tous ceux subis par l'ensemble des infrastructures (route, pont, digues). Assumés par l'Etat et les collectivités locales et non couverts par les adhérents de la FFSA et du Groupement des entreprises mutuelles d'assurances , ils n'ont pas été intégré aux 1,2 milliard d'euros. Le coût final de Klaus - 1,68 milliard d'euros - ayant été près de trois fois supérieur à la première estimation. Selon la FFSA, il faudra attendre un à deux mois pour pouvoir établir le montant définitif du coût de la tempête pour ses adhérents.

Islande: référendum sur le remboursement de la dette.

Samedi les Islandais sont invités à prendre part au référendum concernant la loi Icesave, mise en place pour rembourser la dette de l'Islande au Royaume-Uni et aux Pays-Bas. Le «non» recueillerait 74% des suffrages.

Les Islandais sont appelés samedi à se rendre dans les urnes pour se prononcer sur le référendum concernant l'accord Icesave. Selon la dernière enquête réalisée, le «non» pourrait recueillir 74% des suffrages. Le référendum porte sur l'accord ou non du remboursement d'ici à 2024 par Reykjavik de 3,9 milliards d'euros avancés par Londres et La Haye.
La loi Icesave fut approuvée par le parlement islandais fin décembre 2009, mais le président refusa de la promulguer suite à la protestation populaire. En vertu de la Constitution islandaise, le texte est néanmoins provisoirement entré en vigueur dans l'attente du résultat du référendum. Les Islandais auront donc samedi le choix entre: «oui, la loi Icesave doit rester en vigueur» et «non, elle n'est pas valide».

Un référendum inutile?
Pourtant, beaucoup disent que ce référendum ne sert plus à rien. En effet, les discussions ont repris entre les trois pays avec un accord plus favorable que celui soumis à référendum, poussant la première ministre islandaise a appelé vendredi à ne pas voter sur l'accord Icesave qu'elle juge «dépassé» et «sans signification».
Icesave est le nom de l'ancienne banque en ligne du pays qui fit faillite lors de la crise financière. Elle s'était développée au Royaume-Uni et aux Pays-Bas avec respectivement 229.000 et 114.000 clients. Suite à cette faillite, Londres et La Haye ont indemnisé les clients lésés d'Icesave, avant de se retourner contre Reykjavik qui avait garanti les avoirs de la banque.
Selon des analystes, un «non» pourrait retarder le versement de prêts encore attendus du FMI et des pays nordiques, affaiblir un gouvernement déjà critiqué pour consacrer trop de temps à Icesave, ou même entraver la candidature de l'Islande à l'Union européenne mise en place en 2009.

La crise financière a fait de lourds dégâts:
L'Islande fut l'un des pays ayant le plus souffert de la crise financière. Dès fin septembre 2008, le pays nationalise ses trois principales banques privées au bord de la faillite. Le 9 octobre, le gouvernement néerlandais décide d'indemniser les clients d'Icesave aux Pays-Bas. Un mois plus tard, Londres prend la même décision.
Peu après, le Fonds monétaire international (FMI) approuve un prêt de 2,1 milliards de dollars à l'Islande, complété par 2,5 milliards venant principalement des pays nordiques. En découle des problèmes politiques en janvier 2009. Le premier ministre conservateur, Geir Haarde, annonce des élections anticipées après des manifestations à Reykjavik. Son gouvernement démissionnera trois jours plus tard. A cette période l'inflation atteint un niveau record de 18,6% et le chômage dépasse 8%.

Les fromages français se sont moins exportés en 2009.

Leurs exportations ont diminué autant en valeur (-4,8%) à 2,5 milliards d'euros, qu'en volume (-1,7%) à 591.121 tonnes. En cause le prix élevé du lait.

Les exportations des fromages français se sont taries en 2009, selon les douanes françaises. En valeur les exportations ont chuté de 4,8% à 2,5 milliards d'euros tout comme en volume, avec un repli de 1,7% à 591.121 tonnes. Les exportations représentent 30% de la production française.

Le prix du lait en cause:
La première cause de cette baisse est le prix du lait. Plus élevé en moyenne de 15% en France par rapport à l'Allemagne et de 9,5% par rapport aux Pays-Bas. L'Allemagne est le premier exportateur européen de fromages devant la France en volume depuis 2003 et en valeur depuis 2006.
Cette baisse s'accentue avec les fromages utilisant beaucoup de lait comme l'emmental. Ses exportations ont diminué de 10% en 2009 et pour les fromages fondus, type Saint-Moret ou la Vache qui rit, nécessitant aussi beaucoup de lait, elles ont diminuées de 13,5%. Ces prix élevés viennent des crises à répétitions des producteurs laitiers français, inquiets de la chute de leur revenu.
Pour d'autres raisons, le gruyère est aussi dans une situation délicate. La commission européenne risque de ne pas donner au gruyère français l'appellation d'origine protégé (AOP), ce qui laisserait le champ libre au gruyère suisse. La décision sera rendue dans quelques mois.

Des perspectives aux Etats-Unis:
Toutefois, des signes de reprise dans le haut de gamme sont perceptibles notamment sur le marché américain, première destination des fromages français hors Union Européenne devant la Suisse et le Japon. Arnaud Gauthier, fromager et créateur du Frenchcheese club, indique que «le marché américain, c'est un énorme potentiel». Il a donc créé un club proposant des produits haut de gamme et variés pour percer un marché compliqué au niveau de la législation. Exemple : le triplement des droits de douanes pour le roquefort en janvier 2009.
Deux fromagers français sont côtés à la Bourse de Paris. Fromageries Bel (la Vache qui rit, Boursin, Babybel...) et Bongrain (Caprice des dieux, Coeur de Lion,Tartare...). A l'ouverture de la Bourse ce vendredi, le titre Fromageries Bel était en hausse de 2,38% à 129 euros et celui de Bongrain à l'équilibre (+0,06%) à 54,55 euros.

Naissance du plus gros réseau d'opticiens .

                               Kalivia ambitionne d'agréer jusqu'à 3 500 enseignes d'opticiens.

Harmonie Mutuelles et Malakoff Méderic s'allient pour créer Kalivia, un réseau d'opticiens qui doit permettre d'offrir des tarifs avantageux, révèle le quotidien Les Echos. Le nouveau né compte bien devenir un acteur incontournable.


Le but est simple : avec 6 millions de clients potentiels (4 millions chez Harmonie, 2 millions chez Malakoff Médéric), Kalivia veut agréer, à terme, entre un quart et un tiers des 11 500 opticiens de France. Soit un objectif de 3 000 à 3 500 enseignes.
Un objectif qui n'est pas limité : le réseau se voudra ouvert à tout opticien qui satisfera à une charte qualité très stricte. Les clients de l'opticien agrée Kalivia se verront offrir des avantages conséquents qui visent à réduire leur reste à charge. Ceux de Malakoff Médéric pourront ainsi bénéficier de 30% de réduction sur les verres et 10% sur les montures. Ceux d'Harmonie Mutuelles, de 25 à 30% de réduction chez les opticiens libéraux, un peu moins pour les opticiens mutualistes qui pratiquent des prix moins élevés.
Kalivia cherche à avoir une couverture du territoire optimale : « notre engagement est d'avoir un opticien agrée Kalivia dans chaque ville ou chaque campagne dans un rayon de 20 kilomètres », explique aux Echos Guillaume Sarkozy, délégué général de Malakoff Médéric.

Un réseau opérationnel en 2011:L'appel d'offres a commencé aujourd'hui auprès de tous les opticiens de France. Le réseau s'appuiera sur les outils développés par Viamédis, dont Malakoff Méderic est actionnaire. Kalivia devrait être opérationnel dès les 15 mai pour les clients de Malakoff Méderic, et en janvier 2011 pour ceux d'Harmonie Mutuelles, qui regroupe Prévadiès, Harmonie Mutualité, Mutuelle Existence et la Mutuelle Nationale Aviation Marine.
La naissance de Kalivia s'inscrit dans un mouvement général de plateformes de service. Les Echos rappellent que si elles ont longtemps été mal perçues par les professionnels de la santé, leur cote est aujourd'hui bien meilleure. Notamment depuis que l'Autorité de la concurrence a estimé, en septembre dernier, que ces plateformes favorisaient la concurrence et les intérêts des patients. Comme pour accentuer cette tendance, Kalivia devrait d'ailleurs être étendue au domaine de l'audioprothèse d'ici fin 2010, et au domaine dentaire en 2011.

Veolia Environnement : bénéfice meilleur que prévu.

La station de captage de Crépieux-Charmy, gérée par Veolia Environnement, alimente la communauté urbaine de Lyon en eau potable.

Pour l'année 2009, le groupe fait état d'un résultat net en progression de 44% quand le marché attendait une hausse de 34%. %. Le groupe mise sur une amélioration de sa performance opérationnelle en 2010.


Veolia Environnement s'en sort bien en 2009. Le groupe, qui publie ses résutats ce vendredi, fait état d'un résultat net part du groupe de 584 millions d'euros, en hausse prononcée de 44% par rapport à 2008. C'est bien plus que ce qu'attendaient les marchés puisque les analystes tablaient sur une progression de 34%. Du côté du chiffre d'affaires, la performance est en ligne. Les revenus du groupe reculent de 3,4% à 34,551 milliards d'euros. Les observateurs attendaient une baisse de 2%.
Le groupe attribue la baisse du chiffre d'affaires à la diminution des volumes dans la division Propreté, à la baisse du prix des matières recyclées ainsi qu'à un ralentissement des activités travaux dans la branche Eau.
Le résultat opérationnel s'élève à 2,020 milliards d'euros en 2009, soit une hausse de 3% par rapport au 1,960 milliard de 2008.
Veolia Environnement entend verser à ses actionnaires un dividende de 1,21 euro par action au titre de l'exercice 2009. Cette proposition sera soumise au vote lors de l'assemblée générale du 7 mai.

Amélioration en 2010 et réduction des coûts:
Pour la suite, le groupe table sur une progression de ses performances opérationnelles en 2010. D'ici 3 à 5 ans, le groupe a pour objectif d'augmenter, «en moyenne annuelle en fonction de la conjoncture», le résultat opérationnel récurrent de 4% à 8%.
Veolia Environnement compte poursuivre «sa politique d'amélioration de la rentabilité et donnera la priorité à la génération de cash. L'objectif de 3 milliards d'euros de cessions sur la période 2009-2011 est maintenu». Le groupe prévoit également un programme d'économies global porté à 250 millions d'euros pour 2010.
Veolia Environnement rappelle avoir conclu fin 2009 un accord avec la Caisse des dépôts et consignations (CDC), dont la signature doit intervenir en 2010, au sujet du rapprochement entre Veolia Transport et Transdev. La nouvelle structure sera détenue à parts égales par Veolia et la CDC. Dans le cadre de ce rapprochement, Veolia a décidé de céder certaines activités. L'objectif reste d'introduire en Bourse les activités Transports du groupe.

Schneider Electric renforce sa position en Inde.

Le spécialiste mondial de la gestion de l'énergie annonce l'acquisition d'activités de Zicom, premier intégrateur indépendant de systèmes de sécurité électronique en Inde.

Le 18 février dernier, dans un entretien accordé au Figaro, le président du directoire de Schneider Electric, Jean-Pascal Tricoire, avait déclaré «que si des opportunités intelligentes d'acquisition se présentent, nous les regarderons». C'est chose faite avec la signature d'un accord avec Zicom Electronic Security Systems Limited, annoncé ce vendredi. Il porte sur l'acquisition des actifs de son activité intégration de systèmes de sécurité électronique, à savoir le «Building Solutions Group» et le «Special Projects Group». En 2009, cette activité, qui emploie environ 200 collaborateurs, a généré un chiffre d'affaires d'environ 30 millions d'euros. Les autres sociétés de Zicom, dont sa co-entreprise de Dubaï, ne sont pas concernées, précise Schneider Electric dans un communiqué.
Pour le directeur général de Schneider en Inde, Olivier Blum, cette acquisition vient d'une part confirmer la position du groupe, dans ce pays. «Cette acquisition constitue une nouvelle étape majeure après le développement soutenu de ces dernières années et l'intégration en 2009 de Conzerv Systems et Meher Capacitors, leaders en efficacité énergétique».
Et d'autre part, la volonté de se renforcer sur deux secteurs, «qui figurent parmi les premiers défis à relever en Inde et qui connaissent une très forte croissance dans le pays» affirme Olivier Blum. A savoir la sécurité et la gestion de l'énergie. «Avec cette opération, Schneider Electric sera dans une position encore plus forte pour saisir ces opportunités grâce au soutien de ses 8.000 collaborateurs» poursuit-il.
La finalisation de la transaction, soumise à conditions préalables et à l'approbation des actionnaires de Zicom, devrait intervenir en avril 2010.
Le 18 février dernier, le groupe a publié un chiffre d'affaires en baisse de 15,7% à 15,8 milliards d'euros, et un bénéfice net en recul de 49,3% à 852 millions d'euros.
A l'ouverture de la Bourse de Paris, l'action Schneider Electric réplique la hausse du CAC 40, ce vendredi : le titre avance de 0,49% à 81,69 euros.

Vivendi lorgne le marché brésilien du mobile.

Jean-Bernard Lévy, le patron du groupe veut renforcer la présence de Vivendi dans les marchés émergents.

Dans une interview au Financial Time, le patron du groupe, Jean-Bernard Lévy, se dit intéressé par la mise en vente d'une fréquence mobile par le régulateur brésilien. D'après les analystes, cela supposerait un investissement de base de plus d'un milliard d'euros.


Le Brésil aiguise l'appétit de Vivendi. Jean-Bernard Lévy, patron du groupe de média, confie au Financial Times ce vendredi, son intérêt croissant sur le marché du mobile local, quelque mois seulement après avoir bouclé l'acsquisition de l'opérateur de ligne fixe et fournisseur internet GVT pour 3 milliards d'euros. Anatel, le régulateur brésilien des télécoms, envisage en effet la mise aux enchères de nouvelles fréquences mobiles. Une décision que Jean-Bernard Lévy surveille d'«extrêmement près». «Nous allons regarder de près ce qui se passe dans le mobile au cas où nous trouvons des opportunités», a-t-il déclaré. D'autant que le régulateur ne serait pas opposé à attribuer les nouvelles fréquences à un nouveau venu sur le marché.
Les analystes ont déjà évalué le coût d'un tel investissement. D'après eux, Vivendi devrait débourser entre 1,5 milliard et 2 milliards d'euros pour le rachat de a fréquence et la construction du réseau qui l'accompagne.

Se concentrer sur GVT et SFR:
Pour le moment, le patron de Vivendi souhaite se concentrer sur sa nouvelle filiale brésilienne qu'il entend développer rapidement. L'attention de Vivendi est centrée sur le développement des services de GVT qui fournit déjà une connection internet aux principales villes du pays. Vivendi espère accroître la présence du groupe dans les villes environnantes.
De même, Jean-Bernard Lévy envisage de développer un service de télévision au brésil via GVT, à l'image de celui opéré avec Canal+ en France.
Jean-Bernard Lévy a par ailleurs réitéré son intérêt pour le rachat de la part de Vodafone dans SFR, sa filiale de téléphonie mobile, qu'il détient à 56%. D'après les analystes, les 44% détenus par l'opérateur britannique pèseraient 5,1 milliards de livres.

Les Bourses asiatiques en grande forme.

Au Japon, le Nikkei clôture en nette hausse après l'annonce d'un possible assouplissement de la politique monétaire du pays. Les places de la région, encouragée par un objectif de 8% de croissance en Chine, suivent le mouvement.

La semaine se termine en fanfare pour l'Asie boursière. Tous les marchés de la région sont dans le vert. Ce vendredi, le Nikkei a ouvert puis s'est maintenu en nette hausse jusqu'à une clôture en progression franche de 2,2% à 10.368,96 points. La Bourse japonaise est confortée par une annonce de la Banque centrale du pays qui envisage d'assouplir davantage sa politique monétaire, selon le quotidien financier Nikkei. D'après le journal, une décision sur la question devrait être prise lors de sa prochaine réunion, les 16 et 17 mars, ou en avril.

Des annonces rassurantes:
Par ailleurs, l'optimisme ambiant sur les marchés est encouragé par les information émanant de la session annuelle du Parlement chinois, censé décider des orientations économiques du pays. Ainsi, le premier ministre chinois Wen Jiabao a promis une forte croissance cette année de l'ordre de 8% grâce à un maintien des mesures de soutien. Il a ajouté que son gouvernement combattrait l'inflation et les risques bancaires pour entretenir la reprise.
A cela s'ajoutent des statistiques américaines rassurantes malgré un recul des promesses de ventes de logements aux Etats-Unis qui ont rechuté en janvier. En revanche, le nombre de nouveaux chômeurs aux Etats-Unis est retombé plus que prévu au cours de la semaine close le 27 février, avec le dépôt de 469.000 nouvelles demandes d'allocations. La productivité des entreprises présentes aux Etats-Unis a progressé de 6,9% en rythme annuel par rapport au trimestre précédent, et non de 6,2% comme annoncé un mois plus tôt. La veille, ces statistiques macroéconomiques avaient soutenu Wall Street.
Ce vendredi est publié le très attendu rapport mensuel sur l'emploi en février aux Etats-Unis (14h30).

Les Bourses de la région optimistes:
Dans la foulée de ces annonces, l'indice Hang Seng de la Bourse de Hong Kong grimpe 0,27% à 20.754,30 points. La Bourse de Shanghai prend 0,37 à 3.034,49 points.
Les autres Bourses de la région suivent. En Corée, le Kosdaq est en progression de 1.256,75 points. La Bourse de Bombay affiche une hausse de 0,42% à 17.043 points. Le S&P 200 australien grimpe de 0,35% à 4.767,20 points.

Le pétrole à la hausse:
Du côté des matières premières, le baril de «light sweet crude» pour livraison en avril grimpait de 39 cents à 80,60 dollars sur les marchés asiatiques. Le baril de Brent de la mer du Nord, à échéance identique, gagnait 48 cents à 79,02 dollars.
Jeudi, les prix du pétrole ont terminé en baisse à New York, sous la pression d'un raffermissement marqué de la monnaie américaine, mais aussi du recul des prix du gaz naturel.

jeudi 4 mars 2010

Les choses se présentent bien sur au BP.

Huile conglomérat BP (British Petroleum) a annoncé qu'elle commencerait à 42 nouvelles entreprises de production de pétrole au cours des cinq prochaines années dans divers endroits qui s'étend de la mer du Nord à la Russie. Ces projets offriront en place d'un un million de barils par jour (bpj) de pétrole d'ici 2015 et commencer avec 10 milliards de livres dans le financement que la société a prévu de commencer à travailler sur des projets de cette année seulement.
Au milieu de l'industrie soucis à la diminution du nombre de champs de pétrole, BP dit qu'il va augmenter sa production mondiale dans son ensemble par un ou deux pour cent jusqu'en 2015 et il constate la croissance future après 2020 semble probable. Cette annonce intervient au moment même où Tony Hayward, PDG de BP, a déclaré à la presse qu'il croit que la demande de pétrole de crête plateau entre 2020 et 2030.

Le fabricant de téléphones Google poursuivi en justice par Apple.

Apple Inc a intenté un procès fabricant de téléphones HTC Corp, le mardi, affirmant que le téléphone fait pour les brevets viole Google Inc sur l'iPhone d'Apple. HTC est une société basée à Taiwan est le fabricant de l'Un téléphone Nexus, ainsi que plusieurs de ses propres téléphones Braded que les travaux sur le système d'exploitation Android de Google.

Campagne renouvelables Obama frappe un sénateur-bosse en forme de la route.

Toutes les exécute pas correctement dans les États-Unis, où Obama allant renouvelables des incitatifs campagne, ce qui prouve largement populaire dans tout le pays, a frappé un mur sous la forme d'un groupe de sénateurs démocrates qui souhaitent suspendre son programme de financement parce qu'elles sentir ses projets créent des emplois plus nombreux outre-mer que faire du bien à la maison.
"Nous ne pouvons pas relancer notre économie et tirez-nous de cette récession, si nous mettons les travailleurs chinois à venir des travailleurs américains", Chuck Schumer, le sénateur de New York a déclaré lors d'une conférence de presse, mercredi.
Avant cette conférence, le mardi Schumer en compagnie de trois autres sénateurs, a écrit pour demander un moratoire sur le paquet de financement renouvelables, invoquant qu'elle devrait être reportée jusqu'à ce qu'il puisse être tordu pour créer des emplois et du travail des résultats bénéfiques dans les Etats-Unis.
La lettre d'action écrit a suscité l'indignation des experts de l'industrie des énergies renouvelables et les associations. L'American Wind Energy Association a indiqué que cette demande de suspension a son fils croisés.
"Cette proposition permettrait de torpiller l'un des efforts les plus réussis de création d'emplois de la loi sur le recouvrement, qui a déjà préservé la moitié des 85.000 emplois américains dans l'industrie éolienne américaine", Denise Bode, PDG de l'AWEA, a déclaré à la presse en réponse.
De même, Dan Leistikow, un département de l'Énergie USA Porte-parole et un destinataire de la lettre, a déclaré à la presse que le plan de relance ne finance que les Etats-Unis de construction des projets et a permis la création d'emplois au sein de la nation.

La BCE annonce un résultat net de 2,25 milliards d'euros en 2009.

                                                       Le siège de la BCE, à Francfort.

La Banque centrale européenne a annoncé, jeudi 4 mars, avoir dégagé un résultat net déclaré de 2,25 milliards d'euros en 2009, contre 1,3 milliard d'euros en 2008.
L'institution monétaire tire principalement ses revenus courants du placement de ses réserves de change, de la part libérée de son capital ainsi que du revenu monétaire sur sa part de 8 % des billets en euros en circulation, rappelle un communiqué. En 2009, ses revenus ont été affectés par la baisse des taux d'intérêt sur les actifs libellés en dollars, et par ses faibles taux d'intérêt sur ses opérations de refinancement par rapport à 2008, explique le communiqué.
Les revenus de la BCE se sont ainsi établis à 2,22 milliards d'euros l'an dernier, contre 2,6 milliards en 2008. Le résultat net de la BCE en 2008 avait été plombé par un transfert d'une grande partie des revenus à une provision pour risques de change, de taux d'intérêt et de variation du cours de l'or. En 2009,, cette provision pour risques n'a atteint que 35 millions d'euros.

HAUSSE DES PRIX DE 1,2 % EN 2010:
Par ailleurs, le président de la BCE, Jean-Claude Trichet, a assuré que la reprise économique était "en chemin", même si elle s'annonçait "inégale", après plusieurs statistiques ayant montré un essoufflement de la relance. La BCE prévient depuis des mois que le retour vers la croissance serait semé d'embûches. "Nous avons été sages d'être prudents", a estimé le Français lors d'une conférence de presse à Francfort.
La croissance a calé au quatrième trimestre en zone euro, et plusieurs indicateurs décevants ont récemment semé le doute sur la solidité de la relance dans les seize pays de la zone euro. Pour 2010, la BCE a maintenu sa prévision de croissance à 0,8 %. Pour 2011, elle l'a remontée à 1,5 % (contre 1,2 % auparavant). La BCE réactualise chaque trimestre ses prévisions de croissance et d'inflation pour la zone euro.
Concernant l'inflation, elle table désormais sur une hausse des prix de 1,2 % en 2010 (contre 1,3 % jusque-là) et de 1,5 % en 2011 (contre 1,4 % précédemment). Les prix devraient ainsi rester dans la limite tolérée par la BCE, à savoir une inflation légèrement inférieure à 2 % sur le moyen terme. Le principal taux directeur, fixé à un niveau historique de 1 % depuis presque un an, devrait donc rester inchangé pour un long moment. Le président de la BCE a redit que le niveau des taux était "approprié". Il n'y a aucun changement dans le cap de la politique monétaire de la BCE, a-t-il dit.