
Pour 2012, les deux millions de salariés de la fonction publique allemande ont déjà accepté une hausse de 6,3% répartie sur deux ans.
Des salariés ont cessé le travail ce week-end à l'appel du puissant syndicat de la métallurgie IG Metall, qui réclame une hausse de salaire de 6,5% cette année. D'autres débrayages sont programmés.
Les salariés allemands veulent récupérer une partie des fruits de la croissance. La branche de la métallurgie a entamé dans la nuit de samedi à dimanche une série de débrayages dans tout le pays, à l'appel du puissant syndicat IG Metall. Objectif: obtenir pour les 3,5 millions de salariés de la métallurgie et de l'industrie électronique une augmentation des salaires de 6,5% cette année. La proposition du patronat d'une hausse de 3% sur 14 mois, jugée «absolument insuffisante» par IG Metall, a été rejetée à la mi-avril.
Selon le syndicat, quelque 2500 salariés ont participé au mouvement ce week-end, notamment chez MAN, Siemens, ThyssenKrupp, Continental ou encore Bosch. Comme pratiquement tous les ans en Allemagne à l'occasion des négociations salariales, d'autres grèves d'avertissement sont à prévoir à partir du milieu de la semaine prochaine un peu partout dans le pays.
Même si l'année 2012 s'annonce sous de moins bons auspices que les deux précédentes -le gouvernement allemand anticipe 0,7% de croissance contre 3% en 2011 et 3,7% en 2010-, le syndicat entend faire profiter les salariés du dynamisme des entreprises du secteur. Le taux de chômage allemand, au plus bas depuis la réunification, à 6,7% en mars, est un autre atout dans sa manche. Pour le patronat, l'enjeu est d'importance: dans la métallurgie, les salaires représentent 160 milliards d'euros, soit 16% du chiffre d'affaires total, souligne le quotidien allemand Handelsblatt.