L'usine de PSA à Aulnay est restée quasiment paralysée. Des débrayages ont à nouveau touché Renault.
Le conflit s'enlise dans l'usine de PSA à Aulnay, quasi paralysée depuis le 16 janvier. Alors que la CGT avait à nouveau appelé à la grève, la direction n'a pas démarré la production mardi matin, de façon, a-t-elle précisé, à pouvoir informer les salariés par petits groupes - pour de meilleures conditions de sécurité - sur le plan de restructuration. «Des œufs et des écrous ont été lancés vendredi dernier et lundi sur du personnel encadrant ; de gros pétards éclatent régulièrement», dénonce une porte-parole du site, qui ajoute que «les grévistes (environ 250 personnes) continuent d'intimider les non-grévistes sur la ligne de montage». Quelques voitures ont pu être en partie assemblées dans l'après-midi.
Risque de radicalisation:
À la demande des syndicats CFE-CGC, CFTC, FO et SIA, un comité central d'entreprise va se tenir le 15 février pour permettre à des salariés d'Aulnay d'être transférés avant la fermeture du site - prévue en 2014 - vers l'usine de Poissy. «Il y a des gens qui ne se sentent pas bien à Aulnay. Nous voulons leur donner la possibilité de quitter cette ambiance», explique Franck Don, de la CFTC.
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«Aujourd'hui, on assiste moins à des mouvements sociaux qu'à des implosions ou explosions sociales», a souligné Manuel Valls,
le ministre de l'Intérieur, sur BFMTV. Les services de renseignement
ont reçu récemment comme instruction de suivre «au plus près» les
entreprises en difficulté, afin de prévenir «les risques d'incidents» ou
d'éventuelles «menaces sur l'outil de production en cas de
radicalisation d'un conflit».






