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lundi 7 juillet 2014

Aurélie Filippetti « comprend l'inquiétude des intermittents »

Répétition du « Prince de Hombourg », vendredi soir.

 « L'inquiétude des intermittents, je la comprends ! » La ministre de la culture, Aurélie Filippetti, s'est exprimée vendredi 4 juillet sur RTL après l'annonce d'une grève pour le premier jour du Festival d'Avignon. Elle a rappelé que les intermittents « [avaient] l'impression de ne pas être suffisamment écoutés » et étaient souvent considérés « comme des privilégiés ».


Par « respect pour la mobilisation », la ministre a précisé qu'elle ne se rendrait pas à l'ouverture d'Avignon vendredi soir, mais elle a assuré qu'elle s'y rendrait plus tard, « comme dans les autres festivals ».

Lire l'entretien : Intermittents : Aurélie Filippetti appelle à la fin du mouvement


LA CGT SOUTIENT LA GREVE, PAS LES BLOCAGES


Concernant la concertation sur l'assurance-chômage, qui a démarré à Paris, Mme Filippetti assure qu'elle « va aboutir à une vraie réforme pour sécuriser et pérenniser un régime qui est indispensable à tous les artistes et à tous les techniciens ».


Un avis que ne partage pas le secrétaire général de la CGT, opposé à la convention d'assurance-chômage. Sur France Inter, Thierry Lepaon a affirmé que son syndicat « organis[ait] la riposte nécessaire, utile, pour l'avenir du spectacle vivant dans notre pays », notamment par la grève, tout en précisant que « les blocages [de spectacles], ce n'est pas la CGT ».


INCERTITUDE SUR LES SPECTACLES D'OUVERTURE

Olivier Py, directeur du Festival d'Avignon, en mars 2014.

Malgré le vote de la grève, il est possible que les deux spectacles d'ouverture se tiennent vendredi soir. « Nous devrions savoir dans la matinée qui fait grève ou pas, et quel sera l'impact sur les spectacles », a précisé le directeur du festival, Olivier Py, sur France Inter.


« Je respecte absolument le droit de grève, le combat des intermittents doit rester dans un cadre légal, même si, pour le directeur du Festival d'Avignon, c'est difficile de voir compromettre le spectacle d'ouverture ce soir ».

Deux premières marquent l'ouverture du plus emblématique des festivals de l'été, dont Le Prince de Hombourg, pièce mythique créée à Avignon par son fondateur Jean Vilar en 1951 avec Gérard Philipe. L'ultime répétition de la pièce s'est tenue jeudi soir, dans la cour d'honneur d'Avignon, malgré le vote de la grève.

Le décryptage : Si vous n'avez rien suivi à la crise des intermittents

dimanche 6 juillet 2014

À Bar-le-Duc, les intermittents dégradent la permanence du PS

Les intermittents en colère contre la nouvelle convention d'assurance-chômage ont perturbé le déroulement de la dix-septième édition de RenaissanceS, manifestation dédiée aux arts de la rue. En marge de celle-ci, ils ont repeint de rouge les locaux socialistes du chef-lieu de la Meuse.



De notre envoyée spéciale


Samedi après-midi, les intermittents du spectacle qui ne décolèrent pas ont repeint en rouge le local du Parti socialiste de Bar-le-Duc. La veille, seuls trois spectacles sur les quinze prévus au festival «RenaissanceS» (théâtre de rue, danse, cirque et arts visuels) ont été présentés. Ce même vendredi, 95,5 % des intermittents réunis en assemblée générale avaient en effet voté pour la grève.


«Des compagnies étrangères, dont une Suisse, ont joué, d'autres ne comprennent pas tout ce qui se passe et sont venues avec leurs propres techniciens», signale Christelle Meriguet, coordinatrice et administratrice de cette 17e édition organisée par la municipalité. «Je condamne fermement ces actes comme toutes les tentatives pour instrumentaliser le mouvement des intermittents à d'autres fins», a déclaré de son côté la ministre de la Culture, Aurélie Filippetti dans un communiqué.


Plus de 40 000 spectateurs étaient attendus pour cette manifestation qui rend hommage à René 1er d'Anjou (1409-1480). «Cette année, on en aura moins en raison des mouvements de grève», regrette Christelle Meriguet qui se veut toutefois optimiste. «On a trente-six compagnies et a priori, tous les spectacles sont maintenus, mais d'autres perturbations restent envisageables ce dimanche, il peut y avoir des décisions individuelles», ajoute ainsi la coordinatrice.

mardi 22 janvier 2013

Emploi: partenaires sociaux et gouvernement au pied du mur.

La Cour des comptes juge le système de lutte contre le chômage aussi coûteux qu'inefficace. La renégociation des règles d'indemnisation, prévue à la fin de l'année, s'annonce très tendue.

La lutte contre le chômage est à la fois coûteuse et inefficace. Et la France n'a plus les moyens de s'offrir un système cher et inefficace. Voilà à grands traits la conclusion de la Cour des comptes, dans un rapport sur le marché du travail publié ce mardi, qui n'a pas fini de faire des vagues au cours des prochains mois.
Comme souvent, les éléments listés par la Cour sont en réalité tous connus. Mais leur compilation tourne à la démonstration implacable. L'indemnisation chômage et la solidarité nationale (RSA, prime pour l'emploi) s'entremêlent de façon illisible. Seule la moitié des chômeurs touche une indemnité tandis que l'indemnisation des autres est plus généreuse et plus longue que dans la plupart des pays comparables. Les formations ne ciblent pas ceux qui en ont le plus besoin. Les contrats aidés, trop souvent dans le public et pas assez dans les entreprises, débouchent rarement sur un véritable emploi. Le pilotage et le financement des organismes concernés - formation, Pôle emploi, Unedic… - mélangent une multitude d'acteurs, diluant les responsabilités. Cette complexité ralentit le retour des chômeurs vers l'emploi, facteur clé du succès de la lutte contre le chômage et de l'équilibre financier des régimes. La dette cumulée par l'Unedic, justement, n'en finit plus de gonfler.

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