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mercredi 6 février 2013

Spéculation dans le câble avec l'achat de Virgin Media.

Virgin Media, avec 4,9 millions d'abonnés en Grande-Bretagne, est le numéro deux de la télévision et de l'internet haut débit outre-Manche derrière BSkyB, contrôlé par Rupert Murdoch.
Virgin Media, avec 4,9 millions d'abonnés en Grande-Bretagne, est le numéro deux de la télévision et de l'internet haut débit outre-Manche derrière BSkyB, contrôlé par Rupert Murdoch.

L'américain Liberty Global vient défier le groupe Murdoch en Grande-Bretagne.




«Les réseaux câblés deviennent tendance! Et ce n'est que le début», s'exalte le patron d'un câblo-opérateur, alors que l'américain Liberty Global a annoncé mardi soir le rachat de son concurrent britannique Virgin Media pour 23,3 milliards de dollars (soit 17,3 milliards d'euros) afin de créer le leader mondial du secteur.
Virgin Media, avec 4,9 millions d'abonnés en Grande-Bretagne, est le numéro deux de la télévision et de l'internet haut débit derrière BSkyB, contrôlé par Rupert Murdoch. Liberty, avec ce rachat ambitieux, veut détrôner le magnat des médias sur ce marché et entend créer «la première entreprise mondiale de communication à haut débit, couvrant 47 millions de domiciles et desservant 25 millions de clients dans 14 pays», a indiqué Mike Fries, le directeur général de Liberty Global. Le groupe américain table sur des économies et synergies importantes d'environ 180 millions de dollars par an, une fois l'intégration effective.

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Moins développé en France:

vendredi 15 juin 2012

Hausse de 70 % des droits télé de la Premier League anglaise.


Un match de Premier League, le 21 mars dernier, entre Chelsea, le vainqueur de la Ligue des champions, et Manchester City, le champion d'Angleterre.
Un match de Premier League, le 21 mars dernier, entre Chelsea, le vainqueur de la Ligue des champions, et Manchester City, le champion d'Angleterre.
 
 
Le bouquet satellitaire britannique BSkyB, qui met sur la table 2,8 milliards d'euros, doit faire face à un nouveau concurrent, l'opérateur télécoms BT. La chaîne ESPN de Disney est écartée.
 Jusqu'où les droits de retransmission de la Premier League peuvent-ils grimper? Même le patron de la Premier League s'est dit «surpris» de voir que les droits des matchs disputés pendant les trois prochaines années (2013-2016) s'étaient arrachés pour 3,018 milliards de livres (environ 3,7 milliards d'euros), soit un montant en hausse de 71 % par rapport au précédent accord négocié en 2009.
Le bouquet satellite BSkyB, contrôlé à 39 % par le groupe de Rupert Murdoch, conserve la part du lion. Le diffuseur historique des matchs de Premier League retransmettra 116 matchs par saison, en échange de 2,3 milliards de livres (2,8 milliards d'euros). Mais, par ailleurs, la structure du marché des droits a été considérablement modifiée.

Une offre «triple play»:

mardi 1 mai 2012

Murdoch «inapte à diriger» un groupe international.


Rupert Murdoch, le 24 avril dernier.
Rupert Murdoch, le 24 avril dernier.
 
 
 Un rapport très sévère du Parlement britannique condamne l'attitude des dirigeants de News Corp dans le scandale des écoutes.
 
 
 
 
 
Rupert Murdoch et son fils James se font vertement tancer par une commission parlementaire britannique chargée d'un rapport sur le scandale des écoutes du tabloïd défunt News of the World . Rupert Murdoch «n'est pas à apte à diriger un grand groupe international», conclut le rapport rendu public mardi. La commission juge «surprenantes» les allégations des Murdoch père et fils selon lesquelles ils n'auraient pas été au courant des pratiques d'espionnage à grande échelle en vigueur dans leurs journaux. «Rupert Murdoch a fermé les yeux et fait preuve d'un aveuglement délibéré sur ce qui se passait dans ses sociétés et publications», cingle le rapport de 121 pages, aboutissement de neuf mois d'auditions. Les députés affirment également que le journal News of the World et sa société éditrice News International ont délibérément «trompé la commission sur la vraie nature et l'étendue des investigations qu'ils ont affirmé avoir menées sur les écoutes téléphoniques».

mercredi 20 juillet 2011

La guerre de succession entre les héritiers de Murdoch.


Rupert Murdoch (au centre) avec son fils James (à droite) et sa fille Elisabeth (à gauche).
Rupert Murdoch (au centre) avec son fils James (à droite) et sa fille Elisabeth (à gauche).
 
 
La deuxième fille de Rupert, Elisabeth, pourrait être le dernier espoir de voir l'un des membres du clan reprendre le flambeau, en cas de départ précipité de son frère James.
 
Selon The Independent, Rupert Murdoch souhaiterait qu'Elisabeth, qui dirige le groupe de production de télévision Shine, rejoigne le conseil d'administration du conglomérat dès le mois d'octobre, lors d'un remaniement. Jusqu'ici, James, l'actuel directeur général adjoint de News Corp. et PDG de BSkyB, le bouquet satellite payant qu'il a dirigé avec succès pendant quatre ans, était considéré comme l'héritier naturel de l'empire créé par son père. Mais lui aussi pourrait faire les frais de l'affaire des écoutes téléphoniques. Outre sa responsabilité en tant que président de News International, la branche britannique de News Corp., dont certains journaux se sont livrés à des pratiques frauduleuses, les actionnaires de BSkyB et de News Corp. réclameraient sa tête.

Couper tous les liens avec Mme Brooks.

Après son audition, Murdoch s'adresse à ses salariés.


Rupert Murdoch quitte son domicile de Londres le 20 juillet 2011.
Rupert Murdoch quitte son domicile de Londres le 20 juillet 2011. 
 
Après son audition par les parlementaires britanniques dans l'affaire des écoutes illégales, le patron de News Corp a voulu rassurer ses salariés, tout en menaçant de sanction ceux qui feraient entorse à la déontologie.
 
Rupert Murdoch prévient que les choses vont changer. «Au vu des problèmes rencontrés actuellement par News International, nous sommes en train de prendre des mesures sérieuses pour faire face au passé et faire en sorte que ces problèmes ne se reproduisent plus», a écrit le magnat dans un courriel adressé à l'ensemble des employés ce mercredi. Cet envoi intervient au lendemain de son audition par une commission parlementaire à Londres, au sujet des écoutes illégales commandées par son journal News of the World, qui ont conduit à des démissions en chaîne, notamment à la tête de Scotland Yard.
«Ceux, qui auront trahi notre confiance, assumeront leur responsabilité devant la loi», a-t-il ajouté, précisant que le groupe pourra sortir renforcé de cette crise, mais que cela prendrait du temps.
Pour essayer de gérer la crise, le groupe News Corp a pris la décision de publier une campagne publicitaire dans la presse britannique le week-end dernier pour présenter ses excuses. Selon la déclaration de James Murdoch, le fils du fondateur de News Corp, qui a été publiée vendredi dernier dans The Guardian, le groupe prévoit de communiquer largement pour expliquer les mesures que le groupe va entreprendre à l'avenir pour gérer la crise. «Notre entreprise a commis des erreurs. Elle a été mise en examen, mais elle va faire des mises au point pour répondre à des attaques injustes», a-t-il indiqué.

L'affaire fait des vagues en Australie:

mardi 19 juillet 2011

La réputation ternie de News Corp inquiète S&P.


Le directeur général de News Corporation, Rupert Murdoch
Le directeur général de News Corporation, Rupert Murdoch.
 
Les activités du groupe pourraient pâtir gravement du scandale des écoutes en Grande-Bretagne, selon l'agence de notation qui menace de dégrader sa note. Le départ de Rupert Murdoch serait envisagé.
 
Le scandale des écoutes téléphoniques qui fait vaciller l'empire du magnat de la presse Rupert Murdoch pourrait sérieusement porter atteinte à la santé financière du groupe News Corp. L'agence de notation Standard & Poor's a ainsi mis sous surveillance la note du groupe de média, actuellement à BBB+. Les investisseurs saluent cette décision: le titre News Corp, qui perdait encore 4,32% hier à Wall Street, rebondit ce mardi matin à la Bourse de Sydney, gagnant 2,75% à la mi-séance.
Standard & Poor's s'inquiète de «l'augmentation des risques associés aux activités et à la réputation (du groupe) alors que les poursuites judiciaires s'étendent». Les conséquences financières du scandale sont déjà lourdes pour News Corp qui a dû renoncer à son projet phare de rachat de la totalité de la chaîne satellitaire BSkyB. Et l'agence de notation estime qu'une réputation ternie «peut faire fuir des clients actuels ou futurs, faire perdre des opportunités et détourner l'attention des dirigeants». Or cette réputation a été affectée par «l'amplification de la procédure judiciaire en Grande-Bretagne et les pressions provenant de parlementaires américains pour une enquête du FBI», souligne l'agence de notation avant d'évoquer les démissions et la convocation de plusieurs dirigeants pour une audition par le Parlement britannique le 19 juillet.
Par ailleurs, la direction du groupe pourrait être remaniée. Selon Bloomberg , le conseil d'administration discuterait du remplacement de Rupert Murdoch à la tête du groupe, malgré le soutien au dirigeant réaffirmé hier par l'un des administrateurs, Tom Perkins. Selon le Wall Street Journal hier, le directeur général et fondateur de News Corp envisage lui-même de lâcher les rênes de son entreprise depuis plus d'un an, pour céder la place à Chase Carey, l'actuel directeur de l'exploitation du groupe. Le départ de Ruppert Murdoch est également devenu un combat pour les pirates informatiques du collectif LulzSec, qui ont détourné hier soir une page du site Internet du Sun , dirigeant les internautes vers un article-canular qui annonçait la mort du patron de News Corp.

mercredi 13 juillet 2011

News Corp renonce au rachat de BSkyB .


 
En plein scancale des écoutes téléphoniques ayant conduit à la fermeture de son tabloïd News of the World et sous la pression de la classe politique britannique, Rupert Murdoch jette l'éponge.
 
Rupert Murdoch a évité l'humiliation. News Corp. a annoncé mercredi le retrait de son offre de rachat sur le groupe de télévision payante par satellite BSkyB, lancée il y a plus d'un an. Le groupe de médias du magnat australo-américain a ainsi coupé l'herbe sous le pied du Parlement britannique, qui devait voter mercredi soir une motion réclamant ce retrait.
Déposée par l'opposition travailliste, la motion avait obtenu le soutien du vice-président libéral-démocrate Nick Clegg puis du premier ministre conservateur David Cameron. Ce dernier avait indiqué mercredi matin : «Ce qui s'est passé dans le groupe est honteux. Cela doit être réglé à tous les niveaux et ils devraient arrêter de penser à des fusions tant qu'ils doivent mettre de l'ordre dans la pagaille qu'ils ont créée.»
Face à ce front uni, le groupe de News Corp. a préféré se rendre à l'évidence. «Nous pensons que le rachat proposé de BSkyB par News Corporation bénéficierait aux deux sociétés, mais il est devenu clair qu'il est trop difficile de progresser dans ce climat», a résumé, dans un communiqué, le numéro deux du groupe, Chase Carey. News Corp. n'exclut pas de faire une autre offre ultérieurement. «Nous saluons la nouvelle», a déclaré aussitôt un porte-parole de David Cameron, tandis que Nick Clegg estimait la décision «décente et responsable».