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lundi 4 février 2013

Profits encore meilleurs qu’attendu chez Swatch Group.


Crhonographe Type XXII de Breguet, un des fleurons du Swatch Group.

L’horloger a dégagé une marge nette de plus de 20 % en 2012, au-delà de toutes attentes. Et 2013 offre encore « un très grand potentiel ». Les titres Swatch Group progressent fortement lundi à Zurich.

Après avoir dépassé son objectif d’un chiffre d’affaires de 8 milliards de francs suisses, le Swatch Group a publié ses comptes préliminaires au titre de 2012, faisant apparaître un bénéfice annuel nettement supérieur aux prévisions, à 1,608 milliard. Les actions de l’horloger, propriétaire d’ETA, Omega ou Breguet, affichaient la plus forte progression lundi matin à Zurich.
Grâce à un taux d’utilisation élevé, à la mise en place de nouvelles méthodes de production et à la «traditionnelle» (souligné par le groupe) maîtrise des coûts, le résultat opérationnel a progressé en 2012 de 22,9 % à 1,984 milliard de francs suisses. Quant au bénéfice net, il s’est accru de 26 % à 1,608 milliard de francs, alors que la firme avait dernièrement indiqué viser 1,5 milliard.
Tout autant que ces résultats haut-de-gamme, le marché salue le franc optimisme du groupe dirigé par «Nick» Hayek pour l’avenir. «De toute évidence, les indicateurs des marchés aux quatre coins de la planète signalent toujours un potentiel de croissance saine pour l’industrie horlogère suisse et Swatch Group.

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L’objectif prioritaire reste inchangé: fabriquer des produits suisses innovants et de grande qualité, ceci pour chaque segment. Dans ce contexte, une croissance à long terme de l’industrie horlogère helvétique de cinq à dix pour cent par an semble réaliste», estiment des dirigeants de la société.

jeudi 31 janvier 2013

Nouvelle année record pour LVMH.


La boutique LVMH sur les Champs Elysées.

La baisse du rythme de croissance enregistrée depuis le début de l’année s’est inversée au quatrième trimestre. Le leader mondial du luxe tire les bénéfices de son modèle diversifié en cinq branches, unique dans le secteur.

Nouvelle année record pour LVMH. Deux ans seulement après avoir franchi le cap des 20 milliards d’euros, les ventes du leader mondial du luxe ont dépassé la barre des 28 milliards en 2012. Le résultat opérationnel a, lui, frôlé les 6 milliards, deux ans après s’être hissé au-dessus des 4 milliards. «LVMH a accompli à nouveau une performance remarquable, indépendamment du contexte de ralentissement économique en Europe, s’est réjoui Bernard Arnault, le PDG du groupe. LVMH compte renforcer encore en 2013 son avance mondiale dans les produits de haute qualité».
Certes, la croissance s’est sensiblement ralentie. Après avoir progressé de 13 % en 2010 et de 14 % en 2011, les ventes n’ont augmenté que de 9 % l’an passé. Mais les performances au quatrième trimestre (+ 8 %) ont marqué une légère amélioration par rapport au précédent (+ 6 %). Les ventes ont notamment accéléré en Asie (+ 8 % au dernier trimestre) et en Chine (+ 10 %). Les pays émergents ont représenté 37 % des ventes en 2012.
Surtout, le leader mondial du luxe tire parti de la diversité unique de ses activités. Alors que ses concurrents (PPR, Richemont, Swatch, Pernod Ricard et L’Oréal) sont centrés sur un ou deux métiers, LVMH reste attaché à conserver ses cinq divisions. Un véritable amortisseur en cas de ralentissement sur une des activités.

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La division mode et maroquinerie à la peine :

jeudi 24 janvier 2013

Unilever plus rapide que Nestlé et Procter.





Inside Unilever's Skincare Products Factory
Unilever a aujourd’hui la présence la plus forte du secteur sur les marchés émergents. Ici, dans le rayon des shampoings d'un supermarché indonésien.

Le numéro 3 mondial des produits de grande consommation affiche une plus forte croissance que ses deux rivaux. Ses recettes : la priorité accordée aux pays émergents et aux produits de soin de la personne et de la maison.

 
Alors que les poids lourds de la grande consommation (Procter & Gamble, Danone, Nestlé…) sont, à divers degrés, touchés par la crise, Unilever affiche une étonnante résistance. Les ventes du numéro trois mondial des produits de grande consommation ont grimpé de 6,9 % en 2012. Sur les neuf premiers mois de l’année, celles de Nestlé avaient augmenté de 6,1 % et celles de Procter de seulement 3 % sur l’exercice clos fin juin, avant un recul de 4 % le trimestre suivant.
La réussite d’Unilever est marquée par sa performance dans les pays émergents (+ 11,4 %) et sa résilience en Europe (+ 0,8 %). Elle s’explique par la hausse des volumes (+ 3,4 %) et celle des prix (+ 3,3 %). Unilever, premier acteur du secteur à publier ses résultats annuels, franchit pour la première fois la barre des 50 millards d’euros, ce qui le rapproche de son objectif d’atteindre 80 milliards d’ici à 2020.
«Ces résultats ont été atteints dans des conditions économiques difficiles, marquées par la volatilité des prix des matières premières et un environnement intensément concurrentiel», a déclaré Paul Polman, PDG d’Unilever, aux commandes depuis cinq ans.

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Bonne santé de la France:

mardi 19 juin 2012

L’Espagne pèsera sur la marge de Danone cette année.

ALICAMENTS DANONE (ACTIVIA ET ACTIMEL)Le groupe est contraint de défendre ses marques sur le marché espagnol.

  La consommation flanche en Europe du Sud, obligeant le groupe à revoir en baisse ses ambitions 2012. Une incitation supplémentaire à donner la priorité aux marchés émergents. Le titre perdait 6 % à l’ouverture.


Depuis la fin du premier trimestre, Danone se trouve confronté «à un contexte de consommation en dégradation rapide et significativement plus forte qu’attendue dans les pays d’Europe du Sud, et tout particulièrement en Espagne». Danone demeure ainsi numéro 1 en parts de marché dans les produits laitiers en Espagne mais sa part a quelque peu diminué au profit de marques de distributeurs. Du coup le groupe a mis en place des actions pour renforcer la compétitivité de ses marques, continuer à innover et améliorer sa productivité.
Cependant, la firme n’est pas aidée en cela par l’inflation des coûts matières premières qui se révèle, depuis le début de l’année, supérieure aux attentes.
Au total, le groupe d’agroalimentaire doit ajuster ses objectifs 2012: si la prévision d’une croissance de 5 à 7 % du chiffre d’affaires est maintenue, grâce à la bonne performance de l’ensemble des activités en Asie, aux Amériques, en Afrique et au Moyen-Orient, l’objectif de marge opérationnelle est ramené de «stable» à «en baisse de 0,50 point». En revanche l’objectif de free cash flow n’est pas affecté, à 2 milliards d’euros, le groupe continuant à progresser notamment dans sa gestion du besoin en fonds de roulement.
Le sentiment des Experts Bourse: L’avertissement de Danone constitue un très mauvais signal en provenance des marchés européens… Le groupe joue le rôle du porteur de mauvaise nouvelle mais paradoxalement il ne devrait pas être le plus durement affecté étant donné son développement rapide dans les marchés émergents, lesquels ont représenté 51 % de ses revenus l’an dernier contre 38 % pour l’Europe occidentale. Après avoir conseillé de prendre une partie de ses profits, nous sommes à conserver depuis les sommets de l’action fin avril et nous ne voyons pas d’urgence à se repositionner vu la valorisation actuelle (18,5 fois le bénéfice attendu cette année selon nos nouvelles projections).
Horizon d’investissement: moyen à long terme.
Type d’investissement: fond de portefeuille.

jeudi 3 mai 2012

Hermès, l’activité progresse mais la visibilité se dégrade.

FRANCE-TRANSPORT-AVIATION-AIRPORT-CDG
Les ventes sont en hausse dans toutes les régions où le groupe de luxe est implanté.

 Hermès International a publié un chiffre d’affaires supérieur aux attentes. Cette performance était anticipée et ne devrait pas conduire à une forte révision à la hausse des attentes bénéficiaires pour l’année.

Le maroquinier de luxe Hermès International a annoncé un chiffre d’affaires trimestriels en très bonne facture en hausse de 17,6 % à structure constante à 776,9 millions d’euros. La demande est au rendez-vous sur tous les métiers du groupe (soie, maroquinerie, vêtements, accessoires et bijouterie) et dans toutes les régions du monde. La croissance est forte en Aise (+22 %), en Europe hors de France (+27 %) et aux États-Unis (+11 %).
Le titre baisse parce que le patron du groupe, Patrick Thomas, craint une fin d’année difficile. «L’année 2012 je la vois bien difficile, parce que je pense qu’il y aura des perturbations et des turbulences monétaires qui vont interférer sur nos affaires et qui peuvent avoir des impacts dans des sens imprévus», a-t-il déclaré à l’AFP. Dans ce contexte, il s’est contenté de renouveler sa prévision pourtant sur une croissance organique de l’activité de l’ordre de 10  à 11%.
Il n’a en revanche pas changé les prévisons annoncées lors de la présentation des résultats annuels portant sur une marge opérationnelle comprise entre 28 et 31 %. Les opérateurs ont considéré qu’avec un multiple de capitalisation des profits de plus de 42 fois les profits attendus pour l’année en cours le titre était bien valorisé. Ils ont donc décidé de prendre des bénéfices après une hausse de près de 20 % du cours de Bourse depuis le début de l’année.
Le sentiment des experts du Bourse: les chiffres d’activité trimestriels sont excellents, ils justifient le niveau élevé de valorisation du titre, qui tient également compte d’une prime spéculative liée à la présence du groupe LVMH à hauteur de 22,3 % du capital. Il est sans doute un peu tard pour acheter, mais les actionnaires du groupe ont intérêt à précieusement conserver ce titre d’exception en portefeuille dans une optique de long terme.
Horizon d’investissement: moyen et long terme.
Profil d’investisseurs: détenteurs de PEA à la recherche de plus-values, pour le long terme et sans prise de risques excessive.


jeudi 19 avril 2012

Sodexo confirme ses objectifs à l’issue d’un semestre solide .


Michel Landel, directeur général de Sodexo (Photothèque Sodexo). 

 La groupe de restauration collective, de services aux entreprises et aux particuliers, a vu son chiffre d’affaires semestriel progresser de 9,7%, tandis que le bénéfice net a bondi de 17,9%. 


Au premier semestre (achevé fin février) de son exercice 2011-2012, le groupe français a enregistré un chiffre d’affaires de 9,1 milliards d’euros, en progression de 9,7% (dont 6,4% de croissance interne). Le résultat opérationnel a progressé de 14,5% à 559 millions d’euros, soit un taux de marge de 6,2%. Sodexo reconnaît toutefois que ce poste a bénéficié d’un ajustement favorable lié à une évolution règlementaire en Grance-Bretagne sur le calcul des pensions à verser à certains employés en retraite, sans lequel le taux de marge serait resté stable par rapport au premier semestre 2010-2011. Enfin le bénéfice net, part du groupe, s’est accru de 17,9% à 297 millions d’euros (la progression aurait été de 10,1% en excluant l’ajustement comptable favorable lié aux coûts des plans de retraite outre-Manche).
Au chapitre du bilan, le taux d’endettement, tout en restant mesuré à 38% des fonds propres, a néanmoins augmenté par rapport à son niveau un an auparavant (26%).
Fort des performances de ce premier semestre et malgré l’incertitude du contexte économique (caractérisé en outre par le renchérissement des denrées alimentaires), le management maintient pour l’ensemble de 2011-2012 sa prévision d’une croissance interne du chiffre d’affaires comprise entre 6 et 7%, à quoi s’ajoutera environ 4% de contribution des acquisitions récentes, et une progression «de l’ordre de 10 %» (hors effets de change et ajustement comptable favorable) du résultat opérationnel.

mardi 17 avril 2012

Danone fait mieux que prévu au premier trimestre .

FRANCK RIBOUD, PDG DE DANONE.Pause Evian pour Franck Riboud, le Président de Danone. 

 Parmi les premiers des grands groupes français à dévoiler ses chiffres du premier trimestre, le géant de l’agroalimentaire a nettement dépassé le consensus des anticipations. 


«L’année 2012 a bien démarré pour Danone», comme l’indique son président Franck Riboud. Le chiffre d’affaires s’est établi à 5,117 milliards d’euros au premier trimestre, soit une augmentation de 7,6% par rapport à la même période de 2011, dont une croissance organique de 6,9%. C’est sensiblement mieux que ne l’attendaient les analystes, le consensus était proche de +6% seulement.
Le rythme de croissance des volumes n’a pas ralenti par rapport au trimestre précédent, contrairement à ce qu’on pouvait redouter vu le regain des inquiétudes macroéconomiques. Cette hausse s’est maintenue à +2,2%. Là-dessus, Danone a réalisé une progression en valeur de 4,7%. Toutes les divisions et toutes les régions du groupe ont dégagé de la croissance, en particulier les eaux en bouteille (+16,4%) et l’Asie (+19,4%).
Cette dynamique du premier trimestre conforte la direction dans sa prévision d’une croissance organique de 5 à 7% sur l’ensemble de 2012, d’une marge opéartionnelle stable par rapport à l’année passée, et d’une nouvelle progression du free cash-flow à 2 milliards d’euros. Ces perspectives s’entendent dans l’hypothèse d’un contexte macro-économique ni meilleur ni particulièrement dégradé que fin 2011, avec des tendances de consommation toujours difficiles en Europe de l’Ouest et une augmentation de l’ordre de 5% du prix des matières premières.
Le sentiment des Experts Bourse: À juste titre, le marché s’apprête à accueillir favorablement cette publication très encourageante. Nous rappelons que Danone fait partie des valeurs à privilégier pour sa forte exposition aux pays émergents tels que le Mexique, l’Indonésie, la Chine, la Russie ou le Brésil. Après avoir concrétisé une partie des plus-values, conservez le solde des actions.
Horizon d’investissement: moyen/long terme.
Type d’investissement: fond de portefeuille.

vendredi 13 avril 2012

L’Oréal rassure sur ses perspectives de croissance .

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Le siège du groupe L’Oréal près de Paris.

 La forte hausse du chiffre d’affaires trimestriel est bien accueillie en Bourse. Le titre est cher, mais la hausse du cours reflète la solidité des fondamentaux. 

A 94 euros à l’ouverture de la Bourse de Paris, l’action L’Oréal défie la morosité boursière ambiante et se hisse à un niveau proche de ses records historiques. Depuis le début de l’année, le titre affiche une hausse de 16,75 %.
Cette belle performance s’explique par l’annonce d’une hausse de 9,4 % du chiffre d’affaires trimestriel à 5,65 milliards d’euros. Ce chiffre est supérieurs aux attentes des analystes et renforce la confiance des boursiers dans la capacité du groupe à croître plus vite que le marché des produits cosmétiques attendu en hausse de 4 % cette année.
Ce qui rassure le plus, c’est que la croissance est surtout tirée par les produits de luxe à plus forte marge, sur des marchés très prometteurs, comme les États-Unis et l’Asie. Dans cette dernière région, les ventes font un bond de 15,5 %. Les investisseurs misent désormais sur un retour à une croissance de l’activité à deux chiffres pour cette année.
Le sentiment des experts du Figaro Bourse: L’Oréal offre une visibilité exceptionnelle à la fois sur ses perspectives de croissance de son activité et des profits. Le titre se paie cher à plus de 19,5 fois des estimations de résultats pour l’année en cours, mais dans le contexte actuel, cette visibilité constitue un atout important. Ce titre mérite de figurer dans un portefeuille diversifié de long terme. Toute baisse du cours vers les 91 euros pourra être mise à profit pour renforcer ou pour acheter.
Horizon d’investissement: moyen/long terme.
Profil d’investisseurs: Porteurs de PEA.