À moyen-terme, les euro-obligations pourraient être une contrepartie au renforcement du contrôle de Bruxelles sur les budgets nationaux, avance un rapport de préparation au sommet européen de jeudi.
Le principe des euro-obligations
(ou eurobonds), presque enterré, n'est pas complètement mort pour
autant. Deux jours avant un sommet européen crucial pour l'avenir de
l'euro, un rapport préparatoire officiel en fait mention comme ultime
touche à une future union budgétaire. «Dans une perspective de moyen
terme», la mise en commun des dettes des États de la zone euro «pourrait être explorée», est-il écrit dans ce document.
Les auteurs de ce texte ne sont pas n'importe qui: le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, le président du Conseil européen Herman van Rompuy, le président de la Banque centrale européenne (BCE) Mario Draghi et le président de l'Eurogroupe Jean-Claude Juncker.
Ils défendent une position prudente, qui se rapproche en cela des
dernières déclarations de Paris sur un sujet qui exaspère Berlin.
Longtemps fervent défenseur d'une mise en commun rapide des dettes
publiques, le premier ministre Jean-Marc Ayrault a en effet adouci sa position la semaine dernière, parlant d'une «perspective» à l'horizon de «plusieurs années».