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jeudi 7 février 2013

Mario Draghi a réussi à faire fléchir l'euro.

Mario Draghi, président de la BCE, ce jeudi à Francfort.
Mario Draghi, président de la BCE, ce jeudi à Francfort.


Le président de la Banque centrale européenne reconnaît que la hausse de l'euro l'inquiéterait si cela devait remettre en cause la stabilité des prix. Autrement dit si la zone euro entrait dans un cycle déflationniste.


La Banque centrale n'a pas d'objectif de taux de change et son seul souci est la stabilité des prix. Telle est la doctrine officielle traditionnelle que Mario Draghi a réaffirmée, ce jeudi, à l'issue de la réunion mensuelle des gouverneurs de la BCE.
Mais la stabilité des prix à la consommation doit s'entendre dans les deux sens. Qu'ils n'augmentent pas trop vite, ce qui est une évidence, mais qu'ils ne s'effondrent pas non plus. En clair qu'ils ne s'écartent pas de l'objectif de progression annuelle de 2% des prix à la consommation dans l'Euroland.
Avec une habileté consommée digne d'un jésuite romain, Mario Draghi a rappelé cette seconde acception du mot «stabilité». Il a admis que la BCE examinerait la situation. «L'appréciation (de l'euro) modifierait notre jugement dans la mesure où la stabilité des prix est concernée», selon ses propres termes.
Cette petite phrase a eu le don d'alerter les marchés des changes, qui ont réagi en faisant baisser l'euro de 1%, à 1,34 dollar.
Va-t-on dans le sens d'une politique de taux de change que François Hollande a souhaitée mardi dernier, lors de sa déposition devant le parlement européen? Que nenni. Interrogé à propos des remarques du président de la République française, Mario Draghi lui a même fait la leçon: «Il ne faut jamais oublier que la Banque centrale européenne est indépendante».

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Chacun est maître dans son royaume:

mardi 26 juin 2012

Les euro-obligations, «une perspective à moyen-terme».

À moyen-terme, les euro-obligations pourraient être une contrepartie au renforcement du contrôle de Bruxelles sur les budgets nationaux, avance un rapport de préparation au sommet européen de jeudi.


Le principe des euro-obligations (ou eurobonds), presque enterré, n'est pas complètement mort pour autant. Deux jours avant un sommet européen crucial pour l'avenir de l'euro, un rapport préparatoire officiel en fait mention comme ultime touche à une future union budgétaire. «Dans une perspective de moyen terme», la mise en commun des dettes des États de la zone euro «pourrait être explorée», est-il écrit dans ce document.
Les auteurs de ce texte ne sont pas n'importe qui: le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, le président du Conseil européen Herman van Rompuy, le président de la Banque centrale européenne (BCE) Mario Draghi et le président de l'Eurogroupe Jean-Claude Juncker. Ils défendent une position prudente, qui se rapproche en cela des dernières déclarations de Paris sur un sujet qui exaspère Berlin. Longtemps fervent défenseur d'une mise en commun rapide des dettes publiques, le premier ministre Jean-Marc Ayrault a en effet adouci sa position la semaine dernière, parlant d'une «perspective» à l'horizon de «plusieurs années».

lundi 7 mai 2012

Les Européens saluent le président de la croissance.

François Hollande a été élu président de la République française avec 51,62% des voix.
François Hollande a été élu président de la République française avec 51,62% des voix.


 De nombreuses capitales européennes mentionnent la relance de l'activité dans leurs félicitations au nouveau président. Pas sûr qu'en la matière, le socialiste partage les mêmes recettes que ses voisins.


Défendue tout au long de la campagne par François Hollande, l'idée d'un pacte de croissance commence à faire l'unanimité en zone euro. Et pour cause: les craintes de récession s'amplifient, même en Allemagne. «Nous allons travailler ensemble à un pacte de croissance pour l'Europe», a promis le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle.
Le président de la Commission européenne, José Luis Manuel Barroso, a identifié le même but: «relancer l'économie européenne pour générer une croissance durable, reposant sur des bases saines et source de nouveaux emplois». Le chef de l'exécutif européen estime qu'il partage avec le socialiste «la conviction qu'il faut investir dans la croissance et les grands réseaux d'infrastructures, en mobilisant plus fortement la Banque européenne d'investissement et les fonds disponibles dans le budget européen, tout en maintenant le cap de la consolidation budgétaire et de réduction de la dette.»
L'italien Mario Monti n'a pas dit autre chose. La collaboration qu'il souhaite établir avec François Hollande doit avoir pour «objectif une union toujours plus efficace et orientée vers la croissance». De son côté, le premier ministre socialiste belge, Elio Di Rupo, a déclaré «se réjouir de travailler avec François Hollande et les autres chefs d'États et de gouvernements européens à la concrétisation d'un plan de croissance et de création d'emploi». Même écho au Danemark et au Luxembourg.
De Rome à Berlin, en passant par Madrid et Francfort, pas sûr toutefois que tout le monde soit d'accord sur la méthode à suivre pour relancer l'économie. «François Hollande veut renégocier le pacte budgétaire et est opposé à la chancelière allemande Angela Merkel qui défend surtout des réformes structurelles pour soutenir la croissance», souligne Pierre-Olivier Beffy, économiste en chef d'Exane BNP Paribas.

«Réformes structurelles»:

vendredi 27 avril 2012

Merkel refuse de renégocier le pacte budgétaire européen.

La chancelière allemande, Angela Merkel.

La chancelière allemande, Angela Merkel.






Berlin écarte toute relance de type keynésien.







Angela Merkel n'a pas apprécié la sortie de François Hollande affirmant qu'il aurait une «discussion ferme et amicale» avec elle s'il était élu le 6 mai. La chancelière allemande a opposé jeudi une fin de non-recevoir au souhait du candidat PS de renégocier le traité européen renforçant la discipline budgétaire, pour y ajouter un volet de soutien à la croissance.
Ce traité, pierre angulaire de la vision allemande pour sortir de la crise de la dette, a été signé par 25 chefs d'État et de gouvernement et ratifié par une partie des États membres. «Il n'est pas renégociable», a martelé Merkel dans un entretien au groupe de presse régionale WAZ. Quant à «la problématique de la croissance, que certains réclament maintenant, cela fait longtemps qu'elle est le deuxième pilier de notre politique à côté de finances publiques saines», a-t-elle ajouté, en réponse à François Hollande.

Mario Draghi souhaite un nouveau «pacte de croissance»: