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mercredi 16 janvier 2013

Juncker s'inquiète de l'euro «dangereusement élevé».

Jean-Claude Juncker, président de l'Eurogroupe.
Jean-Claude Juncker, président de l'Eurogroupe.

La devise européenne a pris 0,7% face au dollar et 3% face au yen depuis le début de l'année. À la suite des déclarations alarmistes du président de l'Eurogroupe, la monnaie unique est repassée sous 1,33 dollar.

 
Les déclarations de Jean-Claude Juncker, le président de l'Eurogroupe, s'inquiétant «des niveaux dangereusement élevés» de l'euro, ont fait reculer la devise européenne à l'ouverture des marchés ce mercredi matin. La monnaie unique qui s'est fortement appréciée depuis le début de l'année, atteignant 1,34 dollar, son plus haut niveau en 11 mois - est repassée sous la barre de 1,33 dollar.
Le président de l'Eurogroupe a expliqué mardi soir dans le cadre d'un discours au Luxembourg les risques que représentaient un euro trop fort pour la croissance économique, en pénalisant notamment les exportations européennes.
Pour Sylvain Broyer, économiste de Natixis, l'euro est surévalué par rapport à la conjoncture, d'autant plus dans le contexte actuel de politiques de soutien des banques centrales, en particulier de la Fed américaine et de la Banque du Japon qui s'efforce d'affaiblir le yen. «Les marchés ont surinterprété le discours moins négatif la semaine dernière de Mario Draghi», explique-t-il. Le gouverneur de la Banque centrale avait redonné un coup de fouet à l'euro en indiquant que la crise de la dette en zone euro s'atténuait et que les indicateurs économiques se stabilisaient.

Baisse des taux de la BCE:

mardi 26 juin 2012

Les euro-obligations, «une perspective à moyen-terme».

À moyen-terme, les euro-obligations pourraient être une contrepartie au renforcement du contrôle de Bruxelles sur les budgets nationaux, avance un rapport de préparation au sommet européen de jeudi.


Le principe des euro-obligations (ou eurobonds), presque enterré, n'est pas complètement mort pour autant. Deux jours avant un sommet européen crucial pour l'avenir de l'euro, un rapport préparatoire officiel en fait mention comme ultime touche à une future union budgétaire. «Dans une perspective de moyen terme», la mise en commun des dettes des États de la zone euro «pourrait être explorée», est-il écrit dans ce document.
Les auteurs de ce texte ne sont pas n'importe qui: le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, le président du Conseil européen Herman van Rompuy, le président de la Banque centrale européenne (BCE) Mario Draghi et le président de l'Eurogroupe Jean-Claude Juncker. Ils défendent une position prudente, qui se rapproche en cela des dernières déclarations de Paris sur un sujet qui exaspère Berlin. Longtemps fervent défenseur d'une mise en commun rapide des dettes publiques, le premier ministre Jean-Marc Ayrault a en effet adouci sa position la semaine dernière, parlant d'une «perspective» à l'horizon de «plusieurs années».

lundi 21 mai 2012

Hollande réservé sur la nomination de Schäuble.

François Hollande a exprimé de fortes réserves au sujet d'une nomination du ministre allemand des Finances.François Hollande a exprimé de fortes réserves au sujet d'une nomination du ministre allemand des Finances.


Wolfgang Schäuble a récemment rendu officiel son intérêt pour le poste de président de l'Eurogroupe.


François Hollande a exprimé de fortes réserves au sujet d'une nomination du ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, comme chef de l'Eurogroupe, sorte de conclave des ministres des Finances de la zone euro, selon le Spiegel à paraître lundi. François Hollande considérerait ce choix comme difficilement acceptable, poursuit l'hebdomadaire allemand, qui affirme que le président français souhaite qu'en cas de nomination de Wolfgang Schäuble, ce dernier démissionne de son poste de ministre au sein du gouvernement de la chancelière Angela Merkel.
Wolfgang Schäuble, qui a récemment rendu officiel son intérêt pour ce poste, a toujours estimé que le patron de l'Eurogroupe devait en parallèle être lui-même ministre. Le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker, qui occupe ce poste depuis sa création en 2005 et ne souhaite pas briguer de nouveau mandat, soutient une nomination de Wolfgang Schäuble pour lui succéder le 17 juillet.
Une série de nominations sensibles est attendue dans la zone euro. Sont concernés l'actuel poste de M. Juncker, celui de futur président du Mécanisme européen de stabilité (MES) et un poste au directoire de la Banque centrale européenne (BCE). En dépit d'une certaine urgence, pour le poste de la BCE notamment, la zone euro n'a pas réussi à se mettre d'accord jusqu'ici, car ces nominations obéissent à un jeu complexe de chaises musicales et sont toutes liées entre elles.