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dimanche 24 juin 2012

La France a l'un des salaires minimums les plus élevés.


Le salaire minimum mensuel en euros brut en Europe, sur 12 mois. Pour les salaires minimum espagnols, grecs et portugais, qui sont versés sur 14 mois, la somme mensuelle versée a été ajustée.
Le salaire minimum mensuel en euros brut en Europe, sur 12 mois. Pour les salaires minimum espagnols, grecs et portugais, qui sont versés sur 14 mois, la somme mensuelle versée a été ajustée.
 
 Actuellement, la France se situe au cinquième rang des pays européens pour le niveau de son salaire minimum. Ces derniers mois, l'austérité budgétaire a contraint plusieurs pays à l'abaisser.

• Salaire minimum: une grande hétérogénéité en Europe:
En Europe, le niveau du salaire minimum est d'une très grande hétérogénéité. Le rapport est de 1 à 13 entre le salaire minimum le plus bas, versé en Bulgarie (138 euros mensuels bruts) et celui le plus haut, accordé au Luxembourg (1801 euros). Même en tenant compte des différences de prix entre les pays, l'écart reste très important (272 euros en Bulgarie en standard de pouvoir d'achat (SPA), 771 euros en Espagne, 1495 euros au Luxembourg).
La France se situe dans la fourchette haute: avec un smic à 1398 euros bruts, elle est le cinquième pays le plus généreux de l'UE, après le le Luxembourg, l'Irlande, les Pays-Bas la Belgique. Pouvoir d'achat de chaque pays pris en compte, la France gragne encore une place,au détriment de l'Irlande. Mais c'est bien l'Hexagone qui dispose du salaire minimum le plus élevé si on l'exprime en pourcentage du salaire moyen. Le Smic y représentait en 2010 selon l'OCDE 48% du salaire moyen, contre 45% en Belgique, 35% au Luxembourg ou encore 42% aux-Pays-Bas. Il faut sortir de l'Union européenne et aller en Nouvelle-Zélande pour trouver un ratio supérieur.

lundi 28 mai 2012

Laurence Parisot lance une mise en garde sur les retraites .


Laurence Parisot: «Il n'y a pas, à l'heure actuelle, plus de plans sociaux qu'il y a un an.»
Laurence Parisot: «Il n'y a pas, à l'heure actuelle, plus de plans sociaux qu'il y a un an.»
 
 
 « Ce qui se prépare va rendre les retraites des trentenaires ou de ceux qui ont 20 ans presque improbables », a-t-elle déclaré au « Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro ».
 
 
 
La France a besoin de ses entreprises pour créer de la croissance, a réaffirmé avec force Laurence Parisot, la présidente du Medef, qui était l'invitée dimanche du «Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI», à trente-six heures de la rencontre prévue demain entre le premier ministre Jean-Marc Ayrault et les dirigeants des organisations patronales et syndicales.
Redoutant que certains projets du gouvernement comme la taxation à 75 % des revenus à partir d'un million d'euros «n'isolent la France» sur la scène internationale, la présidente du Medef a évalué à près de 22 milliards d'euros en net le coût des nouvelles charges sociales et fiscales qui pèseront sur les entreprises si le programme défendu par François Hollande est mis en application. «Cette fiscalité est intenable», a jugé Laurence Parisot. Malgré cette mise en garde, la patronne des patrons a affiché avec force sa volonté de travailler en bonne intelligence avec le gouvernement. «Le gouvernement met l'accent sur la concertation. Nous pensons que nous pouvons le convaincre d'amender un certain nombre de choses», a-t-elle assuré.

Une dégradation de la compétitivité des entreprises:

vendredi 25 mai 2012

Smic : Chérèque ne sollicite pas de revalorisation.


François Chérèque (au centre) s'oppose aux revendications de la CGT et de FO.
François Chérèque (au centre) s'oppose aux revendications de la CGT et de FO.
 
 
 Lors de la rencontre entre les syndicats et le premier ministre mardi, le leader de la CFDT prônera des hausses progressives des salaires via des aides aux entreprises qui offrent «un déroulement de carrière».
 
 
Contrairement à la CGT et à Force ouvrière, le syndicat CFDT n'entend pas demander une hausse du Smic mardi, lors de la rencontre entre le premier ministre et les organisations syndicales, préparatoire à la conférence sociale de juillet. François Chérèque, a en effet pris cette position ce vendredi matin sur RMC, expliquant que «l'économie est à l'arrêt» et qu'une telle revalorisation pèserait surtout «sur les petites entreprises». Il s'était déjà insurgé mercredi contre les vélléités «inatteignables» de la CGT -qui souhaite une un Smic à 1700 euros- et de FO -qui prône un relèvement progressif des 1100 euros nets actuels à 1340 euros nets.
«Au lieu d'aider les entreprises indistinctement sur les bas salaires», François Chérèque propose qu'on encourage par des aides les entreprises qui font un «déroulement de carrière». «Par exemple, si la métallurgie décide d'augmenter progressivement toute la grille de salaires, et bien on aide particulièrement cette branche», a-t-il expliqué.
Hier, le ministre du Travail, de l'Emploi et du Dialogue social, Michel Sapin s'est dit favorable à une augmentation du Smic, tout en excluant l'hypothèse d'une forte hausse.

«L'urgence, c'est de reparler du traitement social du chômage»:

jeudi 24 mai 2012

Smic : Sapin rejette l'idée d'une forte hausse .

Le ministre du Travail, de l'Emploi et du Dialogue social a estimé aujourd'hui «légitime» de donner un coup de pouce au smic .
Le ministre du Travail, de l'Emploi et du Dialogue social a estimé aujourd'hui «légitime» de donner un coup de pouce au smic .



Alors que deux syndicats revendiquent un effort conséquent, jusqu'à 300 euros brut pour la CGT, le ministre du Travail a répondu qu'il était «légitime» de donner un coup de pouce au smic mais a rejeté l'idée d'une forte hausse.




Le ministre du Travail, de l'Emploi et du Dialogue social, Michel Sapin, a estimé aujourd'hui «légitime» de donner un coup de pouce au Smic, mais il a rejeté l'idée d'une forte hausse comme le demandent certains syndicats.
«Quand vous êtes une caissière à 70% du smic, vous n'arrivez pas à vivre, il est légitime de donner un coup de pouce au smic», a déclaré Michel Sapin sur Canal+. «Mais, quand vous êtes une petite entreprise avec des carnets de commandes difficiles, vous vous posez la question de l'équilibre de votre compte, et là, on ne peut pas non plus faire des sauts sur le smic, c'est cela qu'il faut concilier, et une décision sera prise», a ajouté le ministre, en insistant sur la concertation avec les partenaires sociaux. «Il n'y a pas de bonne décision s'il n'y a pas le dialogue qui précède cette décision», a-t-il martelé.

samedi 19 mai 2012

Retraite : Touraine lâche du lest aux syndicats.


La ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine, en discussion avec le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, le 17 mai, à l 'Élysée.
La ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine, en discussion avec le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, le 17 mai, à l 'Élysée.
 
 
 La ministre des Affaires sociales a indiqué que les congés maternité seraient comptabilisés dans les 41 annuités de cotisation requises pour un départ à la retraite à 60 ans. Le décret en fixant les modalités sera publié avant l'été.
 
Les choses se décantent, un peu, sur les premières mesures sociales que doit prendre le gouvernement. Le décret fixant les modalités d'un retour partiel à la retraite à 60 ans pour les salariés «qui ont commencé à travailler à 18 ou 19 ans et ont cotisé pendant 41 ans» sera publié «fin juin, début juillet au plus tard», a annoncé Marisol Touraine, la ministre des Affaires sociales et de la Santé. «C'est une mesure prioritaire, de justice», a-t-elle insisté à la veille de l'ouverture de la consultation avec les partenaires sociaux que lui a demandé de lancer Jean-Marc Ayrault sur le sujet.
Le premier ministre a de son côté précisé qu'il y aurait des marges de manœuvre sur les modalités de départ partiel à 60 ans. Pour l'heure, seuls les salariés ayant effectivement cotisé 41 annuités sont concernés. Ceux qui atteignent cette durée grâce à des bonifications au titre du service militaire, de période de chômage, de maternité ou d'arrêts maladie ne le sont pas. Enfin, pas encore…
Car devant la grogne croissante des syndicats qui mettent la pression afin d'élargir le périmètre des bénéficiaires, Marisol Touraine a déjà commencé à lâcher du lest. «Les congés maternité ou de service militaire seront comptabilisés», a pour la première fois reconnu la ministre, qui est cependant restée assez floue sur les périodes de maladie et de chômage qui - c'est justement l'objet des discussions avec les partenaires sociaux - pourront être «intégrées sous certaines limites». La ministre s'est bornée à rappeler l'objectif par an de ce retour à la retraite à 60 ans (150.000 bénéficiaires) et son coût (1  milliard d'euros). «Je rendrai un arbitrage en fonction des contraintes financières», a de son côté nuancé Jean-Marc Ayrault. Bref, rien n'est calé et les discussions à l'intérieur du gouvernement n'ont pas non plus débuté.

Smic: pas de fourchette:

mardi 17 avril 2012

Hollande promet de donner un «coup de pouce» au smic.


Le candidat socialiste s'est engagé ce mardi matin sur RTL à revaloriser le salaire minimum. Il réfléchit également à une hausse de la TVA sur les produits de luxe.


François Hollande donne des gages aux plus petits salaires. Invité de RTL ce mardi matin, le candidat socialiste à l'élection présidentielle a confirmé son intention, s'il est élu, de revaloriser le salaire minimum au-delà de l'évolution des prix. «Le Smic n'a pas reçu de coup de pouce depuis au moins trois ans», a-t-il déploré.
Le salaire minimum est actuellement automatiquement revalorisé en fonction de l'inflation. La hausse intervient tous les 1er janvier et en cours d'année lorsque la hausse des prix dépasse les 2%.
Le gouvernement peut certes lui donner un «coup de pouce» supplémentaire, mais une telle revalorisation n'a pas été pratiquée depuis le début du mandat de Nicolas Sarkozy. En janvier dernier, le smic a atteint 9,22 euros brut de l'heure, soit 1398,37 euros mensuels, après une augmentation de 2,4% sur un an.
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 François Hollande, candidat PS à la... par rtl-fr

Un smic «lié à la croissance»: