Infolinks

Google Recherche

Affichage des articles dont le libellé est Patronat. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Patronat. Afficher tous les articles

lundi 4 février 2013

Gattaz: «Les entreprises n'ont pas gagné en compétitivité».

«Il faudrait que Laurence Parisot dise que toute modification de la gouvernance, si elle est décidée, ne s'appliquera pas à elle», avance Pierre Gattaz. «Il faudrait que Laurence Parisot dise que toute modification de la gouvernance, si elle est décidée, ne s'appliquera pas à elle», avance Pierre Gattaz.

Pierre Gattaz, président du Groupement des fédérations industrielles (GFI) et PDG du groupe Radiall, présente son programme pour la présidence du Medef. 


Notre site. - Pourquoi vous opposez-vous à ce que Laurence Parisot reste deux ans de plus?
Pierre GATTAZ. - Encore une fois, je n'ai rien contre Laurence Parisot qui a fait le job. Mais elle le fait depuis huit ans et a connu trois présidents de la République. Le Medef a besoin de respirer et se doit de montrer l'exemple en ne modifiant pas les règles du jeu six mois avant une élection. Avec cette proposition de modification des statuts, nous ne parlons plus des entreprises, de la situation économique. Il faudrait que Laurence Parisot dise que toute modification de gouvernance, si elle est décidée, ne s'appliquera pas à elle. Et surtout changer les statuts, pour quoi faire? Pour moi, ce serait pour raccourcir les mandats afin de permettre à des entrepreneurs de terrain de présider le Medef et de ne pas délaisser longtemps leur entreprise.

-->

Le Medef peut-il changer de capitaine en pleine tempête?

mardi 22 janvier 2013

Emploi: partenaires sociaux et gouvernement au pied du mur.

La Cour des comptes juge le système de lutte contre le chômage aussi coûteux qu'inefficace. La renégociation des règles d'indemnisation, prévue à la fin de l'année, s'annonce très tendue.

La lutte contre le chômage est à la fois coûteuse et inefficace. Et la France n'a plus les moyens de s'offrir un système cher et inefficace. Voilà à grands traits la conclusion de la Cour des comptes, dans un rapport sur le marché du travail publié ce mardi, qui n'a pas fini de faire des vagues au cours des prochains mois.
Comme souvent, les éléments listés par la Cour sont en réalité tous connus. Mais leur compilation tourne à la démonstration implacable. L'indemnisation chômage et la solidarité nationale (RSA, prime pour l'emploi) s'entremêlent de façon illisible. Seule la moitié des chômeurs touche une indemnité tandis que l'indemnisation des autres est plus généreuse et plus longue que dans la plupart des pays comparables. Les formations ne ciblent pas ceux qui en ont le plus besoin. Les contrats aidés, trop souvent dans le public et pas assez dans les entreprises, débouchent rarement sur un véritable emploi. Le pilotage et le financement des organismes concernés - formation, Pôle emploi, Unedic… - mélangent une multitude d'acteurs, diluant les responsabilités. Cette complexité ralentit le retour des chômeurs vers l'emploi, facteur clé du succès de la lutte contre le chômage et de l'équilibre financier des régimes. La dette cumulée par l'Unedic, justement, n'en finit plus de gonfler.

-->

Intermittents et cadres supérieurs dans le viseur:

mardi 8 janvier 2013

Emploi : Sapin nie la pression autour de la taxation des CDD.

Michel Sapin, le ministre du Travail.
Michel Sapin, le ministre du Travail.

Laurence Parisot, présidente du Medef, dénonce «l'ingérence» de l'Etat dans la négociation sur l'emploi. Le ministre du Travail pourrait sortir les CDD du crédit d'impôt compétitivité si le patronat refuse de les taxer.


Traditionnels effets de manches ou subite montée en tension à l'approche d'une fin de négociation? Difficile de le dire. Seule certitude, l'horizon d'un compromis «historique» sur la sécurisation de l'emploi s'éloigne un peu plus chaque jour. Pour preuve, l'exécutif escompte désormais juste un accord «ambitieux» entre syndicats et patronat.
Qu'importe! Laurence Parisot a frappé fort lundi, trois jours avant le début des deux séances conclusives, en accusant le gouvernement d'ingérence «perturbatrice» dans la négociation. «On ne peut pas signer un compromis dans un climat qui privilégie l'antagonisme», confirme un proche de la présidente du Medef. En cause? La pression de Michel Sapin qui pousserait le patronat à accepter une taxation des contrats courts (CDD et ­intérim), mesure réclamée par les syndicats - pour envisager un ­accord - en contrepartie d'un ­assouplissement des licenciements économiques.
«Le ministre du Travail a fait deux choses inadmissibles, affirme-t-on au Medef. Il a indiqué à la CFDT que nous serions prêts à aller plus loin sur les contrats courts alors que nous réfutons toujours une taxation. Du coup, la CFDT fait de la surenchère. Le ministre nous a de plus indiqué qu'il était prêt à sortir les CDD du Crédit d'impôt compétitivité-emploi pour nous contraindre à accepter une telle mesure. C'est du chantage.»

Des intentions claires:

lundi 28 mai 2012

Laurence Parisot lance une mise en garde sur les retraites .


Laurence Parisot: «Il n'y a pas, à l'heure actuelle, plus de plans sociaux qu'il y a un an.»
Laurence Parisot: «Il n'y a pas, à l'heure actuelle, plus de plans sociaux qu'il y a un an.»
 
 
 « Ce qui se prépare va rendre les retraites des trentenaires ou de ceux qui ont 20 ans presque improbables », a-t-elle déclaré au « Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro ».
 
 
 
La France a besoin de ses entreprises pour créer de la croissance, a réaffirmé avec force Laurence Parisot, la présidente du Medef, qui était l'invitée dimanche du «Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI», à trente-six heures de la rencontre prévue demain entre le premier ministre Jean-Marc Ayrault et les dirigeants des organisations patronales et syndicales.
Redoutant que certains projets du gouvernement comme la taxation à 75 % des revenus à partir d'un million d'euros «n'isolent la France» sur la scène internationale, la présidente du Medef a évalué à près de 22 milliards d'euros en net le coût des nouvelles charges sociales et fiscales qui pèseront sur les entreprises si le programme défendu par François Hollande est mis en application. «Cette fiscalité est intenable», a jugé Laurence Parisot. Malgré cette mise en garde, la patronne des patrons a affiché avec force sa volonté de travailler en bonne intelligence avec le gouvernement. «Le gouvernement met l'accent sur la concertation. Nous pensons que nous pouvons le convaincre d'amender un certain nombre de choses», a-t-elle assuré.

Une dégradation de la compétitivité des entreprises:

lundi 7 mai 2012

Retraites : un retour partiel aux 60 ans.

En 2010, les syndicats, appuyés par la gauche, ont mobilisé contre la réforme Woerth des retraites.
En 2010, les syndicats, appuyés par la gauche, ont mobilisé contre la réforme Woerth des retraites.


 François Hollande ouvrira au second semestre une négociation avec les partenaires sociaux.





Une mesure d'urgence, puis un grand débat. Voilà le projet du nouveau président en matière de retraite. Le changement immédiat, présenté pendant la campagne comme un correctif à la réforme Woerth au nom de la justice sociale, consistera à permettre aux personnes ayant cotisé 41 ans de toucher une pension dès 60 ans - une extension du dispositif «carrières longues» de François Fillon (2003).
Pour en bénéficier, il faudra avoir travaillé sans interruption dès 19 ans. Les trimestres «validés» sans avoir été cotisés (chômage, congé parental...) ne compteront pas dans le calcul des 41 ans. L'entourage du candidat Hollande a néanmoins estimé que 150.000 personnes par an profiteraient du dispositif, sur environ 600.000 nouveaux retraités. D'un coût croissant au fil des ans (5 milliards en 2017), il sera financé par une hausse progressive d'un point des cotisations retraite, partagée entre salariés et entreprises.
Mais il s'agit d'une simple dérogation à l'âge légal - porté peu à peu à 62 ans -, pas d'une abrogation de la loi Woerth. Et la durée de cotisation pour une pension à taux plein devrait continuer à croître avec l'espérance de vie. François Hollande s'est bien gardé de promettre une remise à plat aux contours définis. Le nouveau chef de l'État compte ouvrir une négociation avec syndicats et patronat au second semestre, au cours de laquelle tous les sujets seront mis sur la table: âge, durée, financement, système par points…

mardi 17 avril 2012

Le Medef publie des comptes presque à l'équilibre.

Laurence Parisot, présidente du Medef, au côté de Jean-Louis Schilansky, vice-président trésorier de l'organisation patronale. Crédit: François Bouchon/Le Figaro
Laurence Parisot, présidente du Medef, au côté de Jean-Louis Schilansky, vice-président trésorier de l'organisation patronale.


 L'organisation du B20, qui a réuni à l'automne dernier à Cannes plusieurs centaines de chefs d'entreprise membres des pays du G20, explique le déficit de 30.000 euros du syndicat patronal.


«Notre gestion a été rigoureuse. Nos finances ont une très grande solidité. Nous disposons de réserves équivalentes à une année de fonctionnement», a expliqué Jean-Louis Schilansky, vice-président trésorier du Medef, en présentant mardi les comptes 2011 de l'organisation patronale.
Le Medef accuse un léger déficit de 30.000 euros pour des recettes de 37,33 millions d'euros. Cette perte s'explique par le coût de l'organisation, à l'automne dernier, du B20 qui s'est élevé à 960.000 euros. Groupe informel regroupant les organisations patronales des pays membres du G20, le B20 a remis une série de propositions aux chefs d'État qui participaient à Cannes au sommet du G20 présidé par Nicolas Sarkozy.

13,26 millions de subventions provenant des organismes paritaires:

jeudi 5 avril 2012

Hollande fait la cour aux patrons du CAC 40.

François Hollande lors d'un meeting à Rennes, le 4 avril.
François Hollande lors d'un meeting à Rennes, le 4 avril.

 Le candidat PS veut, s'il est élu, convoquer les chefs des grandes entreprises françaises à l'Élysée pour ouvrir le dialogue. La présidente du Medef, Laurence Parisot, assure qu'elle est prête à travailler «avec tout gouvernement».

Contre la finance, mais pas contre les grands patrons. Le candidat socialiste à l'élection présidentielle, François Hollande, a tenu à rassurer les chefs d'entreprise du CAC 40, dans une interview accordée à Paris Match publiée ce jeudi. Il avait brocardé, mi-février, leurs augmentations de salaire «de 36% en moyenne en 2010».
À l'approche de l'échéance électorale, il a donc adouci le ton. «Nous aurons besoin de toutes les forces pour le redressement du pays. C'est pourquoi, au lendemain de l'élection présidentielle, je réunirai les entreprises du CAC 40, même si beaucoup de leurs dirigeants n'auront pas voté pour moi, déclare-t-il. Je leur dirai: “Vous êtes les fers de lance de l'économie française. Nous avons besoin de vous et vous avez besoin de l'État. Nous devons relever ensemble le défi du redressement de la France”.»