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jeudi 7 février 2013

Lebranchu: non à une hausse du salaire des fonctionnaires.

Marylise Lebranchu, jeudi à Paris, lors de la réunion avec les syndicats.
Marylise Lebranchu, jeudi à Paris, lors de la réunion avec les syndicats.


La ministre de la Fonction publique lie la revalorisation du point d'indice au retour de la croissance.


Une douche froide. Jeudi, lors d'une réunion très attendue sur les carrières et les rémunérations, Marylise Lebranchu a annoncé aux syndicats que le point d'indice, qui sert de base à la rémunération des fonctionnaires, serait gelé en 2013. Et ce pour la troisième année consécutive. Une hausse en 2013 n'aurait «pas été compatible avec notre trajectoire de finances ­publiques», a justifié la ministre de la Fonction publique. De fait, une augmentation de 1 % coûte 1,8 milliard par an aux budgets de l'État, des collectivités locales et des hôpitaux. Pour faire passer la pilule, la ministre a promis une augmentation générale lorsque la croissance et la compétitivité ­seront de retour. Bref un report sine die…
Autre déception pour les syndicats, Marylise Lebranchu n'a rien annoncé concernant le jour de carence (non-paiement du premier jour d'arrêt maladie). Le gouvernement est, il est vrai, pris entre deux feux tant cette disposition votée fin 2011 a permis de réduire l'absentéisme dans les trois fonctions publiques. Les organisations syndicales n'ont en fait obtenu satisfaction que sur un point: la fin immédiate des quotas pour l'accès au dernier échelon de la catégorie C (la plus basse). Une mesure qui concernera 126.000 agents et ne coûtera que 16 millions aux contribuables. Pour le reste, la ministre a annoncé, comme prévu, l'ouverture de négociations sur la grille des salaires et les carrières de la fonction publique. Le but: remédier à l'écrasement des rémunérations, alors que 20 % des 5,2 millions de fonctionnaires sont payés à des niveaux proches du smic «Nous parlerons en priorité des catégories C», a souligné Marylise Lebranchu. Le ministère espère aboutir assez vite. Reste que cela nécessite des moyens financiers. «Nous avons divisé par deux les mesures catégorielles (celles liées à une catégorie de personnel) et nous voulons refondre les primes au mérite, ce qui dégage des marges», rétorque un conseiller.

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Pas de riposte unitaire:

mercredi 6 février 2013

L'Allemagne veut plafonner le salaire de ses patrons.

Une commission a présenté dans ce sens une proposition de refonte du mode de gouvernance des sociétés allemandes cotées en Bourse.

Le gouvernement allemand planche, à son tour, sur un projet de plafonnement de la rémunération des dirigeants de grandes entreprises allemandes, afin notamment d'éviter des écarts trop importants avec leurs salariés. Une commission, composée de fonctionnaires, d'experts et de chercheurs, a présenté une proposition de refonte du mode de gouvernance des sociétés cotées en Bourse. Elle propose en particulier que «les rémunérations individuelles soient plafonnées dans leur montant total, ainsi que dans leurs diverses composantes». Les conseils de surveillance devront contrôler plus strictement l'évolution de ces rémunérations afin d'éviter que l'écart de salaire entre dirigeants et salariés ne soit trop important, selon le document.
En outre, ces experts appellent les conseils de surveillance à publier un rapport détaillé de la rémunération des dirigeants, afin de faciliter, pour les actionnaires, la comparaison avec les autres entreprises. «La transparence et la durée doivent jouer un rôle plus grand dans les décisions du conseil de surveillance», plaide la commission.
Les parties intéressées ont jusqu'au 15 mars pour apporter leurs modifications à cette proposition, dont la mouture finale sera présentée le 24 mai. Depuis 2006, chaque groupe du Dax publie dans son rapport annuel les rémunérations individuelles des membres de son directoire pour l'exercice écoulé. Mais il n'est jamais précisé combien ils ont effectivement touché les années précédentes grâce à la part variable de long terme, suscitant régulièrement de vives critiques.
En 2011, la rémunération moyenne des patrons des 30 groupes allemands cotés sur l'indice vedette Dax s'était élevée à 5,04 millions d'euros (+ 8,7 % sur un an).

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mardi 29 janvier 2013

La Chine peine à retenir ses footballeurs expatriés.

Nicolas Anelka aura évolué dans le championnat chinois pendant moins d'un an
Nicolas Anelka aura évolué dans le championnat chinois pendant moins d'un an.
Le nombre de joueurs étrangers évoluant dans le championnat chinois a reculé de près de 20% depuis 2010 quand ceux jouant au Qatar a grimpé de 27%.
 La Chine n'est plus une terre d'accueil pour les footballeurs étrangers. Dernier exemple en date: Nicolas Anelka. Moins d'un an après avoir débarqué en Chine en star, l'ancien attaquant du PSG vient de quitter le pays pour rejoindre le championnat italien.
Le nombre de joueurs expatriés dans l'empire du Milieu a diminué de près de 19% entre 2010 et 2012, selon une étude du Centre international d'étude du sport, pour s'établir à 86. Un peu moins de la moitié d'entre eux sont Brésiliens et un peu plus de 20%, Européens. En plus de Nicolas Anelka, le CIES ne comptabilisait aucun autre Français évoluant en Chine l'an passé. A l'inverse, le nombre de footballeurs expatriés au Qatar a grimpé de plus de 27%, à 98 joueurs. «Les joueurs ont l'assurance avec le Qatar, contrairement à la Chine, d'être payés à la fin du mois», explique Loïc Ravenel, co-fondateur du CIES.
Professionnels depuis 1994, les clubs chinois ont la particularité de changer de nom fréquemment en fonction du sponsor qui les rachète. Ainsi, l'ancien club de Nicolas Anelka, le Shanghai Shenhua Football Club, a changé quatre fois de dénomination depuis sa création en 1993 avant de reprendre son appellation d'origine. «La plupart des clubs chinois sont détenus par des milliardaires locaux qui les utilisent comme des ‘jouets' et n'ont aucune vision à long terme, contrairement aux investisseurs qataris», affirme François Guyot, directeur associé de Sportmarket, agence spécialisée dans le marketing sportif.

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Les ambitions du futur président chinois:

lundi 21 janvier 2013

Augmentation des salaires :les cadres pessimistes en 2013.

Environ deux tiers des cadres ont déjà négocié ou vont demander une valorisation de salaire, selon un sondage Cadremploi réalisé pour le JDD.

Le verre semble à moité vide chez les cadres. Ils sont en effet 61% à n'envisager aucune augmentation de salaire pour l'année à venir, selon une enquête réalisée pour le Journal du Dimanche. Et même les plus optimistes, qui s'attendent à une revalorisation salariale, l'envisagent inférieure à 2% pour 42% d'entre eux. Certes, le salaire n'est pas leur unique source de motivation, mais ils sont 76% à affirmer que si leur revenu n'évolue pas, ils chercheront un autre emploi.
Les cadres n'auront pas uniquement les yeux rivés vers leur fiche de paie. Ils accordent aussi de l'importance à la reconnaissance (16%), au télétravail (16%) et aux formations (16%). Le téléphone portable, les primes, l'intéressement et le 13ème mois rentrent également en considération. Les avantages annexes sont une chose mais cela ne suffirat pas. 75% des 1003 cadres interrogés sur le site Cadremploi.fr ont déjà négocié ou s'apprêtent à le faire. La moitié d'entre eux compte même négocier plus de 5% d'augmentation.
 

Une loi pour plafonner les salaires des dirigeants:

Autre enseignement de cette enquête effectuée ces derniers jours: les écarts de salaire entre les employés et les grands patrons. Dans un contexte économique morose et tendu, plus de 70% des personnes interrogées se sont dites «choquées» par les hauts revenus des dirigeants du CAC 40 et estiment, pour les trois quart d'entre elles, que ces différences de salaire sont «indécentes». Ainsi, l'étude met en avant qu'une majorité serait «favorable», voire «tout à fait favorable», à une loi limitant la rémunération des dirigeants. Cette proposition figure dans le programme de François Hollande et est déjà appliquée dans les entreprises publiques depuis juin 2012.

mercredi 16 janvier 2013

La grogne grandit dans la fonction publique.

Marylise Lebranchu, ministre de la fonction publique, lors d'une réunion avec les partenaires sociaux, en septembre 2012.
Marylise Lebranchu, ministre de la fonction publique, lors d'une réunion avec les partenaires sociaux, en septembre 2012.

Trois syndicats de fonctionnaires appellent à la grève le 31 janvier pour faire pression sur la ministre avant une réunion cruciale sur les rémunérations. Le gouvernement veut ouvrir une négociation sur les grilles de salaire.


La lune de miel entre les fonctionnaires et le gouvernement Ayrault, si elle a jamais existé, est belle et bien terminée. Trois syndicats - CGT, FSU et Solidaires - appellent les agents à une journée de grève le 31 janvier. Le but? Mettre la pression sur l'exécutif avant la réunion du 7 février où la ministre de la Fonction publique, Marylise Lebranchu, lancera avec les partenaires sociaux la négociation sur les rémunérations. Un enjeu crucial, alors que le point d'indice - qui sert de base à la rémunération des fonctionnaires - est gelé depuis début 2011. «Nous n'accepterons pas que 2013 soit une nouvelle année blanche, prévient Jean-Marc Canon, le secrétaire général des fonctionnaires CGT. Trois ans de gel, c'est du jamais vu depuis la Libération! Il faut qu'avant la réunion, la ministre sente que la mobilisation se crée.»
Sans appeler à la grève, FO est tout aussi remontée mais y va crescendo. «Nous préférons laisser le dialogue social aller à son terme», assure Christian Grolier, son homologue de FO. Non sans prévenir de sa réaction en cas d'échec: «S'il n'y a pas de perspective de hausse du point d'indice à l'issue de la rencontre, nous sonnerons la mobilisation générale.» À la CFDT, on se dit aussi vigilant. «Sur l'égalité hommes-femmes ou la santé au travail, les choses avancent, reconnaît Brigitte Jumel, la patronne des fonctionnaires CFDT. Mais cela ne peut faire oublier le pouvoir d'achat.»

samedi 16 juin 2012

Une assurance pour les footballeurs européens.


l'accord signé entre la FIFA et les clubs de football ne prévoit aucune indemnisation en cas de décès (ici le Camerounais Marc-Vivien Foé décédé en 2003 d'un arrêt cardiaque).
l'accord signé entre la FIFA et les clubs de football ne prévoit aucune indemnisation en cas de décès (ici le Camerounais Marc-Vivien Foé décédé en 2003 d'un arrêt cardiaque).
 
 
 La FIFA et l'UEFA vont rembourser les clubs de football lorsque leurs joueurs se blesseront avec leur sélection. Mais l'accord ne prévoit aucune indemnisation en cas d'invalidité totale ou de décès.
 
Voilà une bonne nouvelle pour les clubs de football. Ils ne seront plus lésés sportivement et financièrement à la suite d'une blessure d'un de leurs joueurs avec leur sélection. C'est l'institution européenne de football, l'UEFA, qui, en créant un régime d'assurance, supporte ces charges depuis le début de l'Euro 2012 et ce, jusqu'au 31 mai 2018. Un accord qui satisfait l'association des clubs qui voit à travers cette annonce «une nouvelle étape dans les relations entre les clubs et les associations internationales de football». Les footballeurs seront couverts pour les risques de blessure survenant lors de matchs amicaux ou professionnels disputés avec leur sélection nationale. «La garantie couvre la perte de salaire résultant d'une incapacité temporaire à jouer de plus de 28 jours, explique l'UEFA. Les joueurs sont assurés pendant un an à compter du premier jour de l'accident, jusqu'à 7,5 millions d'euros de salaire annuel brut».
Concrètement, les clubs continueront de verser leurs salaires et seront indemnisés ensuite par l'UEFA. L'institution européenne a emboîté le pas de la FIFA qui avait pris la même disposition le mois dernier dans le cadre des prochaines Coupes du monde. «Il s'agit d'une avancée dans la reconnaissance du statut du joueur comme un investissement financier, explique Fabrice Lorvo, avocat spécialiste du marketing sportif chez FTPA. Elle met fin à une injustice pour les clubs de football qui étaient, jusque-là punis sportivement et financièrement. Mais cette avancée reste minime».

À quand une indemnisation pour la perte de profit?

vendredi 4 mai 2012

Salaires impayés : premier trimestre très préoccupant.

Les procédures collectives pour salaires impayés dépassent les 4000 depuis le début de l'année. Une augmentation de 6 % par rapport au premier trimestre 2011.


Inquiétant retournement de tendance. Après plusieurs mois dans le vert, les indicateurs du régime de garantie des salaires (AGS, l'organisme patronal qui assure le paiement des salaires et des indemnités de licenciement des entreprises en faillite) ont quasiment tous rebasculé dans le rouge les trois premiers mois de cette année. Un résultat préoccupant qui n'augure rien de bon quant à la situation des entreprises au lendemain du second tour de l'élection présidentielle…
L'AGS note ainsi que «les chiffres provisoires du 1er trimestre 2012 (arrêtés au 31 mars) indiquent d'ores et déjà une augmentation du nombre de procédures collectives». Pas moins de 4000 affaires ont ainsi été ouvertes entre début janvier et fin mars, ce qui représente une augmentation non négligeable de 6 % par rapport au premier trimestre 2011. L'AGS, qui est financé par une contribution obligatoire de 0,3% sur la masse salariale de toutes les entreprises, observait encore une baisse de l'ordre de 15% des ouvertures de procédures collectives en fin d'année dernière…
Cette progression observée début 2012 de 6% est identique en ce qui concerne le nombre de procédures de sauvegarde enregistrées et le nombre de bénéficiaires. Si bien que sur douze mois glissants le nombre de salariés qui ont bénéficié de l'AGS a crû de 0,2%, pour avoisiner les 265.000 personnes. Quant au montant global avancé depuis un an (salaires, préavis et/ou indemnités des entreprises en procédure de sauvegarde ou alors déclarées en liquidation/redressement judiciaire), il progresse lui aussi de 0,3% pour frôler les 2 milliards d'euros. Seule note positive de ce tableau noir de l'économie française, le montant des créances recouvrées auprès des entreprises aidées (l'AGS fait des avances remboursables) est en forte progression, de 3,3% en évolution annuelle. Il atteint désormais presque 700 millions d'euros.

Essentiellement des TPE: