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jeudi 31 janvier 2013

Facebook paye son avancée sur le marché des mobiles.


Mark Zuckerberg, dirigeant de Facebook.

Le géant des réseaux sociaux investit massivement pour faire basculer ses services sur tablettes et smartphones. Résultat: son profit a plongé de 79% au quatrième trimestre.

Les résultats trimestriels annoncés par Facebook hier soir confirment la transformation de l’entreprise promise par Mark Zuckerberg. Le géant des réseaux sociaux qui a d’abord séduit des centaines de millions d’utilisateurs d’ordinateurs personnels, est bien en train de faire basculer ses services sur appareils mobiles. Hélas pour le moment cette transition, dictée par la popularité universelle des smartphones et des tablettes numériques au détriment des PC, coûte cher à Facebook.
La monétisation de l’usage de Facebook sur appareils portables progresse bien. Au cours du quatrième trimestre 2012, 23% du chiffre d’affaires de la société de Menlo Park était issu de publicités provienant de tels équipements. Cette proportion n’était que de 14% durant la période précédente. Elle était pratiquement nulle il y a un an.
Pour autant l’effort de programmation et de marketing pour adapter les fonctions de Facebook et les messages publicitaires aux petits écrans de portables, fait plonger de 79% les profits nets de Facebook au quatrième trimestre. La firme n’a gagné que 64 millions de dollars d’octobre à décembre. En effet ses coûts d’exploitation bondissent dans le même temps de 82%. Malgré une progression remarquable de 40% de son chiffre d’affaires global, Facebook voit ses marges dégringoler. De 48% l’an dernier, elles tombent à 33% aujourd’hui.

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Les annonceurs peu nombreux:

mercredi 30 janvier 2013

La forteresse Google attaquée de toutes parts.


Google cristallise les rancœurs des producteurs de contenus internationaux.

Le moteur de recherche a jusqu’au 31 janvier pour trouver un accord sur le partage de la valeur avec la presse. Sinon, François Hollande a promis de légiférer. Aujourd’hui Google est dans le collimateur de l’Europe et des États.

Côté pile, Google, le géant américain de l’Internet joue à fond son côté «cool» et pratique auprès des internautes du monde entier. Côté face, il cristallise les rancœurs des producteurs de contenus internationaux (presse, édition, musique, cinéma…) mais aussi des autorités européennes de la concurrence et de certains États. Leur grief est toujours le même. Google amasse une véritable fortune: un chiffre d’affaires de 50 milliards de dollars en 2012 et une trésorerie de 48 milliards de dollars, et ne redistribue qu’une infime fraction de ces richesses à ses partenaires.

Position dominante:

Ainsi, il utilise quasi gratuitement les réseaux Internet déployés par les opérateurs télécoms, il utilise les contenus des éditeurs pour enrichir son moteur de recherche et, enfin, il ne paye pratiquement pas d’impôt auprès des pays dans lesquels il opère. Le groupe fondé par Larry Page et Sergey Brin a développé une ­véritable forteresse. Il est aujourd’hui solidement installé sur son cœur de métier, la publicité par mots clés, où il dispose d’une position dominante dans le monde avec une part de marché proche de 70%.
Ces revenus publicitaires représentent encore 90% du total de son chiffre d’affaires. Mais il utilise cette véritable manne comme un puissant effet de levier pour investir à fonds perdus dans des activités connexes qui ne lui rapportent rien mais le rendent incontournable dans le monde numérique. Google a ainsi développé un service de messagerie (Gmail), un agrégateur de contenus d’information (Google News) un système d’exploitation mobile ­(Android), un site de partage de vidéos (YouTube), un site d’édition d’ouvrages (Google Publishing), un réseau social (Google +)… 

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Écosystème en perpétuelle expansion:

Le KindleFire, article le plus vendu sur Amazon en 2012.


Jeff Bezos, directeur général d’Amazon.

Les résultats annuels du groupe montrent une forte progression de ses activités récentes : tablettes et liseuses Kindle, cloud computing, musique et films en ligne... La Bourse apprécie, malgré une perte nette.

Amazon a les faveurs des investisseurs. Après la publication de ses résultats trimestriels, mardi soir, le titre s’envole de près de 10%, à 284,98 dollars, dans les transactions après Bourse. Les analystes apprécient les nouvelles orientations du groupe.
Le groupe a aussi lancé une offensive de force sur le marché des tablettes informatiques. Amazon assure, sans donner de chiffre, que sa tablette KindleFire, qui ambitionne de concurrencer l’iPad d’Apple, est l’objet le plus vendu sur le site pour la deuxième année consécutive, suivi par trois autres de ses tablettes ou liseuses.

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«Nous assistons maintenant à la transition à laquelle nous nous attendions», a commenté le fondateur et directeur général du groupe, Jeff Bezos, dans un communiqué. «Après cinq ans, le livre électronique est un segment à plusieurs milliards de dollars pour nous et progresse vite, d’environ 70% l’année dernière. A l’opposé, nos ventes de livres physiques ont enregistré leur plus faible croissance pour un mois de décembre en 17 ans, seulement 5%», a-t-il souligné.

mercredi 23 janvier 2013

Google n’a jamais été aussi riche.




File photo of Google signage at the company's headquarters in New York
Son chiffre d’affaire a progressé de 32% pour atteindre plus de 50 milliards de dollars, un record jamais encore atteint par le géant de l’Internet.  

Le groupe américain a atteint 50 milliards de dollars de chiffre d’affaires annuels en 2012 et peut compter sur presque autant en réserves de cash. Mais sa filiale mobile Motorola continue à perdre de l’argent.


La machine Google fonctionne à plein régime. L’an dernier, le chiffre d’affaires du géant du Web a encore progressé de 32% et atteint pour la première fois 50 milliards de dollars, tandis que le bénéfice net dépassait les 10 milliards (+10%). «Pas mal en seulement une décennie et demie», s’est réjoui Larry Page, son PDG, à l’occasion de la publication des résultats du groupe mardi soir. Au 31 décembre, Google pouvait compter sur 48 milliards de réserves de cash, soit l’équivalent de ses revenus annuels!
Le chiffre d’affaires annuel de Google depuis dix ans:
 un chiffre d'affaires multiplie par 34 en 10 ans

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mercredi 16 janvier 2013

«Graph Search» de Facebook pourrait séduire la Bourse.

Facebook Vice President of Product Cox delivers a keynote address at Facebook's "fMC" global event for marketers in New York City
Les investisseurs qui attendaient une initiative majeure dans le mobile ont été déçus car c’est un moteur de recherche que le groupe a présenté. Le potentiel publicitaire de ce projet est pourtant important.
 
À Wall Street, le moteur de recherche de Facebook, intitulé Graph Search, a été fraîchement accueilli par les investisseurs. Le titre a décliné mardi de 2,74 % à 30,10 dollars. La présentation par Mark Zuckerberg du propre moteur de recherche de Facebook a fait l’objet de la première conférence de presse du groupe depuis son introduction en Bourse.
Les investisseurs s’attendaient à un initiative majeure dans la publicité sur le mobile qui connaît aujourd’hui un important essor, ce qui aux yeux des analystes aurait pupropulser le titre entre 33 et 38 dollars.
Avec son moteur de recherche Graph Search Facebook fait un choix de développement plus audacieux, mais il s’agit aussi d’un pari à plus long terme. Ce produit permet d’explorer toutes les connexions que Facebook a créées entre quatre types de contenus: des personnes, des photos, des lieux et des centres d’intérêt. Par exemple, il permet de voir quels sont les restaurants préférés par ses amis dans une certaine localité. Ou bien de voir toutes les photos de Paris prises par son entourage.
Le potentiel publicitaire du projet n’a pas été chiffré mais il pourrait se révéler important. Aujourd’hui le taux de transformation de l’audience de Facebook en recettes publicitaires est faible puisque le groupe qui revendique un milliard de membres ne devrait réaliser que 4 milliards de dollars de chiffre d’affaires cette année.

lundi 14 janvier 2013

«Free a pris du retard» dans le déploiement de son réseau.

La ministre déléguée chargée de l’Economie numérique, Fleur Pellerin.

Tout en jugeant «positif» l’impact du nouvel opérateur sur le pouvoir d’achat, la ministre déléguée à l’Économie numérique, Fleur Pellerin, admet un retard de Free Mobile dans l’installation de ses antennes.

En lançant son service Free Mobile à bas coût en janvier 2012, Iliad avait déclenché une guerre des prix. L’opérateur s’est depuis arrogé 6,4% du marché (fin septembre, selon les derniers chiffres connus).
Il n’empêche, les opérateurs traditionnels concurrents d’Iliad, que sont France Télécom, SFR et Bouygues Télécom, ont régulièrement accusé le nouvel entrant de ne pas investir suffisamment dans la construction de son réseau. Le gouvernement étudie la question et cherche à déterminer si Iliad, qui a déclenché une vague de licenciements et de baisses des prix chez ses concurrents, remplit bien les obligations figurant dans sa licence mobile. «Free a pris du retard dans ses déploiements par rapport à ce que le groupe avait annoncé. Alors que le nouvel entrant avait affiché un objectif d’installation de 2500 antennes fin 2012, il n’en avait déployé que 1779, selon les calculs effectués par l’Agence nationale des fréquences», a déclaré la ministre déléguée chargée de l’Economie numérique, Fleur Pellerin, aux Échos .
«Free a déployé d’abord dans des zones peu denses puis dans des villes où il est plus difficile d’implanter des antennes, notamment en raison des contraintes administratives. Nous sommes très attentifs à la bonne marche de ces déploiements car le bon fonctionnement du marché suppose que chacun investisse», a-t-elle ajouté.

«Il y a de la place pour quatre opérateurs»:

vendredi 11 janvier 2013

L’action Facebook remonte en flèche à Wall Street.


Facebook Vice President of Product Cox delivers a keynote address at Facebook's "fMC" global event for marketers in New York City
Chris Cox, le vice-président de Facebook, en février 2012 .

Le cours de Facebook a retrouvé les 30 dollars. Les investisseurs misent sur une décollage de la publicité sur téléphone mobile et sur d’importantes annonces lors de la conférence de presse du 15 janvier.

mercredi 9 janvier 2013

Les perspectives d’Amazon séduisent le marché.

Un plus haut historique pour l’entreprise dirigée par Jeff Bezos.

L’action Amazon a atteint un plus haut historique, depuis son introduction en 1997 à la Bourse de New York, lundi 7 janvier, à 268,4 dollars, boostée par la note d’un analyste de Morgan Stanley dont la recommandation est passée de pondération en ligne à surpondérer, avec un objectif de cours de 325 dollars. Le titre valait hier à la clôture de la Bourse de Paris 264,5 dollars (-1,4 %).
Ce sont les perspectives florissantes du marché de l’e-commerce qui justifient la position du broker, Amazon étant appelé à en profiter à plein. La banque d’affaires new-yorkaise anticipe un quasi-doublement des ventes de l’e-commerce dans le monde d’ici à 2016, à 1 000 milliards de dollars contre 512 milliards en 2012. Et Amazon pourrait accaparer une part de marché de 23,5 % en 2016, contre 14 % à fin 2012. Dans une précédente note, l’analyste estimait cette part à 20,6 %.
Pour étayer ses prévisions, Morgan Stanley estime notamment que l’entreprise fondée et dirigée par Jeff Bezos s’est dotée d’un incomparable (et sous-estimé) potentiel en créant un réseau mondial de plates-formes logistiques qui devrait lui permettre de baisser ses coûts fixes, d’améliorer ses marges et de prendre des parts de marché. Au troisième trimestre 2012, Amazon avait annoncé la création de 19 nouveaux centres de traitement de commandes dans le monde, portant son réseau à plus de 70. En France, le géant américain a annoncé en novembre dernier la création d’un quatrième centre de distribution, dans le Nord, qui sera opérationnel au deuxième semestre 2013.

Free Mobile : l’année qui a tout changé.


FRANCE-TECHNOLOGY-TELECOM-FREE
Le patron de Free avait promis de diviser par deux la facture d’un foyer.

Lancé le 10 janvier 2012, l’opérateur a révolutionné le marché du mobile en seulement douze mois. Xavier Niel a tenu sa promesse de diviser par deux la facture des Français et libéré les usages. Tout en imposant son tempo.

Le pari semblait risqué et le chemin semé d’embûches. Pendant un an, Free Mobile a dû batailler pour s’imposer. En révolutionnant la téléphonie mobile avec deux offres à 19,99 euros et à 2 euros, il a déclenché les foudres de ses concurrents. Ces derniers lui ont reproché, pêle-mêle, d’être arrogant, de ne pas investir dans son propre réseau et de détruire de la valeur dans le secteur. Mais, au final, le bilan est impressionnant. Après de très bonnes ventes de Noël, dopées par sa nouvelle offre à 2 euros qui inclut désormais les SMS illimités, Free Mobile devrait franchir la barre des 5 millions de clients mobiles pour sa première année.
Signe que la croissance ­reste forte, le GIE qui gère les demandes de portabilité du numéro serait de nouveau au bord de la ­saturation. Ses détracteurs estiment que le nombre d’abonnés n’est pas un critère en soi, que seul compte ce qu’ils rapportent, et qu’à 0 ou 2 euros cela ne fait pas beaucoup. Pour le moment, Free a su habilement utiliser son succès dans le mobile comme un tremplin pour attirer davantage d’abonnés Internet vers sa Freebox, où il dépasse aussi les 5 millions de clients. Et Iliad, maison mère de Free, devrait dégager cette année plus de trois milliards d’euros de chiffre d’affaires. Son cours a grimpé de 40% sur un an, portant sa capitalisation à 7,6 milliards d’euros, supérieure à certains groupes du CAC 40. Surtout, Free Mobile a pulvérisé l’ordre existant sur le marché du mobile, imposé ses choix et son tempo. Bien obligés de suivre sur les prix, ses concurrents sont aussi contraints d’accélérer leurs investissements sur la 4G et sur la fibre pour se distinguer.

• Prix divisés par quatre:

jeudi 31 mai 2012

«Les dirigeants de Facebook n’en font qu’à leur tête».

Facebook Vice President of Product Cox delivers a keynote address at Facebook's "fMC" global event for marketers in New York City
Benoît Flamant, co-fondateur d’IT Asset Management, société de gestion spécialisée dans les valeurs technologiques, revient sur le résultat très décevant de l’introduction du réseau social.

Quelles sont vos conclusions à l’aune des événements récents?
Cela confirme qu’il ne faut jamais rentrer dans le capital d’une société au moment d’une introduction en Bourse. D’autres sociétés avant Facebook avaient déçu, à l’image de Zynga.
Que pensez-vous des dirigeants de Facebook?
Le marché a perdu confiance. Les dirigeants n’en font qu’à leur tête. Zuckerberg a mené tout seul l’acquisition d’Instagram. Cela pose des questions. Sheryl Sandberg est inaudible pourtant elle devrait avoir un rôle important vis-à-vis des investisseurs. Pour investir dans une société, il faut avoir confiance dans le management. Ici, ce n’est pas le cas.
Quels autres éléments vous ont dissuadé d’investir dans Facebook?
Le fait que les analystes baissent leurs estimations pendant la tournée réalisée auprès des investisseurs, c’est du jamais vu. Cela pose de sérieuses questions et de toute évidence, c’est le management qui a orienté cette décision. Par ailleurs, le titre était à peine coté qu’il était déjà très fortement vendu à découvert. Cela voudrait dire que des banques introductrices ont prêté des titres pour que cette pratique ait lieu...
Facebook a tout de même un vrai modèle économique. Quel serait un cours juste pour investir dans cette action [ndlr: le titre perd encore 2,38% à 27,53 dollars] ?
Effectivement, le modèle est là. L’analogie avec Google est tentante mais elle ne me paraît pas justifiée. La recherche sur internet est facile à monétiser. D’ailleurs, Google a multiplié son chiffre d’affaires par plus de 20 depuis son introduction. Mais Facebook a un côté très différent, plus proche d’une vente privée ou de ventes tupperware, entre amis.
Encore une fois, je n’ai pas confiance dans le management, la question d’un cours précis ne peut pas se poser.

lundi 21 mai 2012

Facebook s’effondre pour son deuxième jour.

Mark Zuckerberg speaks to reporters at Harvard University in CambridgeL’action Facebook n’a pas franchement décollé lors des premiers échanges.

Le réseau social perd plus de 13% sur le Nasdaq. Plus de 20 millions de titres ont changé de mains.

La deuxième journée de cotation est cauchemardesque pour Facebook. L’action s’effondre de plus de 13%.
Par ailleurs, de nombreux incidents ont émaillé la première journée de cotation de Facebook. Des traders se sont plaint de ne pas pouvoir annuler leurs ordres. D’autres se sont agacés car ils n’étaient pas en mesure de vérifier si leurs transactions avaient été exécutées. Le patron du Nasdaq s’est d’ailleurs excusé.
Comme c’est souvent le cas lors des introductions en demi-teinte, les banques conseil ont été obligées d’acheter des titres pour soutenir le cours de Facebook. Tout le monde semble l’avoir oublié, mais c’est ce qui s’était produit à l’introduction d’EDF.
Outre ces différents problèmes, l’introduction de Facebook a été surmédiatisée. Même nos confrères du Parisien, un titre généraliste, sont revenus sur cet événement. C’est peut-être le signe qu’il faut être pessimiste car à chaque fois que ce média titre sur la Bourse, il est bon de prendre son contrepied. Ils avaient crié au loup à l’automne alors que les marchés ateint au plus bas et s’étaient montrés rassurants lorsque la france avait été dégradée par Standard and Poor’s.
Le sentiment des experts Bourse: L’introduction a été menée dans une ferveur sans précédent. La valorisation a été gonflée même si Facebook est une société digne d’intérêt. Les opportunités sont nombreuses en Bourse. Nous ne voulons pas nous lier à un dossier compliqué à analyser à plus d’un titre. Nous sommes vendeurs de Zynga et Linkedin.
Horizon d’investissement: sans objet.
Profil d’investisseurs: intéressés par la technologie.

vendredi 18 mai 2012

Facebook, l’entrée en Bourse la plus spectaculaire du monde.


A television reporter talks about the Facebook IPO at the NASDAQ Marketsite in New York

Une journaliste commente l’entrée en Bourse de Facebook depuis le Nasdaq Marketsite, à New York.

Le réseau social figurera dès son introduction dans le top 15 des plus importantes capitalisations boursières de Wall Street.

Ce n’est pas tous les jours qu’une société entre en Bourse sur la base d’une valorisation supérieure à 100 milliards de dollars. C’est le cas de Facebook, qui figurera d’entrée dans le top 15 des plus importantes capitalisations boursières de Wall Street. À titre de comparaison, la valeur boursière de la plus grosse société du CAC 40, Total, n’excède pas 105 milliards de dollars (82,5 milliards d’euros).
Pour assurer le succès de l’opération, les investisseurs n’auront pas à débourser 100 milliards de dollars, mais seulement 16 à 18,4 milliards, selon le nombre de titres qui seront effectivement mis en vente sur le marché (421,2 millions d’actions, voire 484,4 millions avec l’option de surallocation).

Les professionnels seront servis en priorité:

En Bourse, Facebook vaut autant que Total.

A street sign stands outside of the New York Stock ExchangeA l’occasion de l’introduction en Bourse de Facebook, lefigaro.fr s’est livré à un petit jeu de comparaisons avec d’autres sociétés de la cote. Facebook vaut quatre fois plus que Morgan Stanley par exemple.

Les banquiers de Morgan Stanley ont dû éprouver un sentiment bizarre en voyant que leur client FacebookFacebook. valait quatre fois plus qu’eux. La capitalisation de la banque créée en 1935 n’est plus que de 26 milliards de dollars, contre au moins 104 milliards de dollars pour
Le calcul est à peu près identique lorsqu’on compare Dell et Facebook, alors que le premier est un des pionniers de l’informatique à bas coûts.
Facebook vaut 60 milliards de dollars de plus que Hewlett Packard qui a vu le jour en 1939. Ironie du sort, au moment où Facebook s’introduit en Bourse et recrute à tout de bras, nous apprenons que HP veut licencier au moins 25.000 personnes.
Le plus grand réseau social de tous les temps vaut autant que le géant pétrolier français Total qui a vu le jour en 1924. Facebook a mis seulement huit ans pour atteindre une valorisation qui a pris 78 ans à Total.
Le sentiment des experts  Bourse: ces comparaisons sont anecdotiques dans la mesure où ces entreprises n’ont pas grand chose en commun. Que l’on aime ou pas Facebook, force est de constater qu’une réussite aussi rapide n’a jamais été vue.
Horizon d’investissement: sans objet.
Profil d’investisseurs: amateurs de technologie.

lundi 16 avril 2012

Infosys en quête d’une acquisition en Europe.

Shibulal, chief executive of Infosys, speaks during the announcement of the company's quarterly financial results in Bangalore
S.D. Shibulal, le patron d’Infosys. La firme indienne compte 145.000 employés.

 Le géant indien des systèmes d’information dispose d’une pile de cash de 3,7 milliards de dollars. La firme se dit prête à des acquisitions pour grandir en Europe.

Fondée en 1981 par sept ingénieurs locaux avec un capital équivalent à quelques dizaines de dollar, Infosys a connu au cours de la dernière décennie une croissance impressionnante. La firme basée à Bangalore, la Silicon Valley indienne, veut désormais se développer en Europe, a confié à Bloomberg Chandrashekar Kakal, un de ses dirigeants. Infosys est prêt à opérer des acquisitions pour réaliser à terme 40% de ses revenus sur le Vieux Continent, contre 22% aujourd’hui.
«Nous avons des liquidités, mais ce que nous cherchons c’est une compagnie qui nous apporte des compétences et nous permette d’accroître notre croissance», a indiqué M. Kakal. Pour cela le groupe est prêt à déployer jusqu’à 500 millions de dollars en une seule opération. Alternativement, Infosys est disposé à acquérir plusieurs entreprises de plus petite taille, pour des montants de l’ordre de 30 à 50 millions de dollars.
Fin février, le directeur financier d’Infosys V. Balakrishnan avait déjà estimé que l’Europe recelait une nombre croissant d’opportunités d’acquisitions, du fait des difficultés des SSII européennes. Parmi les cibles évoquées, aussi bien des entreprises disposant d’une propriété intellectuelle (suggérant plutôt des logiciels) que des sociétés de consulting de niche, mais aussi des entreprises susceptibles de relayer davantage les activités actuelles d’Infosys auprès de ses clients français ou allemands.
Le sentiment des experts du Figaro Bourse: Évidemment ce ne sont pas ces déclarations qui vont tout d’un coup démultiplier le PER des SSII européennes. Néanmoins, l’intérêt avoué d’Infosys constitue un signal à ne pas négliger concernant le potentiel d’acteurs spécialisés de petite et moyenne taille. Nous sommes confiants sur les perspectives du segment des conseils en systèmes d’informations (Solucom, Vision IT...).
Horizon d’investissement: moyen à long terme.
Profil d’investisseurs: Recherchant une progression du capital à long terme.