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lundi 25 juin 2012

Un éclatement de la zone euro coûterait cher à l'Allemagne.

Le ministre des Finances allemand, Wolfgang Schäuble
Le ministre des Finances allemand, Wolfgang Schäuble.


 Le PIB du pays pourrait s'effondrer de 10% et le taux de chômage grimper jusqu'à près de 12%, selon une étude du ministère des Finances allemand, citée par le quotidien allemand Der Spiegel.

 
Bien que la sélection allemande de football ait éliminé de l'Euro la Grèce vendredi, le souhait d'Angela Merkel reste le même: garder la Grèce au sein de la zone euro. Le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, craint que son pays ne soit confronté à une importante crise économique et à une montée en flèche du chômage en cas d'éclatement de la zone euro consécutive à une sortie de la Grèce, selon l'hebdomadaire allemand Der Spiegel.
La première année après un effondrement de la zone euro pourrait voir l'économie allemande se contracter jusqu'à 10%. Le chômage grimperait pour affecter jusqu'à cinq millions d'habitants, d'après le même scénario. En mai, le nombre total de chômeurs s'élevait à 2,855 millions, à 6,7% des actifs, un recul par rapport au mois d'avril. «Par comparaison avec de tels scénarios, un sauvetage, aussi coûteux qu'il soit, semble un moindre mal», a expliqué un responsable du ministère des Finances allemand cité par le Spiegel.

«La balle est dans le camp de la Grèce» (Schäuble):

samedi 23 juin 2012

Zone euro : Berlin incrédule face à la stratégie d'Hollande.

Wolfgang Schäuble ne décolère pas contre le retour partiel à la retraite à 60 ans mis en place par les socialistes français.
Wolfgang Schäuble ne décolère pas contre le retour partiel à la retraite à 60 ans mis en place par les socialistes français.


 Ni la chancelière et son entourage ni la presse outre-Rhin ne parviennent à s'expliquer l'attitude de la France.



Lasse d'incrédulité, l'Allemagne ne cache plus son irritation à l'égard de François Hollande. La stratégie du président français pour sortir la zone euro et la France de la crise dépasse l'entendement pour la classe dirigeante outre-Rhin. Alors qu'elle n'est plus immunisée contre la tempête, l'Allemagne multiplie les appels à la raison. Berlin se désole de ne pouvoir compter sur son partenaire historique dans la construction européenne au moment crucial où la zone euro doit se réorganiser pour affronter l'avenir.
En fustigeant la «médiocrité», qui ne doit pas devenir l'étalon» en Europe, la semaine dernière, Angela Merkel visait bien la France, qui a délaissé son alliance avec l'Allemagne pour se rapprocher des pays du sud de l'Europe. Comme son ministre des Finances, Wolfgang Schäuble, la chancelière s'agace de voir le président français étaler ses désaccords avec Berlin et insister sur des mécanismes visant à mutualiser la dette aux frais de la première économie européenne. Elle s'inquiète de voir que la France persiste à esquiver les réformes structurelles qu'elle juge indispensables pour restaurer la compétitivité et la confiance des marchés.

mardi 22 mai 2012

Obama appelle à renforcer la coordination en Europe.

Le président américain a reconnu que la crise grecque a «un impact aux États-Unis».
Le président américain a reconnu que la crise grecque a «un impact aux États-Unis».


 Le président américain a pressé ses homologues européens de nouer «une coordination plus efficace pour enrayer la crise de la dette». La France et l'Allemagne défendent le maintien de la Grèce en zone euro.


Alors que les inquiétudes sur la situation de la Grèce et de la zone euro dans son ensemble ne cessent de croître, Barack Obama a pressé les pays européens de nouer «une coordination plus efficace» pour enrayer la crise de la dette, lors de la conférence de presse de clôture du sommet de l'Otan, hier soir. «Le plus important, c'est que l'Europe reconnaisse que ce projet de l'euro signifie plus qu'une monnaie, et qu'il doit y avoir une coordination plus efficace sur le plan de la politique monétaire et fiscale d'un côté et en matière de croissance en général.» Refusant de spéculer sur une éventuelle sortie de la Grèce de la zone euro, le chef d'État américain a souligné que la crise grecque a «un impact aux États-Unis» et il a proposé aux Européens d'envoyer une équipe de conseillers techniques en amont du sommet européen informel qui doit se tenir demain à Bruxelles.
Les chefs d'État européens vont en effet débattre des mesures à prendre pour relancer la croissance en Europe. Hier soir, François Hollande s'est voulu rassurant, disant aborder ce conseil informel non «pas dans un souci de conflit mais au contraire dans une démarche permettant de donner à l'Europe la dimension de croissance qui lui a manqué jusque-là». Mais la France et l'Allemagne s'opposent sur la façon de doper la croissance en Europe. Et le président français a également réaffirmé hier soir sa volonté de proposer la mise en place d'eurobonds, ces obligations européennes dont la chancelière allemande ne veut pas entendre parler.
Les ministres des Finances français et allemand s'accordent toutefois pour défendre le maintien de la Grèce en zone euro. À l'issue de sa première visite à Berlin en tant que patron de Bercy, Pierre Moscovici a répété qu'il «faut tout faire pour garder la Grèce dans l'Union monétaire». Satisfait de son entretien avec son homologue allemand Wolfgang Schäuble, il affirme vouloir «aider les forces pro-européennes et pro-euro en Grèce», en proposant notamment «des mesures pour relancer la croissance et redonner espoir aux Grecs».