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samedi 9 février 2013

Les dirigeants européens décident 3% traitent des compressions budgétaires à Bruxelles .

Les dirigeants européens sont parvenus à un accord sur le budget pour 2014-20, après de longues discussions à Bruxelles.
  
Président du Conseil européen Herman Van Rompuy a annoncé l'accord et a déclaré dans un communiqué qu'il était "la peine de travailler pour».
Les nouveaux plafonds budgétaires s'élève à 960bn d'euros (£ 812bn; 1.3tn $). C'est la première fois que l'UE budget pluriannuel a été réduit.
Le Premier ministre britannique David Cameron, qui avait fait pression pour des réductions, il a salué comme une «bonne affaire pour la Grande-Bretagne".
"Je pense que le public britannique peut être fière que nous avons réduit la limite de sept ans de carte de crédit de l'UE pour la première fois», a déclaré M. Cameron.
Le président français François Hollande, qui avait plaidé contre des réductions de dépenses importantes, dit que c'était un "bon compromis".

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La chancelière allemande Angela Merkel a également salué l'accord, ce qui représente une baisse de 3,3% par rapport au précédent budget septennal.
"De mon point de vue cet accord est bon et il est important, car il nous donne la capacité d'agir en Europe dans les années à venir", at-elle dit.

vendredi 8 février 2013

Sauver la PAC, la priorité de François Hollande.

Moisson en Ile-de-France. L'agriculture et ses débouchés représentent plus de 3 millions d'emplois en France.
Moisson en Ile-de-France. L'agriculture et ses débouchés représentent plus de 3 millions d'emplois en France.


Le chef de l'État français, François Hollande, veut limiter la casse pour les crédits de la politique agricole commune (PAC), dont la France est la première consommatrice.


Défendre la PAC à tout prix, telle est la priorité du président François Hollande. Comment pourrait-il en être autrement dans un pays où l'agriculture et ses débouchés représentent plus de 3 millions d'emplois et 11,4 milliards d'euros d'excédents commerciaux. Un secteur hautement stratégique donc pour la croissance de l'Hexagone. Mais une approche que ne partagent pas forcément tous les États membres de l'UE. Aussi pour arracher le ralliement de ses partenaires les plus récalcitrants - Allemagne et Grande-Bretagne - François Hollande va-t-il devoir concéder une baisse du premier budget européen. L'enveloppe précédente s'élevait à 421 milliards d'euros entre 2007 et 2013. On s'acheminerait vers un consensus autour de 386 milliards d'euros pour la période 2014-2020, soit une baisse de 8 % par rapport aux sept années passées. Un moindre mal. «Après avoir frôlé le pire, nous sommes passés pas loin de la rupture, nous allons pouvoir construire une vraie politique agricole commune», indique un porte-parole du commissaire européen à l'Agriculture, Dacian Ciolos.

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«Une erreur stratégique»:

jeudi 7 février 2013

Budget de l'UE : le grand marchandage a commencé.

François Hollande, jeudi à Bruxelles.
François Hollande, jeudi à Bruxelles.


La chancelière allemande se pose en arbitre entre le président français et le premier ministre britannique.


L'Europe a engagé dans la nuit un bras de fer tendu sur ses dépenses jusqu'à la fin de la décennie. Avec la chancelière Angela Merkel en arbitre entre les «parcimonieux» menés par David Cameron et les partisans d'un soutien résolu à la croissance conduits par François Hollande.
Les vingt-sept dirigeants ont entamé leur sommet avec près de six heures de retard. Ils doivent s'entendre à l'unanimité sur un budget 2014-2020 oscillant autour de 915 milliards d'euros. La nuit s'annonçait longue et difficile. Les tractations, où chaque pays défend son intérêt national en invoquant un « juste retour», risquent de se prolonger, peut-être jusqu'à samedi.
Décrivant un exercice de haute voltige, la chancelière allemande a dit sa volonté de «faire attention à la dépense» tout en ménageant «la solidarité entre le nord et le sud de l'Europe». Les positions des uns et des autres restent «encore assez éloignées». En fin de soirée, Berlin a évoqué un risque d'échec. Signe de tensions, le maître de séance, Herman Van Rompuy, a renoncé à présenter une proposition chiffrée de compromis à l'ouverture du sommet. Il l'envisageait au mieux dans la nuit, après un premier tour de table.
François Hollande, chef de file d'un groupe de pays en passe difficile, comme l'Italie et l'Espagne, n'a pas exclu l'échec. «Je viens chercher un accord, encore faut-il qu'il soit possible, dit-il. Il n'y aura pas d'accord sur compromis qui négligerait les politiques (traditionnelles) de l'Europe, abandonnerait l'agriculture et ignorerait la croissance.» Sans citer le premier ministre britannique, il veut «faire en sorte de raisonner» ceux qui ne seraient pas raisonnables.

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Face à lui, David Cameron affirme que les chiffres avancés «doivent redescendre, et, si ce n'est pas le cas, il n'y aura pas d'accord». Le Royaume-Uni peut compter sur le soutien appuyé de ses ­alliés traditionnels sur les questions d'argent, la Suède, les Pays-Bas et la Finlande.