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lundi 4 février 2013

Le FMI menace l'Argentine de sanctions.

Le Fonds, présidé par Christine Lagarde, peut, en dernier recours, exclure l'Argentine de l'instance internationale.
Le Fonds, présidé par Christine Lagarde, peut, en dernier recours, exclure l'Argentine de l'instance internationale.

Le Fonds monétaire international accuse le pays de continuer à falsifier ses statistiques. 


C'est du jamais-vu. Le Fonds monétaire international (FMI) a, pour la première fois de son histoire, adopté une «déclaration de censure» à l'encontre de l'Argentine qu'il accuse de falsifier ses statistiques économiques.
Les 24 membres du conseil d'administration du Fonds, qui représentent ses 188 États membres, mettent principalement en cause les chiffres de l'inflation du pays. Et ils s'interrogent sur sa croissance.
Selon les statistiques officielles, l'inflation ressortait pour l'année 2012 à 10,8 %, alors que tous les instituts privés s'accordent à l'évaluer autour de 25,6 %, soit plus du double de ce que veut faire croire le gouvernement.
La présidente de l'Argentine, Cristina Fernandez de Kirchner, avait dès 2010 promis qu'elle allait mettre sur pied un nouvel indicateur du calcul de l'évolution des prix à la consommation, reconnaissant implicitement que celui qui existait ne reflétait pas la réalité. Mais depuis, rien de concret n'a été fait.
À tel point qu'en septembre dernier Christine Lagarde, la directrice générale du FMI, s'était vue dans l'obligation de menacer le pays d'un «carton rouge» s'il persistait à ne rien faire.
À la veille du week-end dernier, le ministre des Finances argentin a promis que le nouvel indice serait prêt pour le… quatrième trimestre de cette année. C'est la goutte d'eau qui a fait déborder le vase.

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Risque d'exclusion:

mercredi 23 janvier 2013

Zone euro : nouvelle année de récession en vue, selon le FMI.

Le Fonds monétaire international prévoit une légère accélération de la croissance mondiale en 2013, sauf en zone euro, où la croissance restera négative pour la deuxième année consécutive.


Le bout du tunnel n'est toujours pas en vue pour la zone euro. Le FMI vient de revoir à la baisse ses prévisions de croissance qui étaient déjà fort médiocres.
Après avoir subi une contraction de son PIB de 0,4% en 2012, l'Euroland devrait connaître à nouveau un recul de 0,2% en 2013, alors que le FMI avait initialement envisagé une croissance positive de 0,2% dans ses prévisions d'octobre dernier, lors de son assemblée annuelle qui s'était tenue à Tokyo.
Tout en saluant les progrès obtenus en matière budgétaire et la détente des marchés de la dette dont ont bénéficié les pays de l'Europe du Sud l'an dernier, le FMI met en avant «les incertitudes encore élevées quant à la résolution finale de la crise». Il faudra attendre 2014 pour que l'Eurozone renoue avec la croissance (+ 1%).
L'année 2013 s'annonce encore très sombre pour l'Italie et l'Espagne (avec une baisse de leur PIB de 1% et 1,5% respectivement). L'Allemagne est également touchée par la vague de refroidissement et sa croissance ne devrait pas dépasser 0,6% en 2013 au lieu de 0,9% annoncé à l'automne dernier.

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Croissance française revue en baisse:

jeudi 17 janvier 2013

Le FMI débloque 3,2 milliards d'aide à la Grèce.

Le versement effectif de l'aide n'attendait plus que le feu vert du conseil d'administration du Fonds, qui a été annoncé par l'institution mercredi dans un communiqué.

C'est effectif. Suite à l'accord arraché de haute lutte en fin d'année avec les Européens, le FMI a débloqué ce mercredi deux tranches d'aide à la Grèce, d'un montant total de 3,2 milliards d'euros. Cette aide était gelée depuis plusieurs mois en raison des craintes sur la viabilité de la dette abyssale accumulée par Athènes sur fond de récession. La chute de PIB sur les deux dernières années a atteint 13,4 %, selon les chiffres de l'OCDE et devrait encore s'élever à 4,5 % en 2013. Le fonds monétaire estimait que le programme de réformes réclamé par la troïka (Banque centrale européenne, FMI et Union européenne) n'était pas sur les rails et que la trajectoire de la dette n'était pas soutenable.
Le versement effectif de l'aide n'attendait plus que le feu vert du conseil d'administration du Fonds, qui a été annoncé par l'institution mercredi dans un communiqué. Après d'âpres négociations avec les Européens, le Fonds a renoncé fin novembre à l'objectif d'une dette du pays à 120 % de son produit intérieur brut en 2020 et accepté un compromis à 124 % à cet horizon, contre environ 170 % actuellement.
L'institution de Washington avait par ailleurs levé ses dernières réticences mi-décembre après le succès de l'opération de rachat par Athènes d'une partie de sa dette à un tiers de son prix auprès d'investisseurs privés.
Le versement de mercredi porte à 4,8 milliards d'euros le montant total déboursé par le Fonds dans le cadre du plan de sauvetage de la Grèce depuis le mois de mars.
En attendant, le ras-le-bol de la population face aux multiples mesures d'austérité et réformes imposées par la troïka ne faiblit pas. Plusieurs secteurs - banques, hôpitaux, banques - organisent ce jeudi une nouvelle journée de grève.

mercredi 16 janvier 2013

Le FMI débloque 3,2 milliards d'aide à la Grèce.

Le versement effectif de l'aide n'attendait plus que le feu vert du conseil d'administration du Fonds, qui a été annoncé par l'institution mercredi dans un communiqué.

C'est effectif. Suite à l'accord arraché de haute lutte en fin d'année avec les Européens, le FMI a débloqué ce mercredi deux tranches d'aide à la Grèce, d'un montant total de 3,2 milliards d'euros. Cette aide était gelée depuis plusieurs mois en raison des craintes sur la viabilité de la dette abyssale accumulée par Athènes sur fond de récession. La chute de PIB sur les deux dernières années a atteint 13,4 %, selon les chiffres de l'OCDE et devrait encore s'élever à 4,5 % en 2013. Le fonds monétaire estimait que le programme de réformes réclamé par la troïka (Banque centrale européenne, FMI et Union européenne) n'était pas sur les rails et que la trajectoire de la dette n'était pas soutenable.
Le versement effectif de l'aide n'attendait plus que le feu vert du conseil d'administration du Fonds, qui a été annoncé par l'institution mercredi dans un communiqué. Après d'âpres négociations avec les Européens, le Fonds a renoncé fin novembre à l'objectif d'une dette du pays à 120 % de son produit intérieur brut en 2020 et accepté un compromis à 124 % à cet horizon, contre environ 170 % actuellement.
L'institution de Washington avait par ailleurs levé ses dernières réticences mi-décembre après le succès de l'opération de rachat par Athènes d'une partie de sa dette à un tiers de son prix auprès d'investisseurs privés.
Le versement de mercredi porte à 4,8 milliards d'euros le montant total déboursé par le Fonds dans le cadre du plan de sauvetage de la Grèce depuis le mois de mars.
En attendant, le ras-le-bol de la population face aux multiples mesures d'austérité et réformes imposées par la troïka ne faiblit pas. Plusieurs secteurs - banques, hôpitaux, banques - organisent ce jeudi une nouvelle journée de grève.

lundi 28 mai 2012

La Grèce choquée par la sévérité de Christine Lagarde.

La directrice générale du FMI s'est montrée sévère sur la responsabilité des Grecs concernant leurs difficultés.
La directrice générale du FMI s'est montrée sévère sur la responsabilité des Grecs concernant leurs difficultés.


 Le pays se déclare humilié par les propos de la patronne du FMI, qui leur fait porter la responsabilité de leurs difficultés. Les Grecs veulent un mea culpa, mais la dirigeante refuse de céder. Pendant ce temps, l'incertitude politique persiste.

«Avez-vous simplement songé que nous étions à court d'argent?» Les réactions fusent de toutes parts en Grèce, au lendemain de la sévère interview donnée par Christine Lagarde au quotidien britannique The Guardian, sur la situation de la péninsule hellénique et les difficultés rencontrées au quotidien par ses citoyens.
Ce message, laissé comme près de 10.000 autres sur la page Facebook de la directrice du Fonds monétaire international (FMI), illustre l'indignation des Grecs face à l'intransigeance de la dirigeante. Dans cet entretien publié hier, Christine Lagarde estimait qu'une partie des Grecs, en tentant d'échapper systématiquement aux impôts, étaient responsables de la dégradation des conditions de vie dans le pays. Et face aux révoltes populaires, celle-ci se déclare plus préoccupée par le sort des enfants d'Afrique que par celui des Grecs.

Revenir sur ces dires:

Christine Lagarde ou l'art des phrases qui fâchent.

De l'avis général, le passage de Christine Lagarde à Bercy a été une réussite, notamment pendant la crise. Mais, du point de vue de la communication, ses débuts ont été difficiles.
De l'avis général, le passage de Christine Lagarde à Bercy a été une réussite, notamment pendant la crise. Mais, du point de vue de la communication, ses débuts ont été difficiles.


 La patronne du FMI, qui s'est attirée les foudres des Grecs en les rendant responsables de leur situation, n'en est pas à son premier tollé. Son parcours politique est émaillé de sorties… pas toujours bien comprises. Retour sur ces couacs.

Provocation, gaffe, franc-parler, naïveté, mise en garde… Difficile de qualifier les dernières déclarations de la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde. Samedi, celle-ci s'est attirée la colère du peuple grec, après avoir expliqué dans un entretien au Guardian que les Grecs auraient moins de difficultés au quotidien s'ils commençaient par payer leurs impôts. De quoi provoquer une levée de boucliers tout le week-end, d'Athènes à Paris en passant par les Grecs eux-mêmes.
Pourtant, à y regarder de plus près, ces propos ne s'apparentent pas à une gaffe au sens strict du terme, même s'ils sont maladroits. Au lendemain de cette interview, elle a tenté de désamorcer la polémique sur sa page Facebook. Mais sans succès.
En fait Christine Lagarde n'en est pas à son premier tollé en termes de communication. Unanimement reconnu comme réussi, son passage à Bercy durant quatre ans (2007 à 2011) n'est en effet pas exempt de quelques petits ratés de communication. Tous réalisés toutefois au début de ses nouvelles fonctions.
•La fin de la crise trop vite annoncée.

dimanche 27 mai 2012

Christine Lagarde sans concession avec les Grecs.


La directrice générale du FMI estime que les Grecs ont trop profité de la situation.
La directrice générale du FMI estime que les Grecs ont trop profité de la situation.
 
 
 La directrice générale du FMI estime que les Grecs ont une part de responsabilité dans leur situation. Elle leur demande de payer leurs impôts et déclare être bien plus compatissante à l'égard des enfants d'Afrique.
 
 
Intransigeante. Dans une interview au quotidien britannique The Guardian, Christine Lagarde estime que les Grecs ont une part de responsabilité dans la situation qui est la leur aujourd'hui. Évoquant les problèmes d'évasion fiscale, fléau de la péninsule hellénique, la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) estime que les Grecs, pour solutionner leurs problèmes, devraient «commencer par s'entraider collectivement» en «payant tous leurs impôts».

Plus d'accès aux services publics:

Depuis deux ans, le pays est régulièrement touché par de vastes mouvements de grève et de protestation contre les mesures d'austérité imposées par la «troïka» BCE/UE/FMI, afin de restaurer les finances publiques. Pour Christine Lagarde, les parents et citoyens qui se plaignent des conséquences des coupes budgétaires drastiques, notamment pour leurs enfants, vont trop loin. «Les parents sont responsables, non? Donc les parents doivent payer leurs impôts», explique-t-elle, interrogée sur les difficultés quotidiennes rencontrées par les citoyens. Beaucoup d'entre eux se plaignent en effet de ne plus avoir accès aux services publics.
«En ce qui concerne les Grecs, je pense aussi à tous ces gens qui essaient tout le temps d'échapper aux taxes», répond sans concession l'ancienne ministre française de l'Économie et des Finances. «Je pense plus à ces jeunes enfants dans un petit village du Niger qui vont deux heures par jour à l'école, partageant une chaise pour trois, et qui rêvent d'avoir une bonne éducation. Je pense à eux tout le temps. Car j'estime qu'ils ont encore plus besoin d'aide que les gens à Athènes», poursuit-elle.

Leçon de civisme:

La Grèce choquée par la sévérité de Christine Lagarde.

La directrice générale du FMI s'est montrée sévère sur la responsabilité des Grecs concernant leurs difficultés.
La directrice générale du FMI s'est montrée sévère sur la responsabilité des Grecs concernant leurs difficultés.


 Le pays se déclare humilié par les propos de la patronne du FMI, qui leur fait porter la responsabilité de leurs difficultés. Les Grecs veulent un mea culpa, mais la dirigeante refuse de céder. Pendant ce temps, l'incertitude politique persiste.


«Avez-vous simplement songé que nous étions à court d'argent?» Les réactions fusent de toutes parts en Grèce, au lendemain de la sévère interview donnée par Christine Lagarde au quotidien britannique The Guardian, sur la situation de la péninsule hellénique et les difficultés rencontrées au quotidien par ses citoyens.
Ce message, laissé comme près de 3000 autres sur la page Facebook de la directrice du Fonds monétaire international (FMI), illustre l'indignation des Grecs face à l'intransigeance de la dirigeante. Dans cet entretien publié hier, Christine Lagarde estimait qu'une partie des Grecs, en tentant d'échapper systématiquement aux impôts, étaient responsables de la dégradation des conditions de vie dans le pays. Et face aux révoltes populaires, celle-ci se déclarait plus préoccupée par le sort des enfants d'Afrique que par celui des Grecs.

Revenir sur ces dires:

vendredi 18 mai 2012

Zone euro: Londres fait monter la pression.


David Cameron, premier ministre britannique.
David Cameron, premier ministre britannique.


À la veille du G8, le FMI suspend ses contacts avec la Grèce dans l'attente des élections du 17 juin.


Le cas grec met toujours l'Europe sous pression. Hier, quelques heures avant de s'entretenir lors d'une vidéoconférence avec Angela Merkel, François Hollande, Mario Monti, le président de l'Union européenne Herman Van Rompuy et celui de la Commission européenne José Manuel Barroso, le premier ministre britannique David Cameron a renouvelé sa mise en garde concernant l'avenir de la zone euro. Il a réitéré l'avertissement qu'il avait déjà exprimé la veille devant la Chambre des communes. «Soit la zone euro trouve une solution, soit elle risque d'éclater», a prévenu le leader conservateur qui s'exprimait devant des chefs d'entreprise.

Un mois à attendre:

Zone euro: Londres fait monter la pression.


David Cameron, premier ministre britannique.
David Cameron, premier ministre britannique.


À la veille du G8, le FMI suspend ses contacts avec la Grèce dans l'attente des élections du 17 juin.


Le cas grec met toujours l'Europe sous pression. Hier, quelques heures avant de s'entretenir lors d'une vidéoconférence avec Angela Merkel, François Hollande, Mario Monti, le président de l'Union européenne Herman Van Rompuy et celui de la Commission européenne José Manuel Barroso, le premier ministre britannique David Cameron a renouvelé sa mise en garde concernant l'avenir de la zone euro. Il a réitéré l'avertissement qu'il avait déjà exprimé la veille devant la Chambre des communes. «Soit la zone euro trouve une solution, soit elle risque d'éclater», a prévenu le leader conservateur qui s'exprimait devant des chefs d'entreprise.

Un mois à attendre:

mardi 15 mai 2012

Et si la Grèce sortait de la zone euro…

La question de la sortie de la Grèce de la zone euro n'est plus taboue.
La question de la sortie de la Grèce de la zone euro n'est plus taboue.


 Les économistes et les États commencent à évaluer le coût d'un abandon de la monnaie unique par Athènes.




À Bruxelles ou à Francfort, une sortie de la Grèce de la zone euro n'est plus tabou. Mais cette question, lourde de conséquences pour l'Europe et la monnaie unique, divise les grands argentiers européens.
Les ministres des Finances de la zone euro, réunis ce lundi à Bruxelles pour un Eurogroupe consacré à l'Espagne et à la Grèce, ont étalé leurs divisions sur le sort de cette dernière. Après ceux qui croient qu'une rupture avec la monnaie commune serait la solution, le camp opposé a donné de la voix, ce lundi. «Je ne veux pas parler de la sortie de la Grèce (…) parce que ce serait un échec pour toute la zone euro !, a lancé le ministre espagnol Luis De Guindos au début d'un rendez-vous de l'Eurogroupe. Athènes doit mettre en œuvre les décisions convenues ; de notre côté nous devons trouver des solutions et offrir notre soutien ».
Même tonalité pour le Belge Steven Vanackere -«à quoi bon parler d'une option qui ne réglerait pas le problème de fond?»- et pour l'Irlandais Michael Noonan :«planifier une sortie de l'euro n'est pas notre affaire. La Grèce doit rester et mon but est de lui offrir le soutien nécessaire».
En attendant que la France de François Hollande se détermine, l'Allemagne et ses alliés affichent la fermeté. «La question n'est pas d'être généreux avec les Grecs, mais de défendre une politique économique crédible », dit le ministre allemand Wolfgang Schäuble. Le Néerlandais Jan Kees De Jager juge qu'Athènes a déjà «épuisé les marges de flexibilité ». Aux yeux de l'Autrichienne Maria Fekter, la Grèce devrait quitter l'Union européenne en même temps que l'euro, quitte à y revenir ensuite au bout d'un «sérieux examen » de réadmission.
Ces divisions sur une question si cruciale n'ont pas rassuré les marchés, qui ont tous dégringolé en Europe lundi. L'euro s'est enfoncé à 1,2845 dollar, son plus bas niveau depuis le 18 janvier.
Les Bourses européennes ont chuté de plus de 2 % en moyenne. Athènes a dévissé de 4,56 % ; Milan a baissé de 2,74 % malgré une émission obligataire réussie de 5,25 milliards d'euros. La Bourse de Madrid en chute de 20 % sur l'année, a, elle, perdu 2,66 % ce lundi, insensible au dernier plan bancaire. Les taux espagnols ont gagné jusqu'à 22 points de base à 6,17 %. Les taux italiens se sont aussi tendus à 5,6 %. Seuls les taux allemands étaient en recul, à 1,45 % à 10 ans.

Quelles conséquences pour la Grèce?

vendredi 27 avril 2012

Le FMI prévoit une croissance de 6% en 2012 en Asie.

L'institution prévient qu'une aggravation des difficultés économiques en Europe pourrait cependant encore affecter la région cette année.



La croissance en Asie et dans le Pacifique va se maintenir à 6% cette année, un niveau comparable à celle de 2011, prédit le Fonds monétaire international (FMI) dans son dernier rapport sur les perspectives économiques de la région, publié aujourd'hui à Kuala Lumpur. En 2013, elle devrait atteindre 6,25%.
Les écarts entre les pays vont toutefois rester très importants. Le PIB (produit intérieur brut) de la Chine et celui de l'Inde augmenteraient en 2012 respectivement de 8,25% et de près de 7%, tandis que dans les pays d'Asie les plus industrialisés, la croissance ne serait que de 2,2% en moyenne.
Le FMI prévient qu'une aggravation des difficultés économiques en Europe pourrait cependant encore affecter la région cette année, pesant sur ses exportations et sur les entrées de capitaux étrangers. Il incite les pays d'Asie à poursuivre des politiques d'ajustement économique stables et à maintenir des taux d'inflation raisonnables. Celle-ci devrait baisser légèrement en 2012, aux alentours de 3,25% en moyenne, estime le Fonds.
Il lance deux avertissements. La Chine doit impérativement réussir sa transition d'une croissance économique tirée par les investissements vers une croissance axée sur la consommation. Et l'Inde doit améliorer le climat des investissements dans le pays et faciliter davantage le commerce avec l'étranger.

jeudi 19 avril 2012

Le FMI maintient la pression sur les banques européennes.

Christine Lagarde, directrice générale du Fonds monétaire international.
Christine Lagarde, directrice générale du Fonds monétaire international.


 Les établissements européens vont devoir réduire de 2000 milliards d'euros leur endettement d'ici à la fin 2013, prévient le Fonds monétaire international dans son rapport semestriel consacré à la «stabilité financière mondiale».

 Le Fonds monétaire international persiste et signe. Il avait suscité la polémique l'été dernier en demandant, par la voix de sa directrice générale Christine Lagarde, une «recapitalisation urgente» des banques de la zone euro. Le FMI prend cette fois un nouvel angle d'attaque: les établissements européens vont devoir, prévient -il, réduire de 2000 milliards d'euros leur endettement d'ici à la fin 2013, ce qui reviendra à une réduction de près de 7% de leurs bilans, est-il précisé.
Cette analyse figure dans le rapport semestriel consacré à la «stabilité financière mondiale» que le FMI publie ce mercredi. Il rappelle que les banques européennes sont sous pression depuis l'éclatement de la crise des crédits subprimes aux États-Unis à l'été 2007. Mais contrairement à leurs homologues américains, les établissements européens n'ont pas assaini leurs bilans à ce jour et ils continuent de se refinancer excessivement sur les marchés de gros, faute de ressources propres ou d'une collecte des dépôts suffisante auprès de leurs clients.

Impact négatif sur la distribution du crédit bancaire:

mardi 17 avril 2012

Le FMI revoit en légère hausse ses prévisions de croissance.

Christine Lagarde, directrice générale du Fonds monétaire international.
Christine Lagarde, directrice générale du Fonds monétaire international.
 
 
 Le Fonds monétaire international prévoit 0,5% de croissance en France en 2012 et 3,5% dans le monde, contre respectivement 0,3% et 3,3% auparavant. Mais la situation demeure fragile.


Le Fonds monétaire international a revu ce mardi en très légère hausse l'ensemble de ses prévisions économiques pour cette année et l'an prochain. La croissance mondiale atteindrait 3,5% en 2012 au lieu des 3,3% qui avaient été annoncés en janvier dernier. Ce léger mieux s'explique par l'amélioration de l'activité aux États-Unis constatée à partir du second semestre 2011 et par «de meilleures politiques économiques dans la zone euro» en réponse à la crise des dettes souveraines, selon les experts internationaux. Ils saluent notamment l'arrivée de Mario Monti à la tête du gouvernement italien, les réformes mises en place en Espagne et les facilités de crédit exceptionnelles décidées par la Banque centrale européenne.
Mais il n'y a pas de quoi pavoiser et le FMI continue de prévoir une «récession modérée» dans la zone euro, autrement dit un recul de 0,3% du PIB sur l'ensemble de l'année 2012. L'Italie et l'Espagne subiront une véritable récession avec des baisses respectives de 1,9% et de 1,8%. La France est créditée d'une progression de 0,5% de son PIB pour 2012 (0,2 point de plus que ce qui était envisagé en janvier) et elle peut espérer une augmentation de 1% en 2013. L'Allemagne devrait s'en sortir un peu mieux, avec une croissance de 0,6% cette année et de 1,5% l'an prochain.

Incertitudes géopolitiques:

lundi 16 avril 2012

Les placements sans risque de plus en plus rares et chers.


Le prix des valeurs refuges, tel l'or, tend à s'envoler dangereusement.
Le prix des valeurs refuges, tel l'or, tend à s'envoler dangereusement.
 
 Les besoins de sécurité des fonds de pension ne sont pas de même nature que pour les banques. Leur seul point commun est une soif inextinguible de valeurs sûres.
 
De quoi parlent-ils dans leurs dîners en ville, «Monsieur Homais» (qui votera Hollande) et «la Veuve de Carpentras» (pro-Sarkozy), l'épargnant de gauche et son homologue de droite? Ces deux icônes de la bourgeoisie française, on les qualifie parfois de SDF, de gens «sans difficultés financières». Une façon d'envier leur aisance ou de s'en moquer, c'est selon. Mais cela ne veut pas dire pour autant qu'ils sont sans soucis. Désireux de gérer leurs affaires avec prudence, «en bon père de famille» comme le recommande le Code civil, ils s'arrachent aujourd'hui les cheveux pour trouver des placements sans risque et rémunérateurs. Même l'assurance-vie paraît ébranlée avec ses rendements à peine supérieurs à l'inflation.
Que les investisseurs français se rassurent, ils ne sont pas les seuls. Leur psychose n'a rien d'hexagonale, contrairement à ce que pourrait laisser croire notre conjoncture électorale si peu amène pour les épargnants. Le phénomène est universel.
Le Fonds monétaire international sonne l'alarme dans une étude intitulée de façon un brin pompeuse et sibylline, «Actifs sûrs: pierre angulaire du système financier?». En clair, il devient partout de plus en plus difficile de placer son argent dans des valeurs garanties. C'était traditionnellement le rôle des titres d'État que d'offrir un havre de sécurité. Or «il ressort de la crise financière mondiale et des doutes grandissants quant à la viabilité de la dette publique de nombreuses économies avancées qu'aucun actif ne peut être considéré comme véritablement sûr», écrivent les experts internationaux.

Dettes souveraines des pays de l'OCDE:

jeudi 14 juillet 2011

Fitch a plus confiance en l'Italie qu'en la Grèce.

L'agence de notation qui croit de plus en plus à un défaut du pays reproche les atermoiements de l'Europe et du FMI pour apporter une nouvelle aide financière au pays. Fitch est plus optimiste pour l'Italie.


Bien que la Grèce soit sous contrôle de l'Union européenne et du Fonds monétaire international, les agences de notation continuent de donner des coups de canif dans la volonté des pays européens de sauver ce pays en grande difficulté financière. Après Standard and Poor's et Moody's, c'est au tour de Fitch de déclasser sévèrement la Grèce qui se rapproche ainsi du statut de pays en défaut. Pour l'agence de notation, «le défaut est une possibilité réelle».
Fitch invoque les atermoiements de l'Union européenne et du Fonds monétaire international à présenter un nouveau plan d'aide «crédible et financé». Ce à quoi le ministre grec des Finances Evangelos Venizélos répond : «Il est incompréhensible que Fitch fasse cette annonce aujourd'hui en dépit du fait que le calendrier de l'action des pays de la zone euro et du FMI a été décidé et est connu». L'agence de notation souligne également les «fortes incertitudes entourant le rôle des créanciers privés» dans le plan et les perspectives macroéconomiques du pays. 

Le FMI dégrade les perspectives de croissance de la Grèce:

mercredi 13 juillet 2011

FMI : Lagarde tient ses promesses envers la Chine.


Zhu Min a été nommé directeur général adjoint du FMI.
Zhu Min a été nommé directeur général adjoint du FMI. 
 
La nouvelle directrice du Fonds monétaire international a nommé le Chinois Zhu Min au poste de directeur adjoint. Une première dans l'histoire de l'institution.
 
Christine Lagarde tient ses promesses et entérine ainsi la montée en puissance de la Chine sur la scène économique et internationale. La nouvelle directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) a nommé un Chinois, Zhu Min, au poste de directeur général adjoint, un troisième poste de directeur général créé pour l'occasion. Il travaillera ainsi aux côtés d'un Japonais et d'un Américain. Le Chinois était jusqu'à présent conseiller spécial de Dominique Strauss-Kahn.
À 58 ans, Min Zhu bénéficie d'un solide CV: il est passé par la Banque mondiale, la Banque centrale de Chine et l'établissement commercial Bank of China. Il «apporte une riche expérience de l'administration, de la politique internationale et des marchés financiers, mais aussi des compétences solides de direction et de communication, ainsi qu'une compréhension institutionnelle du Fonds, a expliqué Christine Lagarde dans un communiqué. En sa qualité de Directeur général adjoint, il jouera un rôle décisif dans notre travail, en collaboration avec les autres membres de mon équipe et moi-même.»

Fitch a plus confiance en l'Italie qu'en la Grèce.

L'agence de notation qui croit de plus en plus à un défaut du pays reproche les atermoiements de l'Europe et du FMI pour apporter une nouvelle aide financière au pays. Fitch est plus optimiste pour l'Italie.


Bien que la Grèce soit sous contrôle de l'Union européenne et du Fonds monétaire international, les agences de notation continuent de donner des coups de canif dans la volonté des pays européens de sauver ce pays en grande difficulté financière. Après Standard and Poor's et Moody's, c'est au tour de Fitch de déclasser sévèrement la Grèce qui se rapproche ainsi du statut de pays en défaut. Pour l'agence de notation, «le défaut est une possibilité réelle».
Fitch invoque les atermoiements de l'Union européenne et du Fonds monétaire international à présenter un nouveau plan d'aide «crédible et financé». Ce à quoi le ministre grec des Finances Evangelos Venizélos répond : «Il est incompréhensible que Fitch fasse cette annonce aujourd'hui en dépit du fait que le calendrier de l'action des pays de la zone euro et du FMI a été décidé et est connu». L'agence de notation souligne également les «fortes incertitudes entourant le rôle des créanciers privés» dans le plan et les perspectives macroéconomiques du pays. 

Le FMI dégrade les perspectives de croissance de la Grèce: