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lundi 4 février 2013

Le FMI menace l'Argentine de sanctions.

Le Fonds, présidé par Christine Lagarde, peut, en dernier recours, exclure l'Argentine de l'instance internationale.
Le Fonds, présidé par Christine Lagarde, peut, en dernier recours, exclure l'Argentine de l'instance internationale.

Le Fonds monétaire international accuse le pays de continuer à falsifier ses statistiques. 


C'est du jamais-vu. Le Fonds monétaire international (FMI) a, pour la première fois de son histoire, adopté une «déclaration de censure» à l'encontre de l'Argentine qu'il accuse de falsifier ses statistiques économiques.
Les 24 membres du conseil d'administration du Fonds, qui représentent ses 188 États membres, mettent principalement en cause les chiffres de l'inflation du pays. Et ils s'interrogent sur sa croissance.
Selon les statistiques officielles, l'inflation ressortait pour l'année 2012 à 10,8 %, alors que tous les instituts privés s'accordent à l'évaluer autour de 25,6 %, soit plus du double de ce que veut faire croire le gouvernement.
La présidente de l'Argentine, Cristina Fernandez de Kirchner, avait dès 2010 promis qu'elle allait mettre sur pied un nouvel indicateur du calcul de l'évolution des prix à la consommation, reconnaissant implicitement que celui qui existait ne reflétait pas la réalité. Mais depuis, rien de concret n'a été fait.
À tel point qu'en septembre dernier Christine Lagarde, la directrice générale du FMI, s'était vue dans l'obligation de menacer le pays d'un «carton rouge» s'il persistait à ne rien faire.
À la veille du week-end dernier, le ministre des Finances argentin a promis que le nouvel indice serait prêt pour le… quatrième trimestre de cette année. C'est la goutte d'eau qui a fait déborder le vase.

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Risque d'exclusion:

lundi 21 janvier 2013

La Grèce sur la bonne voie, selon Lagarde.

Christine Lagarde, directrice générale du FMI.
Christine Lagarde, directrice générale du FMI.

La directrice générale du Fonds monétaire international estime que la Grèce n'aura pas besoin de prendre de mesures supplémentaires si les réformes déjà décidées dans le cadre du plan de sauvetage sont appliquées.

 
«La Grèce a son avenir entre ses mains. C'est au pays lui-même de réussir», a déclaré Christine Lagarde, la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) dans un entretien paru dimanche dans Kathimerini, un quotidien grec. Selon elle, la Grèce n'aura pas besoin de prendre de mesures supplémentaires si les réformes déjà décidées dans le cadre du plan de sauvetage sont appliquées. «Mais si les réformes ne sont pas appliquées, alors d'autres mesures d'austérité seront nécessaires», a ajouté la patronne du FMI.
Le pays est soutenu financièrement par le FMI et l'Union européenne qui ont engagé au total 240 milliards d'euros d'assistance financière pour éviter sa faillite. La chute du PIB sur les deux dernières années a atteint 13,4 % selon l'OCDE et devrait encore accuser un recul de 4,5 % en 2013.
 

Coalition gouvernementale:

mercredi 9 janvier 2013

Le FMI critique l'insuffisance des échanges au Maghreb.

Christine Lagarde, directrice générale du Fonds monétaire international.
Christine Lagarde, directrice générale du Fonds monétaire international.

Le Fonds monétaire international publie un rapport critique sur le Maghreb, à l'occasion de la conférence économique régionale, qui se tient en Mauritanie, en présence de Christine Lagarde.


Le marché commun du Maghreb n'avance pas. Si les investissements directs étrangers sont devenus la principale source de devises pour la région, passant de 3 milliards de dollars par an au cours de la première moitié des années 2000 à 12,3 milliards en 2008, «les pays du Maghreb accusent un retard par rapport aux autres groupes économiques et régionaux», dénonce un rapport du Fonds monétaire international (FMI) rendu public ce mardi, à l'ouverture de la 5e conférence régionale sur l'intégration des États de l'Union du Maghreb arabe (Algérie, Lybie, Maroc, Mauritanie et Tunisie) qui se tient pendant deux jours à Nouakchott, la capitale mauritanienne.
À 3% du PIB (produit intérieur brut), ils sont nettement inférieurs aux autres pays émergents. Et surtout, les investissements intermaghrébins représentent moins de 1% des investissements directs étrangers dans la région contre plus de 63,6% des échanges à l'intérieur de l'Union européenne.

lundi 28 mai 2012

La Grèce choquée par la sévérité de Christine Lagarde.

La directrice générale du FMI s'est montrée sévère sur la responsabilité des Grecs concernant leurs difficultés.
La directrice générale du FMI s'est montrée sévère sur la responsabilité des Grecs concernant leurs difficultés.


 Le pays se déclare humilié par les propos de la patronne du FMI, qui leur fait porter la responsabilité de leurs difficultés. Les Grecs veulent un mea culpa, mais la dirigeante refuse de céder. Pendant ce temps, l'incertitude politique persiste.

«Avez-vous simplement songé que nous étions à court d'argent?» Les réactions fusent de toutes parts en Grèce, au lendemain de la sévère interview donnée par Christine Lagarde au quotidien britannique The Guardian, sur la situation de la péninsule hellénique et les difficultés rencontrées au quotidien par ses citoyens.
Ce message, laissé comme près de 10.000 autres sur la page Facebook de la directrice du Fonds monétaire international (FMI), illustre l'indignation des Grecs face à l'intransigeance de la dirigeante. Dans cet entretien publié hier, Christine Lagarde estimait qu'une partie des Grecs, en tentant d'échapper systématiquement aux impôts, étaient responsables de la dégradation des conditions de vie dans le pays. Et face aux révoltes populaires, celle-ci se déclare plus préoccupée par le sort des enfants d'Afrique que par celui des Grecs.

Revenir sur ces dires:

Christine Lagarde ou l'art des phrases qui fâchent.

De l'avis général, le passage de Christine Lagarde à Bercy a été une réussite, notamment pendant la crise. Mais, du point de vue de la communication, ses débuts ont été difficiles.
De l'avis général, le passage de Christine Lagarde à Bercy a été une réussite, notamment pendant la crise. Mais, du point de vue de la communication, ses débuts ont été difficiles.


 La patronne du FMI, qui s'est attirée les foudres des Grecs en les rendant responsables de leur situation, n'en est pas à son premier tollé. Son parcours politique est émaillé de sorties… pas toujours bien comprises. Retour sur ces couacs.

Provocation, gaffe, franc-parler, naïveté, mise en garde… Difficile de qualifier les dernières déclarations de la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde. Samedi, celle-ci s'est attirée la colère du peuple grec, après avoir expliqué dans un entretien au Guardian que les Grecs auraient moins de difficultés au quotidien s'ils commençaient par payer leurs impôts. De quoi provoquer une levée de boucliers tout le week-end, d'Athènes à Paris en passant par les Grecs eux-mêmes.
Pourtant, à y regarder de plus près, ces propos ne s'apparentent pas à une gaffe au sens strict du terme, même s'ils sont maladroits. Au lendemain de cette interview, elle a tenté de désamorcer la polémique sur sa page Facebook. Mais sans succès.
En fait Christine Lagarde n'en est pas à son premier tollé en termes de communication. Unanimement reconnu comme réussi, son passage à Bercy durant quatre ans (2007 à 2011) n'est en effet pas exempt de quelques petits ratés de communication. Tous réalisés toutefois au début de ses nouvelles fonctions.
•La fin de la crise trop vite annoncée.

dimanche 27 mai 2012

Christine Lagarde sans concession avec les Grecs.


La directrice générale du FMI estime que les Grecs ont trop profité de la situation.
La directrice générale du FMI estime que les Grecs ont trop profité de la situation.
 
 
 La directrice générale du FMI estime que les Grecs ont une part de responsabilité dans leur situation. Elle leur demande de payer leurs impôts et déclare être bien plus compatissante à l'égard des enfants d'Afrique.
 
 
Intransigeante. Dans une interview au quotidien britannique The Guardian, Christine Lagarde estime que les Grecs ont une part de responsabilité dans la situation qui est la leur aujourd'hui. Évoquant les problèmes d'évasion fiscale, fléau de la péninsule hellénique, la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) estime que les Grecs, pour solutionner leurs problèmes, devraient «commencer par s'entraider collectivement» en «payant tous leurs impôts».

Plus d'accès aux services publics:

Depuis deux ans, le pays est régulièrement touché par de vastes mouvements de grève et de protestation contre les mesures d'austérité imposées par la «troïka» BCE/UE/FMI, afin de restaurer les finances publiques. Pour Christine Lagarde, les parents et citoyens qui se plaignent des conséquences des coupes budgétaires drastiques, notamment pour leurs enfants, vont trop loin. «Les parents sont responsables, non? Donc les parents doivent payer leurs impôts», explique-t-elle, interrogée sur les difficultés quotidiennes rencontrées par les citoyens. Beaucoup d'entre eux se plaignent en effet de ne plus avoir accès aux services publics.
«En ce qui concerne les Grecs, je pense aussi à tous ces gens qui essaient tout le temps d'échapper aux taxes», répond sans concession l'ancienne ministre française de l'Économie et des Finances. «Je pense plus à ces jeunes enfants dans un petit village du Niger qui vont deux heures par jour à l'école, partageant une chaise pour trois, et qui rêvent d'avoir une bonne éducation. Je pense à eux tout le temps. Car j'estime qu'ils ont encore plus besoin d'aide que les gens à Athènes», poursuit-elle.

Leçon de civisme:

La Grèce choquée par la sévérité de Christine Lagarde.

La directrice générale du FMI s'est montrée sévère sur la responsabilité des Grecs concernant leurs difficultés.
La directrice générale du FMI s'est montrée sévère sur la responsabilité des Grecs concernant leurs difficultés.


 Le pays se déclare humilié par les propos de la patronne du FMI, qui leur fait porter la responsabilité de leurs difficultés. Les Grecs veulent un mea culpa, mais la dirigeante refuse de céder. Pendant ce temps, l'incertitude politique persiste.


«Avez-vous simplement songé que nous étions à court d'argent?» Les réactions fusent de toutes parts en Grèce, au lendemain de la sévère interview donnée par Christine Lagarde au quotidien britannique The Guardian, sur la situation de la péninsule hellénique et les difficultés rencontrées au quotidien par ses citoyens.
Ce message, laissé comme près de 3000 autres sur la page Facebook de la directrice du Fonds monétaire international (FMI), illustre l'indignation des Grecs face à l'intransigeance de la dirigeante. Dans cet entretien publié hier, Christine Lagarde estimait qu'une partie des Grecs, en tentant d'échapper systématiquement aux impôts, étaient responsables de la dégradation des conditions de vie dans le pays. Et face aux révoltes populaires, celle-ci se déclarait plus préoccupée par le sort des enfants d'Afrique que par celui des Grecs.

Revenir sur ces dires:

jeudi 19 avril 2012

Le FMI maintient la pression sur les banques européennes.

Christine Lagarde, directrice générale du Fonds monétaire international.
Christine Lagarde, directrice générale du Fonds monétaire international.


 Les établissements européens vont devoir réduire de 2000 milliards d'euros leur endettement d'ici à la fin 2013, prévient le Fonds monétaire international dans son rapport semestriel consacré à la «stabilité financière mondiale».

 Le Fonds monétaire international persiste et signe. Il avait suscité la polémique l'été dernier en demandant, par la voix de sa directrice générale Christine Lagarde, une «recapitalisation urgente» des banques de la zone euro. Le FMI prend cette fois un nouvel angle d'attaque: les établissements européens vont devoir, prévient -il, réduire de 2000 milliards d'euros leur endettement d'ici à la fin 2013, ce qui reviendra à une réduction de près de 7% de leurs bilans, est-il précisé.
Cette analyse figure dans le rapport semestriel consacré à la «stabilité financière mondiale» que le FMI publie ce mercredi. Il rappelle que les banques européennes sont sous pression depuis l'éclatement de la crise des crédits subprimes aux États-Unis à l'été 2007. Mais contrairement à leurs homologues américains, les établissements européens n'ont pas assaini leurs bilans à ce jour et ils continuent de se refinancer excessivement sur les marchés de gros, faute de ressources propres ou d'une collecte des dépôts suffisante auprès de leurs clients.

Impact négatif sur la distribution du crédit bancaire:

lundi 16 avril 2012

L'Asie apporte son soutien à l'économie mondiale.


Christine Lagarde, directrice générale du FMI, a salué la décision de la banque centrale chinoise qui va laisser fluctuer plus largement le yuan.
Christine Lagarde, directrice générale du FMI, a salué la décision de la banque centrale chinoise qui va laisser fluctuer plus largement le yuan.
 
 
 Après la décision de Pékin de laisser fluctuer plus largement sa monnaie, le Japon pourrait apporter 60 milliards de dollars de plus au FMI.
 
 
 
Une bonne nouvelle n'arrivant jamais seule, après la décision de Pékin de laisser fluctuer plus largement sa monnaie, le Japon pourrait apporter 60 milliards de dollars de plus au Fonds monétaire international. Ce projet, encore officieux, a été dévoilé dimanche à Tokyo par l'agence de presse Kyodo, qui citait une source gouvernementale anonyme.
Ces annonces interviennent alors que le FMI et la Banque mondiale tiennent cette semaine leurs réunions de printemps à Washington, où se rendront tous les ministres des Finances du G20. Outre la désignation du prochain président de la Banque mondiale, dont l'Américain d'origine coréenne Jim Yong-kim est le grand favori, deux sujets domineront les rencontres, la crise des dettes souveraines de la zone euro et les risques de ralentissement de l'économie mondiale.

mercredi 4 avril 2012

« Soutenez-nous ! », demande Lagarde aux Etats-Unis.

Christine Lagarde a lancé mardi un appel direct aux États-Unis à assumer leurs responsabilités.
Christine Lagarde a lancé mardi un appel direct aux États-Unis à assumer leurs responsabilités.


 La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, a profité d'un discours devant les journalistes de l'Associated Press, mardi à Washington, pour lancer un appel direct aux Etats-Unis à assumer leurs responsabilités.
«Je suis venue avec un message simple: l'économie mondiale a besoin d'une économie américaine forte et d'un leadership américain fort», a-t-elle indiqué. Le monde «essaye de se remettre de l'une de ses plus profondes et plus douloureuses crises depuis la Grande Dépression», a-t-elle expliqué. Selon le FMI, «la reprise est très fragile et le système financier européen encore sous une forte pression ; la dette, qui est toujours trop élevée, aussi bien publique que privée (…), et l'envolée des prix du pétrole peuvent potentiellement causer beaucoup de dégâts». Il est donc crucial, selon Christine Lagarde, que «les responsables politiques utilisent l'actuelle période d'accalmie pour finir le travail» de revitalisation de l'économie. Au premier rang desquels les Américains.
Les Etats-Unis - première économie mondiale -, qui pèsent 11 % du commerce global, sont trop dépendants de l'Europe pour se désintéresser du Vieux Continent, estime la patronne du fonds: «Si l'Europe s'effondre, la reprise américaine et les emplois américains seront en danger.»
Comment peuvent-ils soutenir l'Europe? En apportant leur écot au financement du FMI. «Soutenez-nous!», a supplié Christine Lagarde, qui se bat depuis plusieurs mois pour obtenir un renforcement des capitaux du FMI et augmenter ainsi l'aide potentielle à l'Europe.

jeudi 21 juillet 2011

La zone euro éteint l'incendie grec.


Nicolas Sarkozy, Christine Lagarde et Angela Merkel jeudi soir.
Nicolas Sarkozy, Christine Lagarde et Angela Merkel jeudi soir.
 
Le sommet exceptionnel réuni jeudi à Bruxelles a, à la fois, donné un feu vert à un sauvetage de la Grèce et suffisamment de gages d'unité pour espérer enrayer la contagion de la crise sur les marchés.
 
Pour sauver sa monnaie commune, l'Europe fait la part du feu. Les dix-sept pays de l'euro ont transgressé un interdit collectif, en assumant le risque d'une possible faillite partielle de la Grèce. Mais les dirigeants nationaux ont aussi bousculé leurs propres tabous, afin de restaurer la confiance et de ressouder l'équipe face à l'incendie.
Le sommet de Bruxelles, déminé la veille par un dîner à trois à Berlin, a vu chacun y mettre du sien. Jean-Claude Trichet, gardien sourcilleux de l'orthodoxie monétaire, a accepté à contrecœur la possibilité d'un «défaut de paiement» de la Grèce, même s'il veut croire qu'il sera conjuré. Nicolas Sarkozy a rempoché sa taxe sur les banques - un projet précisément conçu pour éviter à Athènes l'épreuve de la faillite, fût-elle limitée. Angela Merkel paie en retour. Elle accepte de muscler substantiellement le fonds de sauvetage européen des pays endettés, ignorant les doutes qui minent sa coalition à Berlin. Et elle adresse un «très grand merci» à ses interlocuteurs.
Inespéré, voire courageux, le dispositif arrêté jeudi soir est aussi un saut dans l'inconnu. Le danger était que l'onde de choc redoutée d'un possible défaut «sélectif» d'Athènes vienne balayer les nouvelles défenses de la zone euro. Le chef de l'État a soigneusement évité les mots «défaut de paiement» ; mais il a assuré que la zone euro prodiguerait le moment venu «toutes les garanties nécessaires». Signe encourageant, l'accord a été salué jeudi par une hausse de l'euro et un rebond des marchés.

Réduire le fardeau de la dette:

Les dirigeants de la zone euro n'ont plus le droit à l'erreur .

Sans garantie de succès, les dix-sept dirigeants de la zone euro vont rassembler jeudi après-midi toute leur énergie politique pour répondre clairement à des questions vitales sur l'avenir de l'Union européenne.


Au bout de quinze mois de replâtrages et d'atermoiements, l'euro fait face à son destin. Sans garantie de succès, les dix-sept dirigeants de la zone euro vont rassembler jeudi après-midi toute leur énergie politique pour répondre clairement à des questions vitales sur l'avenir de l'Union européenne. Le tout sous la formidable pression des marchés.
«Pas le droit à l'erreur». Le mot d'ordre s'est imposé dans la tension à l'approche du sommet de Bruxelles. «Mon patron à l'oreille bleuie d'être collé au téléphone», lâche l'assistant d'un haut responsable européen. Plus officiel, José Manuel Barroso décrivait un tournant «très grave» pour l'UE et conjurait les dix-sept de décider enfin «ce qu'ils vont faire (…), plutôt que d'étaler ce qu'ils ne veulent pas faire». Le FMI s'inquiète du coût d'un rendez-vous manqué. Sa nouvelle directrice générale, Christine Lagarde, sera d'ailleurs à Bruxelles.
Le contre-modèle absolu est la dernière rencontre des ministres des Finances, il y a dix jours. Censé verrouiller le second renflouement grec et endiguer la contagion, le rendez-vous a failli à toutes ses promesses, désarçonné les marchés et sonné l'alarme au cœur de la zone euro. «Si ce scénario se répète, l'euro se retrouvera au tapis vendredi matin et il faudra convoquer en catastrophe un second sommet pour le week-end», avance un diplomate. Le sommet devrait sceller le second plan de renflouement - de l'ordre de 100 milliards d'euros - en renvoyant le détail aux ministres.

mercredi 20 juillet 2011

Les dirigeants de la zone euro n'ont plus le droit à l'erreur.

Sans garantie de succès, les dix-sept dirigeants de la zone euro vont rassembler jeudi après-midi toute leur énergie politique pour répondre clairement à des questions vitales sur l'avenir de l'Union européenne.


Au bout de quinze mois de replâtrages et d'atermoiements, l'euro fait face à son destin. Sans garantie de succès, les dix-sept dirigeants de la zone euro vont rassembler jeudi après-midi toute leur énergie politique pour répondre clairement à des questions vitales sur l'avenir de l'Union européenne. Le tout sous la formidable pression des marchés.
«Pas le droit à l'erreur». Le mot d'ordre s'est imposé dans la tension à l'approche du sommet de Bruxelles. «Mon patron à l'oreille bleuie d'être collé au téléphone», lâche l'assistant d'un haut responsable européen. Plus officiel, José Manuel Barroso décrivait un tournant «très grave» pour l'UE et conjurait les dix-sept de décider enfin «ce qu'ils vont faire (…), plutôt que d'étaler ce qu'ils ne veulent pas faire». Le FMI s'inquiète du coût d'un rendez-vous manqué. Sa nouvelle directrice générale, Christine Lagarde, sera d'ailleurs à Bruxelles.
Le contre-modèle absolu est la dernière rencontre des ministres des Finances, il y a dix jours. Censé verrouiller le second renflouement grec et endiguer la contagion, le rendez-vous a failli à toutes ses promesses, désarçonné les marchés et sonné l'alarme au cœur de la zone euro. «Si ce scénario se répète, l'euro se retrouvera au tapis vendredi matin et il faudra convoquer en catastrophe un second sommet pour le week-end», avance un diplomate. Le sommet devrait sceller le second plan de renflouement - de l'ordre de 100 milliards d'euros - en renvoyant le détail aux ministres.

Dette : le FMI s'impatiente, Merkel pose ses conditions .



L'Allemagne a douché les espoirs d'une grande réforme de la zone euro lors du sommet de jeudi. De son côté, le FMI tire la sonnette d'alarme face aux tergiversations de l'Europe.

Habituée à souffler le chaud et le froid, la chancelière Angela Merkel a prévenu mardi qu'il n'y aurait «pas de grande avancée spectaculaire d'un coup» au sommet des dirigeants des pays de l'Union monétaire à Bruxelles prévu jeudi. Si la finalisation d'un nouveau plan d'aide grec semble bien sur les rails, la réunion de jeudi ne devrait donc pas être l'occasion d'un «grand soir» vers plus de fédéralisme dans la zone euro, comme le souhaitent certains pays, tels la Belgique.
Faisant preuve de la même prudence, le ministre français des Affaires européennes Jean Léonetti a prévenu lundi soir que le sommet ne déboucherait peut-être pas sur une solution «totalement définitive qui règle définitivement les problèmes des dettes souveraines des pays de l'euro».
Face à cette approche au compte-gouttes, le Fonds monétaire international (FMI) a donné de la voix mardi. Il a ouvertement reproché à la zone euro de ne pas avoir de «plan d'action cohérent» face à la crise de la dette publique, qui pourrait connaître une «issue tout à fait imprévisible». Les Etats membres du conseil d'administration du FMI, dirigé depuis début juillet par la Française Christine Lagarde, ont par ailleurs appelé les Européens à une plus grande «clarté» sur les demandes faites aux créanciers privés de la Grèce. L'Allemagne veut à tout prix les impliquer dans le sauvetage de la Grèce, pour des raisons politiques, mais la Banque centrale européenne redoute un engrenage dangereux pour le secteur bancaire.

Discussions tous azimuts:

mardi 19 juillet 2011

Dette : le FMI s'impatiente, Merkel pose ses conditions .



L'Allemagne a douché les espoirs d'une grande réforme de la zone euro lors du sommet de jeudi. De son côté, le FMI tire la sonnette d'alarme face aux tergiversations de l'Europe.

Habituée à souffler le chaud et le froid, la chancelière Angela Merkel a prévenu mardi qu'il n'y aurait «pas de grande avancée spectaculaire d'un coup» au sommet des dirigeants des pays de l'Union monétaire à Bruxelles prévu jeudi. Si la finalisation d'un nouveau plan d'aide grec semble bien sur les rails, la réunion de jeudi ne devrait donc pas être l'occasion d'un «grand soir» vers plus de fédéralisme dans la zone euro, comme le souhaitent certains pays, tels la Belgique.
Faisant preuve de la même prudence, le ministre français des Affaires européennes Jean Léonetti a prévenu lundi soir que le sommet ne déboucherait peut-être pas sur une solution «totalement définitive qui règle définitivement les problèmes des dettes souveraines des pays de l'euro».
Face à cette approche au compte-gouttes, le Fonds monétaire international (FMI) a donné de la voix mardi. Il a ouvertement reproché à la zone euro de ne pas avoir de «plan d'action cohérent» face à la crise de la dette publique, qui pourrait connaître une «issue tout à fait imprévisible». Les Etats membres du conseil d'administration du FMI, dirigé depuis début juillet par la Française Christine Lagarde, ont par ailleurs appelé les Européens à une plus grande «clarté» sur les demandes faites aux créanciers privés de la Grèce. L'Allemagne veut à tout prix les impliquer dans le sauvetage de la Grèce, pour des raisons politiques, mais la Banque centrale européenne redoute un engrenage dangereux pour le secteur bancaire.

Discussions tous azimuts:

jeudi 14 juillet 2011

FMI: Pékin salue la nomination d'un Chinois à la direction.


Zhu Min a été nommé directeur général adjoint du FMI.
Zhu Min a été nommé directeur général adjoint du FMI. 
 
La Chine a qualifié de «progrès majeur» la nomination du Chinois Zhu Min au poste de directeur général adjoint de l'institution. Elle appelle le FMI à poursuivre ses efforts de représentativité des pays émergents.
 
«Un progrès majeur». C'est ainsi que Pékin a qualifié ce jeudi la nomination du Chinois Zhu Min au poste, créé pour l'occasion, de directeur général adjoint du Fonds monétaire international (FMI). «Cela montre les grands progrès effectués par le FMI pour augmenter la représentativité des économies de marché émergentes et des pays en développement», a déclaré le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Hong Lei, lors d'un point de presse.«Nous espérons que le FMI poursuivra les réformes afin d'effectuer des progrès encore plus grands», a-t-il ajouté.
Soucieuse de tenir ses promesses, Christine Lagarde a souhaité entériner la montée en puissance de la Chine sur la scène économique et internationale par cette nomination. Zhu Min travaillera ainsi aux côtés d'un Japonais et d'un Américain. Le Chinois était jusqu'à présent conseiller spécial de Dominique Strauss-Kahn.

mercredi 13 juillet 2011

FMI : Lagarde tient ses promesses envers la Chine.


Zhu Min a été nommé directeur général adjoint du FMI.
Zhu Min a été nommé directeur général adjoint du FMI. 
 
La nouvelle directrice du Fonds monétaire international a nommé le Chinois Zhu Min au poste de directeur adjoint. Une première dans l'histoire de l'institution.
 
Christine Lagarde tient ses promesses et entérine ainsi la montée en puissance de la Chine sur la scène économique et internationale. La nouvelle directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) a nommé un Chinois, Zhu Min, au poste de directeur général adjoint, un troisième poste de directeur général créé pour l'occasion. Il travaillera ainsi aux côtés d'un Japonais et d'un Américain. Le Chinois était jusqu'à présent conseiller spécial de Dominique Strauss-Kahn.
À 58 ans, Min Zhu bénéficie d'un solide CV: il est passé par la Banque mondiale, la Banque centrale de Chine et l'établissement commercial Bank of China. Il «apporte une riche expérience de l'administration, de la politique internationale et des marchés financiers, mais aussi des compétences solides de direction et de communication, ainsi qu'une compréhension institutionnelle du Fonds, a expliqué Christine Lagarde dans un communiqué. En sa qualité de Directeur général adjoint, il jouera un rôle décisif dans notre travail, en collaboration avec les autres membres de mon équipe et moi-même.»

jeudi 25 novembre 2010

Irlande : Sarkozy et Merkel se concertent avant l'Eurogroupe.

La chancelière devait s'entretenir par téléphone, ce jeudi soir, avec le président Nicolas Sarkozy afin d'ajuster les positions entre Paris et Berlin sur la crise de l'euro et le sauvetage de l'Irlande.
La chancelière devait s'entretenir par téléphone, ce jeudi soir, avec le président Nicolas Sarkozy afin d'ajuster les positions entre Paris et Berlin sur la crise de l'euro et le sauvetage de l'Irlande. 

L'aide de 85 milliards d'euros à l'Irlande devrait être finalisée par les ministres des Finances dimanche.

Après avoir contribué à agiter les marchés en tenant des propos alarmistes ces derniers jours, Angela Merkel s'est efforcée, ce jeudi, à les rassurer. La chancelière a dit avoir «plus confiance qu'au printemps» en la stabilité de la zone euro. La volonté de Berlin de faire payer les investisseurs privés à l'avenir en cas de crise et son idée de «faillite ordonnée» pour les États européens en défaut de paiement fait pourtant fuir les investisseurs. La chancelière devait s'entretenir par téléphone, ce jeudi soir, avec le président Nicolas Sarkozy afin d'ajuster les positions entre Paris et Berlin sur la crise de l'euro et le sauvetage de l'Irlande.