Laurence Parisot, présidente du Medef.
Plusieurs points de blocage sont apparus lors des discussions sur la rédaction juridique du compromis sur la sécurisation de l'emploi. Le Medef retirera sa signature si le texte reste en l'état.
«Laurence Parisot n'est pas satisfaite de la réécriture de plusieurs dispositions de l'accord, qui modifie l'équilibre général du texte», confirme-t-on dans l'entourage de la présidente du Medef, qui a quitté une réunion du conseil d'administration de Michelin, à Paris, pour se saisir du dossier.
«Je ne suis pas au courant, minimise de son côté Gilles Gateau, le directeur de cabinet du ministre du Travail. Nous avons encore eu une réunion de travail ce matin et tout s'est bien passé». Avant de reconnaître qu'«il y a, il est vrai, rois ou quatre points qui restent à trancher, car il faut bien un moment ou un autre poser une option si nous voulons que cet accord existe dans les faits». Et de préciser dans la foulée: «Selon la lecture que chacun fait de l'ambiguïté de certaines dispositions ou de leur absence de précision, tous les signataires sont maintenant amenés à se positionner sur une version. Mais il n'y a pas de drame. C'est le cours normal d'une retranscription, et nous avons prévu de travailler dessus tout le week-end.»
Même son de cloche tranquille à la CFDT. «Nous avons comme tout le monde été auditionnés, et tout s'est bien passé», relate un secrétaire national au fait du dossier. Avant de s'interroger: «Pourquoi le Medef ne nous a pas appelés s'il y a un problème? On est quand même signataires avec eux…» Info, intox…
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