Infolinks

Google Recherche

Affichage des articles dont le libellé est Laurence Parisot. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Laurence Parisot. Afficher tous les articles

jeudi 7 février 2013

Emploi : Parisot refuse la retranscription de l'accord.

Laurence Parisot, présidente du Medef. Crédit: François Bouchon/Le Figaro
Laurence Parisot, présidente du Medef.

Plusieurs points de blocage sont apparus lors des discussions sur la rédaction juridique du compromis sur la sécurisation de l'emploi. Le Medef retirera sa signature si le texte reste en l'état.


Le grain de sable dans la transposition législative de l'accord sur la sécurisation de l'emploi n'est pas venu de là où on l'attendait. Selon nos informations, Laurence Parisot va s'opposer ce jeudi soir à ce que le texte conclu le 11 janvier, qui est réécrit en droit depuis trois semaines rue de Grenelle, soit envoyé en l'état au conseil d'État pour validation, comme le ministère du Travail a prévu de le faire lundi.
«Laurence Parisot n'est pas satisfaite de la réécriture de plusieurs dispositions de l'accord, qui modifie l'équilibre général du texte», confirme-t-on dans l'entourage de la présidente du Medef, qui a quitté une réunion du conseil d'administration de Michelin, à Paris, pour se saisir du dossier.
«Je ne suis pas au courant, minimise de son côté Gilles Gateau, le directeur de cabinet du ministre du Travail. Nous avons encore eu une réunion de travail ce matin et tout s'est bien passé». Avant de reconnaître qu'«il y a, il est vrai, rois ou quatre points qui restent à trancher, car il faut bien un moment ou un autre poser une option si nous voulons que cet accord existe dans les faits». Et de préciser dans la foulée: «Selon la lecture que chacun fait de l'ambiguïté de certaines dispositions ou de leur absence de précision, tous les signataires sont maintenant amenés à se positionner sur une version. Mais il n'y a pas de drame. C'est le cours normal d'une retranscription, et nous avons prévu de travailler dessus tout le week-end.»
Même son de cloche tranquille à la CFDT. «Nous avons comme tout le monde été auditionnés, et tout s'est bien passé», relate un secrétaire national au fait du dossier. Avant de s'interroger: «Pourquoi le Medef ne nous a pas appelés s'il y a un problème? On est quand même signataires avec eux…» Info, intox…

-->

«Cela contrevient à ce que nous avons signé»:

samedi 19 janvier 2013

Quand et comment modifier les statuts du Medef.

Frédéric Saint-Geours, président de la fédération de la métallurgie, soutiendra un autre candidat à latête du Medef.
Frédéric Saint-Geours, président de la fédération de la métallurgie, soutiendra un autre candidat à latête du Medef.

Laurence Parisot voudrait porter le second mandat d'un président en exercice de trois à cinq ans.


Frédéric Saint-Geours ne peut pas le dire explicitement mais, en indiquant que toute modification statutaire ne doit s'appliquer «que pour l'avenir», le président de l'UIMM oppose une fin de non-recevoir catégorique à l'envie prêtée à Laurence Parisot de vouloir rester, grâce à une révision des statuts, deux ans de plus à la tête du Medef. La patronne des patrons a saisi le 2 janvier, très discrètement (les responsables de l'organisation l'ont appris en recevant l'ordre du jour du conseil exécutif dans la nuit du vendredi 11 janvier), le comité statutaire pour lui soumettre deux propositions de réforme. À savoir, de porter le second mandat d'un président en exercice de trois à cinq ans. Laurence Parisot juge en effet qu'il faut donner les mêmes chances à un candidat qui postule (mandat de 5 ans en cas de victoire) qu'à un président sortant qui ne peut prétendre qu'à trois ans en cas de réelection. Ensuite, elle propose de relever la limite d'âge, aujourd'hui fixé à 65 ans, du président en poste. Laurence Parisot a en outre demandé au comité de rendre son avis avant que le processus électoral de sa succession ne soit enclenché.

mardi 15 janvier 2013

Les retraites bientôt désindexées de l'inflation.

Le régime des cadres, l'Agirc, est dans la situation la plus préoccupante, avec des fonds qui seront épuisés dès 2017.
Le régime des cadres, l'Agirc, est dans la situation la plus préoccupante, avec des fonds qui seront épuisés dès 2017.
 
Lors d'une nouvelle séance de négociation pour sauver les régimes complémentaires, le Medef a proposé de ne revaloriser les pensions que de 0,3 %. Une proposition d'économie choc qui ne déplaît pas à Jérôme Cahuzac.
 
 
Ne plus augmenter les pensions de retraite complémentaire en fonction de l'inflation. Lors d'une nouvelle séance de négociation avec les syndicats pour sauver les régimes Agirc (pour les seuls cadres) et Arrco (pour tous les salariés), le Medef a enfin précisé sa proposition choc afin d'éviter la banqueroute aux deux systèmes. L'organisation patronale propose ainsi de désindexer partiellement, dès le 1er avril, les pensions complémentaires par rapport à l'inflation, ce qui limiterait leur hausse à 0,3 % en 2013. Une mesure drastique dictée par l'urgence. «Les chiffres sont terrifiants, le besoin de financement atteint 7 à 10 milliards par an à l'horizon 2017», s'est ainsi alarmée mardi Laurence Parisot. «2017, c'est dans quatre ans», a-t-elle même rappelé, comme pour ne pas dire «c'est demain»…
Cette proposition revient «quasiment à un gel», s'offusquent les syndicats, pourtant convaincus de la nécessité de prendre des mesures d'urgence pour sauver le système. Mais tous ne sont pas d'accord avec la solution du Medef. La CGT, qui dénonce «des mesures régressives», a d'ailleurs présenté ses contrepropositions, principalement via des hausses des cotisations patronales.

Retraite: Parisot veut reculer l'âge de départ.

Laurence Parisot, présidente du Medef.
Laurence Parisot, présidente du Medef.

La présidente du Medef met encore une fois sur la table la question d'une nouvelle réforme des ­retraites, mais dans un sens ­différent de l'exécutif.

 
Bien qu'empêtrée dans sa tentative de modifier les statuts pour rester à son poste deux ans de plus, Laurence Parisot n'a rien perdu de sa détermination à faire «bouger les lignes», pour reprendre le slogan du programme présidentiel du Medef en 2007. Lors de sa conférence de presse mensuelle mardi, où elle est apparue fatiguée et les traits tirés, la présidente de l'organisation patronale a mis encore une fois sur la table la question d'une nouvelle réforme des ­retraites, mais dans un sens ­différent de l'exécutif. «Il est ­illusoire de croire que les difficultés sont derrière nous après la ­réforme de 2010», a ­martelé la ­patronne des ­patrons.
Pour Laurence Parisot, les choses sont même presque aussi simples qu'en 2008 lorsqu'elle avait été la première à préconiser un recul de l'âge de départ à la retraite pour équilibrer à terme les régimes de retraite. Elle avait proposé de repousser le curseur jusqu'à 63 ou 65 ans, s'attirant alors les foudres de Nicolas Sarkozy au prétexte qu'une telle mesure ne figurait pas dans son programme de campagne. «Tous nos voisins ont choisi, à l'horizon 2035 ou 2040, de reculer l'âge légal de départ à 66 ou 67 ans, a-t-elle expliqué. On ne pourra pas résoudre les problèmes que nous connaissons avec des mesures du type de désindexation des pensions. Nous devons lancer le débat sur des orientations claires à moyen terme et la question de l'âge légal devra être reposée.»

Un trou de 20 milliards:

lundi 14 janvier 2013

Parisot cherche à prolonger son mandat à la tête du Medef.

La patronne des patrons ouvre la voie à une procédure de révision des statuts qui lui permettrait de prolonger de deux ans son dernier mandat.


Laurence Parisot se verrait bien rester un peu plus longtemps à la tête du Medef. La patronne des patrons a demandé il y a quelques jours au comité statutaire de l'organisation de réfléchir à une modification des statuts et de faire des recommandations en ce sens au conseil éxécutif.
Comme l'a révélé le magazine Challenges, Laurence Parisot évoque notamment la possibilité de prolonger la durée du second mandat qui est actuellement de trois ans. Au Medef, on précise que cette modification a pour unique but de remédier à une anomalie qui consite à instaurer des durées de mandat différentes: cinq ans pour le premier et trois ans pour le second, «ce qui n'est pas très démocratique». La deuxième proposition cible une autre «incohérence» selon laquelle le Medef s'impose une limite d'âge «alors que nous demandons dans le dossier des retraites à ce que la limite d'âge légal soit repoussée».
Le Medef précise bien que le nom de Laurence Parisot n'apparaît nulle part dans cette démarche. Il s'agit seulement d'améliorer les statuts. Le timing est toutefois parfait pour l'actuelle présidente du Medef qui avec les statuts actuels ne peux pas briguer de troisième mandat en juillet prochain. Réelue pour la deuxième fois en juillet 2010, elle devrait quitter ses fonctionse cet été, à moins qu'un changement des règles en cours de route lui permette de jouer les prolongations. Par ailleurs, l'autre proposition joue aussi en sa faveur. Si l'âge de départ est repoussé, elle pourra maintenir autour d'elle plusieurs membres de l'équipe décisionnelle qui la soutiennent, comme Pierre Bellon ou Michel Pebereau, normalement sur le départ.

Pas de vote prévu pour l'instant:

mercredi 9 janvier 2013

Vers des complémentaires santé pour tous.

Réunion de travail dans le cadre de la négociation sur l'emploi entre patronat et syndicats, au siège du Medef, à Paris, le 20 décembre dernier.
Réunion de travail dans le cadre de la négociation sur l'emploi entre patronat et syndicats, au siège du Medef, à Paris, le 20 décembre dernier.

Dans la négociation sur l'emploi, le Medef propose de généraliser à tous les salariés les contrats collectifs mais demande du temps pour le faire en raison du coût important. 3,5 millions de personnes en bénéficieraient.

 
Les ultimes pourparlers entre syndicats et patronat, dans le cadre de la négociation sur ­l'emploi, ne portent pas que sur une taxation des contrats courts. Un autre sujet, non négligeable, est au centre des débats qui reprendront jeudi pour se clore vendredi: l'aide à l'acquisition d'une complémentaire santé pour les salariés qui ne bénéficient pas d'une couverture via leur entreprise. Soit… 3,5 millions de personnes ou 40% des salariés. «C'est un élément majeur de sécurisation dont on parle trop peu», confirme-t-on au Medef.
L'enjeu, mis sur la table par la CFDT, est en effet loin d'être anodin. Selon la centrale de Belleville, «les deux tiers des salariés couverts par une complémentaire santé le sont par le biais d'un contrat collectif», c'est-à-dire négocié par leur entreprise qui règle, en moyenne, 57% de la facture. Mais cet accès est inégalitaire: les employés des grandes entreprises sont privilégiés par rapport à ceux des PME et les garanties croissent avec la taille de la société ou la proportion de cadres. L'objectif de la CFDT, rejointe au fil des séances par les autres centrales, est de «généraliser les contrats collectifs pour toutes les entreprises» et notamment celles où les salariés sont couverts via une assurance individuelle ou une mutuelle. Et aussi de garantir une couverture homogène aux cadres et non-cadres, qui pourrait aussi inclure les conjoints et les familles.

mardi 8 janvier 2013

Emploi : Sapin nie la pression autour de la taxation des CDD.

Michel Sapin, le ministre du Travail.
Michel Sapin, le ministre du Travail.

Laurence Parisot, présidente du Medef, dénonce «l'ingérence» de l'Etat dans la négociation sur l'emploi. Le ministre du Travail pourrait sortir les CDD du crédit d'impôt compétitivité si le patronat refuse de les taxer.


Traditionnels effets de manches ou subite montée en tension à l'approche d'une fin de négociation? Difficile de le dire. Seule certitude, l'horizon d'un compromis «historique» sur la sécurisation de l'emploi s'éloigne un peu plus chaque jour. Pour preuve, l'exécutif escompte désormais juste un accord «ambitieux» entre syndicats et patronat.
Qu'importe! Laurence Parisot a frappé fort lundi, trois jours avant le début des deux séances conclusives, en accusant le gouvernement d'ingérence «perturbatrice» dans la négociation. «On ne peut pas signer un compromis dans un climat qui privilégie l'antagonisme», confirme un proche de la présidente du Medef. En cause? La pression de Michel Sapin qui pousserait le patronat à accepter une taxation des contrats courts (CDD et ­intérim), mesure réclamée par les syndicats - pour envisager un ­accord - en contrepartie d'un ­assouplissement des licenciements économiques.
«Le ministre du Travail a fait deux choses inadmissibles, affirme-t-on au Medef. Il a indiqué à la CFDT que nous serions prêts à aller plus loin sur les contrats courts alors que nous réfutons toujours une taxation. Du coup, la CFDT fait de la surenchère. Le ministre nous a de plus indiqué qu'il était prêt à sortir les CDD du Crédit d'impôt compétitivité-emploi pour nous contraindre à accepter une telle mesure. C'est du chantage.»

Des intentions claires:

lundi 7 janvier 2013

Emploi : Parisot dénonce «l'ingérence» de l'Etat.

La patronne du Medef, Laurence Parisot.
La patronne du Medef, Laurence Parisot.

 Jusqu'ici «optimiste» sur l'issue de la négociation avec les syndicats, la présidente du Medef se dit désormais «très pessimiste», stigmatisant l'«ingérence» du gouvernement.


A en croire les nouvelles déclarations de la patronne du Medef, un accord sur la réforme du marché du travail n'est plus aussi sûr. Loin de là. «En l'état actuel des discussions, le Medef ne signera pas d'accord». Plutôt «optimiste» vendredi matin au sujet des négociations avec les syndicats sur la réforme du marché du travail , Laurence Parisot se dit désormais «très pessimiste». La raison? «L'ingérence du gouvernement». «Si le gouvernement veut respecter la démocratie sociale, il doit laisser les organisations syndicales et patronales trouver elles-mêmes un compromis», a-t-elle affirmé sur Radio Classique.

«Ils négocient, c'est leur responsabilité, je les laisse négocier»:

jeudi 5 avril 2012

Hollande fait la cour aux patrons du CAC 40.

François Hollande lors d'un meeting à Rennes, le 4 avril.
François Hollande lors d'un meeting à Rennes, le 4 avril.

 Le candidat PS veut, s'il est élu, convoquer les chefs des grandes entreprises françaises à l'Élysée pour ouvrir le dialogue. La présidente du Medef, Laurence Parisot, assure qu'elle est prête à travailler «avec tout gouvernement».

Contre la finance, mais pas contre les grands patrons. Le candidat socialiste à l'élection présidentielle, François Hollande, a tenu à rassurer les chefs d'entreprise du CAC 40, dans une interview accordée à Paris Match publiée ce jeudi. Il avait brocardé, mi-février, leurs augmentations de salaire «de 36% en moyenne en 2010».
À l'approche de l'échéance électorale, il a donc adouci le ton. «Nous aurons besoin de toutes les forces pour le redressement du pays. C'est pourquoi, au lendemain de l'élection présidentielle, je réunirai les entreprises du CAC 40, même si beaucoup de leurs dirigeants n'auront pas voté pour moi, déclare-t-il. Je leur dirai: “Vous êtes les fers de lance de l'économie française. Nous avons besoin de vous et vous avez besoin de l'État. Nous devons relever ensemble le défi du redressement de la France”.»