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lundi 28 janvier 2013

France en «faillite»: cinq indicateurs qui inquiètent.

La France n'est techniquement pas «en faillite», mais certains indicateurs économiques sont alarmants. 

• Dette:


La courbe de l'endettement de la France fait partie de celles qui inquiètent, et reflètent la dégradation de la situation du pays sur le front des finances publiques: entre 1974 et aujourd'hui, la dette est passée de 21,2% à 89,9% du PIB (plus de 1800 milliards d'euros), aggravée notamment par la récession de 2008-2009. Selon les prévisions du gouvernement, elle doit continuer à augmenter cette année jusqu'à 91,3%, avant d'entamer une décrue en 2014.
Aujourd'hui, les intérêts de la dette sont la première dépense de l'État, devant le budget de l'Éducation nationale (hors pensions): en 2012, ils se sont élevés à plus de 46 milliards d'euros. Les deux tiers de la dette négociable de l'État sont détenus par des non-résidents.
Deux agences de notation, Moody's et Standard & Poor's, ont privé la dette France de son AAA - la meilleure note possible, celle qui permet de se refinancer au mieux sur les marchés -, sans que cela ait eu, jusqu'à présent, d'effet.

• Retraites:


Si la réforme Woerth de 2010 (notamment le recul progressif de deux ans de l'âge de départ en retraite) a permis de combler la moitié du déficit de tous les régimes à horizon 2018, la crise a fini de doucher les espoirs de ceux qui pensaient la question réglée. Fin décembre, le Conseil d'orientation des retraites a refait ses calculs: 21,3 milliards de besoin de financement en 2017 et 25 milliards trois ans plus tard. Ses recommandations pour revenir à l'équilibre? Relever de 1,1 point le taux de cotisation, baisser de 5% le niveau des pensions ou reculer de 9 mois l'âge de départ. Impossible, répond Najat Vallaud-Balkacem pour qui «n'est à l'ordre du jour ni le fait de travailler plus longtemps, ni le fait de réduire les pensions, ni le fait d'augmenter les cotisations». La porte-parole du gouvernement estime qu'il «y a d'autres solutions qui existent», comme «des systèmes de retraite à la carte ou par points». Des options de long terme qui n'apporteront - tous les experts le disent - aucune réponse au besoin de financement immédiat. Lors de ses vœux aux partenaires sociaux, François Hollande a promis un débat en 2013 et une réforme en 2014.

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• Emploi:

Le débat sur « la faillite » de la France relancé.

Le ministre des Finances, Pierre Moscovici. Le ministre des Finances, Pierre Moscovici.

Techniquement, l'Hexagone est loin du défaut de paiement et donc de la banqueroute, même si les voyants sont nombreux à être passés dans le rouge.

Lorsque François Fillon avait affirmé le 21 septembre 2007 être «à la tête d'un État qui est en situation de faillite», l'ex-premier ministre avait lancé une polémique qui lui avait valu de se faire sèchement recadrer par Nicolas Sarkozy. Et qui ressurgit aujourd'hui. Dimanche, Michel Sapin s'est laissé entraîner sur une pente périlleuse: comme on lui demandait, sur Radio J, s'il considérait que l'«État était en faillite» ou comme Michel Rocard qu'il y avait «le feu», le ministre du Travail a ­répondu: «C'est un État totalement en faillite!»«C'est la raison pour ­laquelle il a fallu mettre en place des programmes de réduction des déficits et aucune sirène ne doit nous dé­tourner de cet objectif de la diminution des déficits, a-t-il argumenté. C'est ­fondamental pour le financement ­de notre économie, et la création ­d'emplois.»
Bien conscient du malaise qu'a provoqué cette petite phrase - prononcée, assure l'entourage de Michel Sapin, sur le ton de l'ironie en référence à celle de François Fillon cinq ans plus tôt -, l'exécutif a tenté de dissiper les craintes. «C'est une image», a insisté Pierre Moscovici, sur France Info. «Ce qu'il signifiait par là, c'était que la situation des ­finances publiques était préoc­cupante, a retraduit le ministre de ­l'Éco­nomie. Si elle était préoc­cupante en 2007, elle est plus préoccupante aujourd'hui puisque (le précédent gouvernement) a accumulé 600 milliards d'euros de dette publique; mais le terme n'est pas tout à fait approprié, parce que la France est un pays qui n'a pas besoin de ­fermer les services publics de manière massive.» Et le ministre des Finances de certifier, comme pour lever toute ambiguïté: «La France est un pays vraiment solvable, la France est un pays vraiment crédible, la France est un pays qui entame son redres­sement.»
À droite aussi, on réfute toute situation de défaut de paiement. «La France est tout à fait en situation aujourd'hui d'assumer ses engagements financiers, notamment de payer ses fonctionnaires, heureusement!», a asséné l'ancien premier ministre Alain Juppé, sur RTL.

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Un message d'austérité:

jeudi 25 novembre 2010

Irlande : Sarkozy et Merkel se concertent avant l'Eurogroupe.

La chancelière devait s'entretenir par téléphone, ce jeudi soir, avec le président Nicolas Sarkozy afin d'ajuster les positions entre Paris et Berlin sur la crise de l'euro et le sauvetage de l'Irlande.
La chancelière devait s'entretenir par téléphone, ce jeudi soir, avec le président Nicolas Sarkozy afin d'ajuster les positions entre Paris et Berlin sur la crise de l'euro et le sauvetage de l'Irlande. 

L'aide de 85 milliards d'euros à l'Irlande devrait être finalisée par les ministres des Finances dimanche.

Après avoir contribué à agiter les marchés en tenant des propos alarmistes ces derniers jours, Angela Merkel s'est efforcée, ce jeudi, à les rassurer. La chancelière a dit avoir «plus confiance qu'au printemps» en la stabilité de la zone euro. La volonté de Berlin de faire payer les investisseurs privés à l'avenir en cas de crise et son idée de «faillite ordonnée» pour les États européens en défaut de paiement fait pourtant fuir les investisseurs. La chancelière devait s'entretenir par téléphone, ce jeudi soir, avec le président Nicolas Sarkozy afin d'ajuster les positions entre Paris et Berlin sur la crise de l'euro et le sauvetage de l'Irlande.