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jeudi 7 février 2013

Le déficit commercial se réduit à 67,2 milliards en 2012.


Nicole Bricq, ministre du Commerce extérieur, à Bercy.
Nicole Bricq, ministre du Commerce extérieur, à Bercy.
La France a diminué de presque 7 milliards son déficit l'an dernier. S'il est encore proche de ses niveaux historiques, quelques signaux positifs se dessinent, en particulier la baisse de moitié du déficit hors énergie.
 
Le verre est à moitié vide ou à moitié plein, selon la manière dont on le regarde. Le déficit commercial français s'est élevé à près de 67,2 milliards d'euros en 2012, soit un repli de presque 7 milliards par rapport à celui de 2011 (74 milliards). Malgré tout, l'une et l'autre année resteront historiques pour les niveaux du déficit - celui-ci était de «seulement» 52 milliards en 2010.
La réduction du déficit «est un bon signal, qui doit nous permettre de reprendre confiance», a jugé la ministre du Commerce extérieur, en présentant ces résultats à Bercy, rappelant au passage que la France demeure le 5e exportateur mondial. Nicole Bricq a néanmoins admis que «la lucidité est une vertu, et que la conjoncture pour 2013 ne s'annonce pas bonne».

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evolution du solde du commerce exterieur francais entre 2003 et 2012

Une deuxième chance offerte aux entrepreneurs.

Fleur Pellerin, ministre chargée des PME.
Fleur Pellerin, ministre chargée des PME.


Fleur Pellerin, ministre chargée des PME, souhaite que la notation de la Banque de France qui pénalise les chefs d'entreprise ayant connu des difficultés soit modifiée cette année. De quoi leur permettre de rebondir.



Les entrepreneurs qui ont échoué pourront rebondir plus facilement. Fleur Pellerin, ministre chargée des PME, souhaite modifier d'ici à la fin de l'année le système de notation de la Banque de France qui pénalise les chefs d'entreprise ayant déposé le bilan de leur société. «Il ne faut pas stigmatiser les entrepreneurs qui ont connu des incidents de parcours. L'expérience montre qu'une entreprise est plus viable quand son dirigeant a connu un premier échec», explique Fleur Pellerin.
La Banque de France accorde la notation 040 à tous les dirigeants dont l'entreprise a été mise en faillite dans les trois dernières années. Cette note signale aux établissements financiers que la personne a connu un accident de parcours mais permet théoriquement à un chef d'entreprise qui crée une nouvelle société de bénéficier de financements bancaires. Dans les faits, les banques hésitent à prêter de l'argent à des personnes qui reçoivent cette note.
«Quand j'ai voulu, peu de temps après avoir déposé le bilan, recréer une entreprise, la banque a refusé en expliquant que j'étais cotée 040. Le banquier, que je connaissais bien, a finalement accepté après quinze jours de démarches, mais c'est ­seulement parce que j'avais d'autres comptes bien fournis dans la banque. Cette notation est d'autant plus culpabilisante que le tribunal de commerce n'avait pas estimé que j'avais commis des erreurs de gestion», explique une chef d'entreprise.

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«La cotation est une sanction injuste»:

Le déficit commercial se réduit à 67,2 milliards en 2012.


Nicole Bricq, ministre du Commerce extérieur, à Bercy.
Nicole Bricq, ministre du Commerce extérieur, à Bercy.

La France a diminué de presque 7 milliards son déficit l'an dernier. S'il est encore proche de ses niveaux historiques, quelques signaux positifs se dessinent, en particulier la baisse de moitié du déficit hors énergie.




Le verre est à moitié vide ou à moitié plein, selon la manière dont on le regarde. Le déficit commercial français s'est élevé à près de 67,2 milliards d'euros en 2012, soit un repli de presque 7 milliards par rapport à celui de 2011 (74 milliards). Malgré tout, l'une et l'autre année resteront historiques pour les niveaux du déficit - celui-ci était de «seulement» 52 milliards en 2010.
La réduction du déficit «est un bon signal, qui doit nous permettre de reprendre confiance», a jugé la ministre du Commerce extérieur, en présentant ces résultats à Bercy, rappelant au passage que la France demeure le 5e exportateur mondial. Nicole Bricq a néanmoins admis que «la lucidité est une vertu, et que la conjoncture pour 2013 ne s'annonce pas bonne».

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evolution du solde du commerce exterieur francais entre 2003 et 2012

mercredi 6 février 2013

L'Indonésie tourne encore une fois le dos à la crise.

L'indonésie profite de la hausse de sa consommation intérieure (5,7% au troisième trimestre, 5,4 % au quatrième). Ci-dessus: un centre commercial de Jakarta.
L'indonésie profite de la hausse de sa consommation intérieure (5,7% au troisième trimestre, 5,4 % au quatrième). Ci-dessus: un centre commercial de Jakarta.

Avec une croissance de 6,2 %, elle s'affiche comme l'un des pays émergents les plus solides.




La Banque asiatique de développement l'affirmait en novembre. L'Indonésie  «reste plus résistante que les autres pays émergents».
L'archipel, et ses 240 millions d'habitants, le pays musulman le plus peuplé au monde, a enregistré une hausse de son PIB (produit intérieur brut) de 6,2% en 2012, contre 6,5% en 2011. Depuis 2007, l'Indonésie connaît une croissance annuelle supérieure à 6%, exception faite de 2009 où elle avait ­ralenti à 4,6% en raison de la crise ­financière de l'automne 2008.
«Il s'agit de la troisième croissance mondiale en Asie, derrière la Chine et les Philippines», se félicite Robert Prior-Wandesforde, directeur de Credit Suisse à Singapour. Et selon l'OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques), elle sera encore de l'ordre de 6,6% par an jusqu'en 2016.

Il y a plusieurs raisons à cela. Contrairement à ses voisins, l'Indonésie est d'abord peu touchée par la chute de ses exportations qui ne représentent que le quart de son PIB. Ensuite, elle profite de la hausse de sa consommation intérieure (5,7% au troisième trimestre, 5,4 % au quatrième) qui contribue à créer une classe moyenne aisée de plus en plus importante. En 2030, a calculé le cabinet McKinsey, pas moins de 170 millions d'Indonésiens gagneront plus de 3600 dollars par an (valeur 2005), contre 45 à 50 millions aujourd'hui.

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Le retour des étrangers:

mardi 5 février 2013

Attractivité : Paris a décroché en 2012.

En un an, la capitale française est passée de la 6e à la 10e place des villes qui attirent le plus les investisseurs. Paris a enregistré 108 implantations nouvelles créatrices de richesse et d'emplois, contre 150 en 2011.


2012 a été l'année où Paris n'a franchement pas attiré les investisseurs étrangers. L'année où les élections présidentielles ont engourdi les entreprises qui avaient potentiellement des projets d'implantations créatrices de richesse dans l'Hexagone. Selon une étude KMPG pour Paris-Ile de France capitale économique, la métropole - qui jusqu'alors se défendait bien dans un contexte de plus en plus concurrentiel - a clairement décroché: alors qu'elle se situait au 6e rang des capitales les plus attractives du monde en 2011, elle a dégringolé à la 10e place l'an dernier.
Certes, elle reste dans le «top 10»; certes, l'année a été mauvaise pour les investissements mondiaux dans leur ensemble (ils ont reculé de 12%); et certes, elle a subi la méfiance des investisseurs envers l'Europe en pleine crise. Mais en passant de 150 à 108 implantations nouvelles créatrices de richesse et d'emplois en un an, c'est un décrochage important auquel on assiste. En 2008, on en comptait 192.

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Londres toujours première:

Crédit immobilier : quelques banques augmentent les taux.

«Dans le contexte actuel, les emprunteurs veulent bénéficier des taux très bas mais tous ne le peuvent pas» souligne Sandrine Allonier. ARNAUD ROBIN / Le Figaro Magazine
«Dans le contexte actuel, les emprunteurs veulent bénéficier des taux très bas mais tous ne le peuvent pas» souligne Sandrine Allonier. 

En février, les taux de crédits immobilier restent historiquement faibles et encore orientés à la baisse et même si certaines banques ont fait le choix d'augmenter leurs taux.




Les taux des crédits immobiliers, au plancher, continuent de reculer: en février, ils ont encore baissé à 3,1% sur 15 ans, 3,4% sur 20 ans et 3,77% sur 25 ans par rapport à janvier, selon une étude de meilleurtaux.com. Mais quelques banques ont décidé d'augmenter leurs taux en février, de 0,05 à 0,20 point, pour la première fois depuis six mois, relève le site spécialisé dans le conseil à la recherche d'un crédit immobilier. «Ces banques proposaient déjà des taux assez bas, elles restent donc dans le marché. Ces hausses, qui sont liées à une remontée des taux d'emprunt d'État peuvent conduire à d'autres hausses progressives de banques concurrentes, et cela dès le mois prochain», prévient Sandrine Allonier, responsable des études économiques de meilleurtaux.com.
graphique des taux de credit immobilier au plus bas depuis octobre 2010
«Les banques qui ont choisi de relever leurs taux l'ont fait après les avoir fortement baissés fin 2012, tout en veillant à rester compétitives. Cela ne laisse en rien présager d'un mouvement haussier général des taux de crédits, car l'obligation d'Etat à 10 ans reste à un niveau historiquement bas», tempère Hervé Hatt, directeur général de meilleurtaux.com.

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Afflux des demandes de rénégociation des crédits immobiliers:

lundi 4 février 2013

Déchets nucléaires : coup d'envoi du chantier Cigéo.

Dans les galeries bétonnées du laboratoire souterrain, à Bure.
Dans les galeries bétonnées du laboratoire souterrain, à Bure.

Le débat public, préalable au creusement du futur site de stockage profond des déchets les plus radioactifs, à Bure, dans la Meuse, est lancé cette semaine. Un projet chiffré entre 15 et 35 milliards d'euros.

Le chantier pharaonique, de très très longue haleine, du site de stockage profond des déchets les plus radioactifs va franchir une étape supplémentaire cette semaine. La ministre de l'Écologie se rend ce lundi à Bure pour présider une réunion sur le développement économique de la zone choisie pour accueillir cet équipement hors norme, à cheval sur la Meuse et la Haute-Marne. Delphine Batho visitera à cette occasion le laboratoire souterrain où sont menées depuis huit ans des expériences pour tester la capacité de la couche d'argile, à 500 mètres sous terre, à confiner des substances radioactives pendant des millions d'années.
La ministre sera accueillie de pied ferme par un rassemblement des opposants à la «poubelle nucléaire» regroupés notamment au sein du Cedra (Collectif contre l'enfouissement des déchets radioactifs). Mercredi, la Commission nationale du débat public (CNDP) doit donner le coup d'envoi du débat sur le futur site de stockage. «Débat bidon», dénonce le Cedra, dont les militants sont convaincus que la décision d'enfouir les déchets radioactifs ne sera pas remise en cause.

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Le roi de la vodka, Belvédère, veut sauver sa couronne.

D'ambassadeur de la marque Belvédère, Bruce Willis en est devenu le premier actionnaire.
D'ambassadeur de la marque Belvédère, Bruce Willis en est devenu le premier actionnaire.

Le sort de l'entreprise bourguignonne de vins et spiritueux en redressement judiciaire se joue lors de l'assemblée générale du 12 février. Il est en grande partie entre les mains de l'acteur Bruce Willis.


Hôtel Four Seasons, Beverly Hills. Douzième étage. L'agitation est digne de cette scène du film Coup de foudre à Notting Hill, lorsque Hugh Grant se fait passer pour un journaliste afin d'approcher Julia Roberts. Sauf que la star révélée au détour d'un couloir, c'est Bruce Willis.
Et l'intrus qui perturbe la chorégraphie minutée entourant la promotion de Die Hard 5, c'est Christophe Trylinski, le PDG polonais de Belvédère, une entreprise bourguignonne de vins et spiritueux en redressement judiciaire. Casting improbable, pourtant la star planétaire tombe dans les bras de son «buddy». Lequel n'en mène pas bien large, malgré sa carrure d'armoire à glace.
Certes, cela fait plus d'un an que Belvédère, dont les finances sont sur le gravier, ne parvient plus à payer le prestigieux ambassadeur de sa marque vedette, la vodka Sobieski. La firme doit 20 millions d'euros à Bruce Willis, qui est par ailleurs son premier actionnaire avec près de 3 % du capital.
À quelques jours d'une assemblée générale décisive, le dirigeant est venu s'assurer du soutien de l'acteur. Le 12 février, en effet, les actionnaires de Belvédère auront sur leurs boîtiers de vote le sort du propriétaire de l'anisette Marie Brizard et de William Peel, le whisky le plus vendu en France. L'administrateur judiciaire Frédéric Abitbol a prévenu les actionnaires: soit les petits porteurs approuvent le plan de restructuration négocié avec les créanciers, au prix d'une «dilution importante mais nécessaire», soit c'est la liquidation quasi assurée, synonyme d'Armageddon financier pour l'entreprise de 3400 salariés.
Or, la messe est loin d'être dite. Nicolas Miguet, le pugnace président de l'Arare (Association pour la représentation des actionnaires ­révoltés), fait campagne contre l'accord qu'il voit comme un ­«passage en force». «Lors de la dernière ­assemblée générale, je représentais plus de 90 % des votes», rappelle le journaliste boursier, ravi du récent ralliement d'Alain-Dominique Perrin, l'ancien patron de Cartier, démissionnaire du conseil d'administration de Belvédère.

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Boire et déboires:

jeudi 31 janvier 2013

L'automobile et la distribution ont sauvé l'année publicitaire.

Les investissements des annonceurs dans les médias sont restés stables l'an dernier, à 27,9 milliards d'euros bruts, en hausse de 0,9 %, selon l'institut Kantar Media.

Ironie du sort, c'est la bagarre de communication entre les constructeurs automobiles, pourtant bien mal en point, qui a permis de sauver l'année publicitaire en France. Le poids du secteur, le deuxième en valeur après la distribution, et la hausse des investissements des deux premiers annonceurs, ­Renault et Peugeot, ont en effet permis de terminer 2012 à l'équilibre. Tous secteurs confondus, les investissements plurimédias des marques se sont élevés à 27,9 milliards d'euros bruts, en hausse de 0,9 %, selon les chiffres publiés mercredi par Kantar Media.
En hausse de 5 %, à 2,9 milliards d'euros, les dépenses des constructeurs ont aussi bien progressé pour les lancements de nouveaux modèles, qui représentent les deux tiers de leur effort, que pour les opérations spéciales (portes ouvertes…). Premiers investisseurs dans la publicité, les distributeurs, notamment les enseignes spécialisées dans le bricolage, le jardinage ou le sport, ont également accru leurs budgets, en hausse moyenne de 2,6 %, à 4 milliards d'euros.
Dans ce contexte, la télévision est le média qui a le mieux tiré son épingle du jeu, avec des investissements en progression de 4,5 %, à 9,8 milliards d'euros, ce qui représente une part de marché de 35,5 %. Une performance due essentiellement au dynamisme des chaînes de la TNT, sur lesquelles les investissements (autour de 2,7 milliards) pèsent désormais quasiment un tiers du média en valeur. Également en croissance (+3,7 %), la radio a aussi bien évolué, portée par les besoins de création de trafic des distributeurs et des concessionnaires automobiles.

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Ralentissement d'Internet:

Les fonctionnaires dans la rue pour leur salaire.

Les syndicats veulent mettre la pression sur la ministre de la Fonction publique, Marylise Lebranchu, à quelques jours du début des négociations sur les rémunérations, le 7 février.
Les syndicats veulent mettre la pression sur la ministre de la Fonction publique, Marylise Lebranchu, à quelques jours du début des négociations sur les rémunérations, le 7 février.

Les 5,2 millions d'agents de la fonction publique sont appelés à la grève.


Premier grand mouvement de fonctionnaires de l'ère Hollande. Trois syndicats, la CGT, la FSU et Solidaires, appellent aujourd'hui les 5,2 millions d'agents de la fonction publique à la grève. Près de 120 manifestations sont organisées dans tout le pays. Près d'un instituteur sur trois ne donnera pas cours, selon leur principal syndicat, le SNUipp-FSU. Les revendications: stopper les suppressions de poste, augmenter les salaires. «Nous n'avons vu aucun signe concret qui nous permette de penser que les choses vont s'améliorer, estime pour l'instant Denis Turbet-Delof, de Solidaires. Tout le monde souhaitait le changement. On a attendu longtemps. Maintenant, il faudrait peut-être penser un peu aux agents.»
Les syndicats à l'origine du mouvement, qui représentent 40% des voix des agents, veulent surtout mettre la pression sur la ministre de la Fonction publique, Marylise Lebranchu, à quelques jours du début des négociations sur les rémunérations, le 7 février prochain. La ministre s'est montrée compréhensive sur la forme. Sans rien lâcher sur le fond. «J'entends bien qu'il existe une déception parmi les fonctionnaires. Elle est logique», a-t-elle concédé. Avant de doucher les espérances en faisant référence au piteux état des finances publiques.





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Point d'indice:

mardi 29 janvier 2013

Faut-il acheter ou louer son logement ?

À Paris, un propritétaire doit patienter nettement plus longtemps que par le passé pour que l'acquisition de son logement soit rentable. Crédit: Jean-Christophe Marmara/Le Figaro
À Paris, un propritétaire doit patienter nettement plus longtemps que par le passé pour que l'acquisition de son logement soit rentable. 


Entre 2000 et 2010, acheter son toit était rapidement plus intéressant que de le louer, selon une étude d'Asterès pour Meilleurtaux.com. Il faut désormais attendre plus longtemps pour que l'opération soit rentable.
acheter ou louer son logement
Faut-il acheter ou louer sa résidence principale? La question, somme toute assez classique, mérite à nouveau d'être posée. Car l'époque a changé: les prix de la pierre restent élevés et surtout les perspectives d'évolution du marché sont incertaines, de nombreux experts tablant sur une baisse des prix (certes légère) cette année.

Au-delà de considérations purement personnelles, mieux vaut ne pas se tromper, car pour devenir propriétaire, le particulier doit mobiliser une somme d'argent importante (l'apport personnel), s'engager à rembourser un prêt sur plusieurs années et pouvoir payer les charges de copropriété et autres taxes foncières. Mais il pourra revendre son bien (généralement au bout de sept ou huit ans), avec à la clé une possible plus-value. Être locataire est en revanche moins contraignant financièrement au départ, mais les gains sont minimes puisque seulement liés à son épargne (2% par an).

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Cinq ans pour rentabiliser une acquisition en 2013:

mercredi 23 janvier 2013

Une taxe Tobin dans onze pays européens.

Les ministres européens des Finances ont donné leur feu vert, mardi, au lancement de la taxe sur les transactions financières (TTF) dans onze États membres, dont la France et l'Allemagne, à partir de 2014-2015.

Décollage. Après trente mois de controverses et de faux départs, l'Europe a donné son feu vert au lancement d'une taxe sur les transactions financières (TTF) qui pourrait s'appliquer à partir de 2014 ou 2015 dans onze pays de la zone euro, France et Allemagne comprises.
Le coup d'envoi, donné par les Vingt-Sept malgré les réticences connues du Royaume-Uni, traduit une double avancée politique. La TTF vise à faire payer aux banques plutôt qu'aux contribuables le redressement du secteur financier et elle figure en bonne place sur les programmes électoraux, particulièrement en Allemagne cette année.
La méthode retenue, celle d'une «coopération renforcée» entre les seuls pays volontaires, contourne aussi, pour la première fois, la règle de l'unanimité en matière fiscale, un carcan que l'UE s'est imposé depuis sa création.
La Commission salue «une étape historique» tandis que Benoît Hamon, ministre français de l'Économie solidaire, veut y voir la fin de l'ère Lehmann Brother, du nom de la première firme de services financiers à avoir sombré dans la banqueroute à l'été 2008.
L'autorisation obtenue, reste maintenant à s'entendre sur un projet détaillé, précisant notamment l'assiette et le taux de la future TTF. Algirdas Semeta, commissaire à la fiscalité, prévoit de mettre le document sur la table «dans les toutes prochaines semaines».
les 11 pays devant mettre en œuvre la taxe tobin en europe

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10 à 30 milliards d'euros attendus:

lundi 21 janvier 2013

Fiscalité: l'OCDE s'attaque à Google, Amazon ou Apple.

L'organisation économique internationale, en pointe dans la lutte contre les paradis fiscaux, s'attaque aux pratiques d'optimisation fiscale des multinationales. Elle compte modifier les règles internationales en vigueur.


L'OCDE lance une nouvelle fronde contre l'évasion fiscale. Cette fois, il ne s'agit plus de traquer les avoirs des personnes physiques cachés dans les paradis fiscaux. L'organisation s'attaque aux tours de passe-passe des multinationales qui leur permettent, en toute légalité, de localiser des profits dans des juridictions peu ou pas taxées, afin d'échapper à l'impôt sur le lieu de leur activité. Plusieurs entreprises - Google, Amazon, Apple ou Starbucks - sont visées.
L'organisation internationale agit dans un contexte politique très favorable. Tous les grands pays avancés, États-Unis en tête, sont confrontés à de graves problèmes budgétaires.
C'est à l'occasion du prochain G20 Finances, à Moscou les 14 et 15 février, que l'OCDE exposera son projet avant de présenter, en juillet ou en septembre, un plan d'action détaillé. Une fois n'est pas coutume, les pays développés peuvent compter sur le soutien des grands pays émergents - l'Inde, la Chine, le Brésil, la Russie -, qui se plaignent depuis des années de ne pouvoir tirer profit sur le plan fiscal de la présence des groupes étrangers sur leur sol.

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Coquilles vides:

mercredi 9 janvier 2013

Les concurrents de Free plongés dans la tourmente.

Free Mobile a imposé à ses concurrents des forfaits low-costs.
Free Mobile a imposé à ses concurrents des forfaits low-costs.

 L'arrivée de Free Mobile, il y a un an, a bousculé le marché français des télécoms, qui pourrait se recomposer en 2013.


L'arrivée de Free Mobile a eu l'effet d'un véritable tsunami. Un an après, le paysage des télécoms français est dévasté. L'action de France Télécom a perdu 31,3% sur l'année 2012, la plus mauvaise performance du CAC 40. SFR, le fleuron et la machine à cash du groupe Vivendi, a brutalement calé. La ­vague Free Mobile a emporté les états majors avec la démission de Franck Esser, le PDG de SFR, suivie de celle de Jean-Bernard Lévy, PDG de Vivendi, qui avait repris en direct les rênes de SFR. Au sein des troupes, les dégâts sont aussi lourds avec l'annonce d'un plan de suppression de 856 postes en net chez SFR. Sa maison mère, Vivendi, est en pleine réflexion sur son avenir. Le conglomérat pourrait se recentrer sur les médias et se séparer de ses télécoms.
Bouygues Telecom, le plus petit des trois opérateurs historiques et donc le plus fragile, a aussi été secoué. Pour la première fois depuis dix ans, l'opérateur a affiché une perte nette de 16 millions d'euros au troisième trimestre 2012. Cette filiale télécom, longtemps première pourvoyeuse de résultat du groupe Bouygues, doit maigrir. Bouygues Telecom a lancé un plan d'économie de 300 millions d'euros, avec à la clé la suppression de 556 postes.

mardi 8 janvier 2013

Les ventes de cigarettes ont reculé de 5% en 2012.

Les hausses du prix des cigarettes produisent leur effet.
Les hausses du prix des cigarettes produisent leur effet.

Ce repli, annoncé par Les Échos, découle des hausses de tarifs, la dernière remontant à octobre. L'an dernier, 51,5 milliards de cigarettes ont été vendues dans les bureaux de tabac français.


Les hausses à répétition du prix des paquets de cigarettes produisent leur effet. Les ventes ont en effet baissé de 4,9% en volume en 2012, à 51,45 milliards de cigarettes, selon Les Échos . Le journal, qui cite «plusieurs sources», précise que cela représente 2,6 milliards de cigarettes en moins, sur l'ensemble de l'année.
Cette baisse fait suite à la dernière hausse des tarifs des cigarettes de 7% intervenue début octobre, comme chaque année depuis 2009. Une prochaine augmentation des prix des cigarettes est attendue pour le mois de juillet.
Certains buralistes affirment que, pour autant, le recul de la consommation n'est pas certain, les hausses de taxes encourageant la contrefaçon et les achats transfrontaliers de tabac. Mais Bercy ne constate pas de hausse de ces importations, affirme le quotidien.
Ce recul en volume n'a pas empêché le marché de poursuivre sa progression en valeur en 2012, compte tenu de la hausse des prix. Conséquence, les recettes fiscales devraient continuer d'augmenter, tout en étant légèrement inférieures aux prévisions gouvernementales, selon le journal.
titre de l infographie

dimanche 24 juin 2012

Brésil : Casino prend les commandes de Pao de Açucar.

Jean-Charles Naouri, PDG deCasino.
Jean-Charles Naouri, PDG deCasino.


 Grâce à la prise de contrôle du premier distributeur brésilien, le groupe stéphanois devrait réaliser plus de 60% de ses ventes hors de France.



Casino est enfin seul aux commandes de sa filiale brésilienne Pao de Açucar (GPA). Le groupe stéphanois devient maître du destin du leader local de la distribution, qui a réalisé l'an passé 23 milliards d'euros de chiffre d'affaires. Avec près de 200 millions d'habitants, le Brésil devrait devenir en 2014 le cinquième plus grand marché au monde. GPA y exploite déjà 1600 magasins, de l'hypermarché à la supérette en passant par le cash and carry pour les épiciers et restaurateurs. Le groupe est également propriétaire de deux chaînes spécialisées dans l'électroménager, Casas Bahia et Ponto Frio, ainsi que de novapontocom, qui distribue les produits du groupe par Internet.
Conformément aux accords signés en 2005 avec Abilio Diniz, fils du fondateur et président de GPA, Jean-Charles Naouri, PDG et principal actionnaire de Casino, a pris ce vendredi à Sao Paulo la présidence du conseil d'administration de Wilkes, le holding de contrôle de GPA. Quelques heures plus tard, l'assemblée générale de GPA a logiquement approuvé la nomination des trois administrateurs supplémentaires proposés par Casino. Ce dernier avait choisi trois personnalités brésiliennes, afin de démontrer son attachement à l'enracinement local de sa filiale.

vendredi 27 avril 2012

Sarkozy, Hollande : passez les programmes au banc d'essai.

Crise économique, envolée du prix du baril, dérapage des dépenses de l'État… Les promesses des candidats tiendraient-elles face à l'adversité ? Testez-les avec l'application développée en partenariat avec l'Institut de l'entreprise.




Note: Nicolas Sarkozy vise l'équilibre des finances publiques en 2016, François Hollande en 2017.


Romain Lucazeau, chargé de mission à l'Institut de l'entreprise, détaille les mécanismes à l'œuvre dans le banc d'essai des programmes.


Our site. - Pourquoi soumettre les programmes des candidats à ce banc d'essai?
Romain LUCAZEAU. - Même si, par rapport à la campagne présidentielle de 2007, les programmes des deux principaux candidats sont plus précis, ils présentent encore des zones d'ombre et se fondent sur des scénarios économiques un peu différents. Cela rend les comparaisons difficiles. Nous avons donc essayé de leur appliquer les mêmes variables économiques: taux de croissance, inflation, taux de chômage, d'ici à 2017. Nous voulions également découvrir ce qu'il advenait des finances publiques si les programmes étaient appliqués avec, notamment, une croissance moindre que celle prévue par les candidats, par exemple celle que la France a connue, en moyenne, ces dix dernières années.
À l'origine, ce type d'exercice est appliqué par les autorités financières aux banques. Ces dernières sont soumises à des scénarios économiques dégradés, pour évaluer leur résistance en cas de crise économique. Nous utilisons une méthode similaire pour tester les capacités des candidats à atteindre leur objectif affiché (zéro déficit en 2016 pour Nicolas Sarkozy, en 2017 pour François Hollande).

mardi 17 avril 2012

Glaces: Unilever creuse l'écart avec Nestlé.


Le siège du groupe Nestlé à Vevey, en Suisse.
Le siège du groupe Nestlé à Vevey, en Suisse.
 
 
 Les deux groupes, qui misent sur une montée en gamme, espèrent faire manger des glaces toute l'année.
 
 
 
 
 
Tous les moyens sont bons pour faire manger de la glace. Nestlé s'inspire ainsi de la recherche sur les avalanches pour parfaire la texture de ses cônes et pots. Ses chercheurs tentent d'améliorer la résistance des cristaux microscopiques de glace que l'on trouve aussi bien dans la neige que dans la crème glacée.
Challenger sur un marché mondial dominé par Unilever, Nestlé met les bouchées doubles en R & D et en innovation. C'est le nerf de la guerre au rayon glaces, un marché d'impulsion, dont la consommation reste modérée et surtout très saisonnière, avec 55 % des volumes annuels écoulés en huit semaines. Avec 5,5 litres par habitant et par an, les Français restent largement à la traîne derrière les Italiens (11,2 litres) et les Suédois (12,3 litres). Le marché, qui a souffert l'an passé des caprices de la météo, a stagné en volume (+ 0,9 %), mais il est nettement monté en gamme, avec une hausse de 6,4 % en valeur.
Ce potentiel de croissance du marché anime la bataille dans l'Hexagone entre Nestlé et Unilever, les marques de distributeurs continuant de reculer. En 2011, Unilever (Miko, Carte d'Or, Magnum, Ben & Jerry's) a creusé l'écart avec Nestlé (Extrême, La Laitière…). «Toutes nos marques ont été en croissance l'an passé», déclare Valérie Osmont, chef de groupe marketing glaces chez Unilever, dont l'activité a crû de 11 % en grande distribution. Le leader historique a progressé à la fois en valeur et en volume.

Du dessert au snacking: