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mardi 8 mai 2012

Entre Merkel et Hollande, des désaccords de fond.

Angela Merkel lors d'une réunion de son parti, la CDU, lundi à Berlin.
Angela Merkel lors d'une réunion de son parti, la CDU, lundi à Berlin.


 La simplicité de la chancelière et du président élu peut toutefois créer un lien.




 
Le sourire crispé de la chancelière allemande laisse transparaître la tension des mauvais jours. Signe de sa nervosité: Angela Merkel n'a pas eu le moindre mot pour saluer le travail en commun avec son allié Nicolas Sarkozy, qui fut pourtant le pilier de sa stratégie européenne. Confirmant avoir appelé François Hollande dès dimanche soir, pour l'inviter à Berlin aussitôt que possible, la chancelière conservatrice a dit lundi vouloir «l'accueillir à bras ou­verts». Cependant, le bras de fer paraît inévitable alors que les relations franco-allemandes entrent dans une phase d'incertitude complexe liée à des contraintes de politique intérieure difficiles à concilier entre les deux rives du Rhin.
Se moquant des critiques jusqu'au sein de son propre camp, Angela Merkel avait soutenu le président sortant sans état d'âme. «Pendant la campagne, j'ai toujours dit que je travaillerais étroitement avec le prochain président français», s'est-elle défendue lundi devant la presse allemande, qui a qualifié de défaite personnelle pour la chancelière l'élection présidentielle française. Avant d'ajouter: «Et on verra bien!» Un confident d'Angela Merkel décrypte: «Nous espérons que François Hollande suivra l'exemple de Gerhard Schröder, qui a su se transformer pour mener des réformes qui ont contribué à la santé économique de l'Allemagne. Et qu'il saura avoir le sursaut nécessaire face aux difficultés économiques de la France en s'inspirant du modèle social-démocrate allemand.»

Un défi pour la relation franco-allemande:

lundi 7 mai 2012

Le dialogue social érigé en principe absolu.

Les leaders des principales organisations syndicales, François Chérèque (CFDT), Bernard Van Craeynest (CFE-CGC), Jean-Claude Mailly (FO), Jacques Voisin (alors président de la CFTC) et Bernard Thibault (CGT), à la sortie de l'Élysée en 2008.
Les leaders des principales organisations syndicales, François Chérèque (CFDT), Bernard Van Craeynest (CFE-CGC), Jean-Claude Mailly (FO), Jacques Voisin (alors président de la CFTC) et Bernard Thibault (CGT), à la sortie de l'Élysée en 2008.


 CGT et CFDT sont bienveillantes à l'égard de Hollande, mais assurent qu'il ne profitera d'aucun état de grâce.

Le nouveau chef de l'État a fait de la concertation avec les partenaires sociaux la pierre angulaire des réformes de son quinquennat. Tout comme la méthode de son mandat. Une conviction réelle, sans doute. Une façon, aussi, de se démarquer de son prédécesseur qui n'a cessé de vilipender les syndicats pendant la campagne. Un moyen, surtout, de donner corps à sa promesse d'être un président «rassembleur», maintes fois proclamée. Au risque de se montrer souvent imprécis, voire muet, sur les questions à trancher.
De fait, pas une disposition ne sera prise sans demander leur avis aux syndicats et au patronat, même concernant les sujets sur lesquels leurs chances de s'entendre sont plus que minces: mise en œuvre du contrat de génération, modification des modalités de fixation du smic, «nouvelle réforme» des retraites, transfert éventuel du financement de la Sécu vers d'autres assiettes que le travail, modulation des cotisations chômage, sécurisation des parcours professionnels, renforcement des droits des salariés, encadrement des dépassements d'honoraires… François Hollande a notamment promis de réunir syndicats et patronat dès la mi-juillet pour convenir avec eux des priorités économiques et sociales du quinquennat.

Le souvenir douloureux des 35 heures:

L'Allemagne ajuste son tandem avec la France.

Pour Angela Merkel, les promesses électorales du candidat socialiste ne sont pas gravées dans le marbre.
Pour Angela Merkel, les promesses électorales du candidat socialiste ne sont pas gravées dans le marbre.


 La chancelière Angela Merkel veut croire qu'Hollande cherchera une «solution pragmatique» à leurs désaccords.



C'est un rude coup pour Angela Merkel. La chancelière allemande a perdu dimanche soir son plus proche allié pour s'imposer face à ses partenaires européens dans la gestion de la crise de l'euro. La défaite de Nicolas Sarkozy, qu'elle aura soutenu jusqu'au bout, est aussi un peu la sienne. Cependant, son parcours politique en atteste: Merkel est douée pour s'adapter aux nouvelles réalités. Cela fait déjà plusieurs semaines que son équipe se prépare à l'éventualité d'une victoire de François Hollande. Le socialiste ne fait plus peur à Berlin. Son premier coup de fil, dimanche soir, devait être pour la chancelière.
François Hollande avait passablement irrité les Allemands en promettant pendant sa campagne de ne pas ratifier en l'état le traité de discipline budgétaire. Le candidat socialiste voulait y inclure un volet de mesures de soutien à la croissance, portant notamment sur le financement au niveau européen de grands projets industriels ou environnementaux. Merkel avait répondu sèchement qu'il n'y aurait pas de renégociation du texte, considéré à Berlin comme l'aboutissement de sa vision d'une Europe imprégnée de la «culture de stabilité» germanique. Avant de faire un petit pas en direction d'Hollande en indiquant que l'Union européenne préparait «un agenda croissance» en vue du sommet de fin juin.
Hollande, qui a dit vouloir s'inscrire dans la tradition franco-allemande en effectuant son tout premier déplacement outre-Rhin, est attendu à Berlin en fin de semaine ou au tout début de la semaine prochaine, dans la foulée de son investiture. Il devrait s'entretenir de façon informelle avec la chancelière de la manière d'amender le traité. Merkel veut empêcher que les initiatives de soutien à la croissance ne retardent sa ratification. Pour déjouer tout risque d'isolement, elle a déjà rallié l'Italien Mario Monti. Et elle cherche à rassembler autour de leur tandem un nombre significatif des vingt-cinq pays signataires du traité, afin de ratifier le texte sans attendre la France.

jeudi 3 mai 2012

Fiscalité, emploi, déficit : deux visions opposées .


Les sujets économiques, fiscaux et sociaux ont occupé une large partie du débat mercredi soir entre les deux candidats à l'élection présidentielle. Rappel de leurs propositions point par point.


• Chômage:

Les postulants à l'Élysée ont attaqué ce débat de second tour sur la question de la lutte contre le chômage, chacun des deux y allant de ses chiffres (1 million de chômeurs en plus depuis 2007 selon François Hollande, 400.000 selon Nicolas Sarkozy) et de ses propositions.
Le candidat socialiste a mis en avant les 150.000 emplois d'avenir qu'il entend créer dans les quartiers populaires pour les jeunes en difficulté et les 500.000 contrats de génération (l'embauche d'un jeune en CDI en échange du maintien dans l'emploi d'un senior, grâce à des exonérations de charge) qu'il souhaite développer dans les entreprises. Le président sortant a, quant à lui, mis en avant les accords compétitivité-emploi qu'il propose de négocier dans les entreprises pour mieux adapter les salaires et la durée du travail à la conjoncture, et aussi la TVA antidélocalisation, qui permettra de baisser le coût du travail en France.
Les deux candidats auront finalement passé assez peu de temps sur ce thème majeur qui demeure malgré tout la préoccupation numéro un des Français.

• Impôts:

vendredi 27 avril 2012

Sarkozy, Hollande : passez les programmes au banc d'essai.

Crise économique, envolée du prix du baril, dérapage des dépenses de l'État… Les promesses des candidats tiendraient-elles face à l'adversité ? Testez-les avec l'application développée en partenariat avec l'Institut de l'entreprise.




Note: Nicolas Sarkozy vise l'équilibre des finances publiques en 2016, François Hollande en 2017.


Romain Lucazeau, chargé de mission à l'Institut de l'entreprise, détaille les mécanismes à l'œuvre dans le banc d'essai des programmes.


Our site. - Pourquoi soumettre les programmes des candidats à ce banc d'essai?
Romain LUCAZEAU. - Même si, par rapport à la campagne présidentielle de 2007, les programmes des deux principaux candidats sont plus précis, ils présentent encore des zones d'ombre et se fondent sur des scénarios économiques un peu différents. Cela rend les comparaisons difficiles. Nous avons donc essayé de leur appliquer les mêmes variables économiques: taux de croissance, inflation, taux de chômage, d'ici à 2017. Nous voulions également découvrir ce qu'il advenait des finances publiques si les programmes étaient appliqués avec, notamment, une croissance moindre que celle prévue par les candidats, par exemple celle que la France a connue, en moyenne, ces dix dernières années.
À l'origine, ce type d'exercice est appliqué par les autorités financières aux banques. Ces dernières sont soumises à des scénarios économiques dégradés, pour évaluer leur résistance en cas de crise économique. Nous utilisons une méthode similaire pour tester les capacités des candidats à atteindre leur objectif affiché (zéro déficit en 2016 pour Nicolas Sarkozy, en 2017 pour François Hollande).

mardi 17 avril 2012

Zone euro : la nervosité domine toujours.

Le siège de la BCE, à Francfort.
Le siège de la BCE, à Francfort.


 La polémique autour du rôle de la Banque centrale européenne et la situation préoccupante de l'Espagne, tombée en récession au premier trimestre de cette année, préoccupent les investisseurs.



Les tensions restent très fortes dans la zone euro, alimentées tout à la fois par les préoccupations concernant l'Espagne, où les taux obligataires se sont fortement tendus lundi, et par la polémique lancée, dans le cadre de la campagne présidentielle française, autour du rôle de la Banque centrale européenne (BCE).
Le président-candidat, Nicolas Sarkozy, a affirmé dimanche qu'il entendait, s'il était réélu, «ouvrir le débat» sur la BCE et son action dans le soutien de la croissance en Europe. Et, si le gouvernement allemand a la «conviction profonde» que cette dernière doit exercer son mandat «de manière indépendante», le ministère des Finances, à Berlin, n'a pas souhaité commenter plus avant les déclarations françaises.
Au plus fort des tensions de la zone euro, en fin d'année dernière, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel étaient pourtant tombés d'accord pour ne plus évoquer publiquement le rôle de la BCE afin de préserver son indépendance dans la gestion de la crise. Une stratégie qui s'était avérée payante puisque la Banque centrale européenne avait eu les mains libres, grâce à cela, pour se lancer dans son opération de refinancement illimitée des banques à trois ans. Cette opération a permis à ces dernières d'améliorer leurs fonds propres et de se porter acquéreurs d'obligations d'État au premier trimestre, ce qui a apaisé les tensions sur les marchés de dette. Mais au moment où les effets de cette politique commencent à s'estomper, le nouvel appel du pied à la BCE lancé par la France risque de contribuer à un regain de nervosité.

Le chiffrage des mesures de Nicolas Sarkozy fait débat.

Nicolas Sarkozy, dimanche, place de la Concorde.
Nicolas Sarkozy, dimanche, place de la Concorde.


 L'Institut de l'entreprise estime notamment que la création de solutions de garde supplémentaires pour les jeunes enfants et la possibilité offerte aux professeurs de gagner plus coûteront plus cher que prévu.



Alors que Nicolas Sarkozy a présenté il y a dix jours le chiffrage de son programme, l' Institut de l'entreprise , qui évalue les propositions des différents candidats (hypothèses et calculs sur www.debateco.fr), livre ses propres estimations.
Premier problème soulevé: la réforme du permis de conduire. L'entourage du candidat UMP n'a pas intégré cette refonte (passage du code au lycée, permis gratuit pour les jeunes en service civique) dans le chiffrage du programme. Or, d'après l'Institut de l'entreprise, elle coûtera entre 247 et 281 millions d'euros par an, en fin de mandat.
En outre, le think tank patronal estime que la création de 200.000 solutions de garde pour les jeunes enfants générera une charge de 1,5 à 1,6 milliard par an pour les finances publiques. C'est davantage que ce que prévoient les équipes de Nicolas Sarkozy (1 milliard).
Surtout, l'Institut met en garde sur le financement de la mesure phare de Nicolas Sarkozy: proposer aux professeurs du collège de gagner 500 euros de plus par mois en travaillant 8 heures de plus par semaine. Le président-candidat estime que la poursuite, dans le secondaire, du non-remplacement d'un départ à la retraite sur deux compensera le coût de cette proposition. L'Institut estime, lui, que le bouclage ne sera pas évident en fin de mandat. Le coût de cette nouvelle version du travailler plus pour gagner plus atteindra alors 1 milliard par an, tandis que les économies du «un sur deux» risquent d'être décroissantes.

Dépenses liées au vieillissement:

lundi 16 avril 2012

Les propositions des candidats sur l'économie et le social.

À une semaine du premier tour de l'élection présidentielle, notre site résume les positions des cinq candidats arrivant en tête des sondages.
• François Hollande
• Nicolas Sarkozy
• Jean-Luc Mélenchon
• François Bayrou
• Marine Le Pen

François Hollande (PS):


François Hollande, le 15 avril à Vincennes.
François Hollande, le 15 avril à Vincennes.
• Économie-fiscalité:
François Hollande promet de créer 60.000 postes dans l'Éducation nationale et 5000 à la Justice et à l'Intérieur. Le candidat PS a surtout un vaste programme fiscal. Il veut taxer à 75 % les revenus dépassant 1 million d'euros par an et à 45 % ceux dépassant 150.000 euros. Les revenus du capital seraient taxés comme ceux du travail, l'ISF serait alourdi (avec un retour au barème d'avant la réforme de 2011). Côté entreprises, le candidat PS veut moduler l'impôt sur les sociétés en fonction de la taille de l'entreprise. Il compte créer une banque publique d'investissement et un livret dédié au financement des PME. François Hollande souhaite que l'écart maximal de salaires entre le dirigeant et le salarié soit de 1 à 20 dans les entreprises publiques. Il veut séparer l'activité des banques. Et réduire la part du nucléaire dans la production d'électricité de 75 % à 50 % à horizon 2025. Enfin, le candidat PS réclame une renégociation du traité européen pour y ajouter un volet croissance.
• Social:

dimanche 15 avril 2012

Les meetings en plein air sous haute surveillance.

François Hollande, le 6 avril, lors d'un rassemblement en plein air à Vaulx-en-Velin.
François Hollande, le 6 avril, lors d'un rassemblement en plein air à Vaulx-en-Velin.


 A Paris et Marseille, les équipes de Nicolas Sarkozy, François Hollande et Jean-Luc Mélenchon se sont organisées avec les préfectures pour assurer la sécurité dans ces rassemblements, qui peuvent être plus dangereux qu'un meeting en salle.


Jean-Luc Mélenchon samedi sur les plages du Prado, à Marseille, Nicolas Sarkozy à la Concorde et François Hollande à Vincennes dimanche… Les meetings en plein air ont la cote en cette fin de campagne. Pour les candidats, ces rassemblements sont avant tout des démonstrations de force: il convient de rassembler un maximum de partisans pour afficher sa popularité. A Marseille, le Front de gauche attend 40.000 personnes et à Paris, l'UMP et le PS tablent sur plusieurs dizaines de milliers de militants.
Une prestation en plein air peut se révéler plus dangereuse qu'un meeting en salle: les entrées ne peuvent pas être filtrées, le risque de mouvement de foule est omniprésent et les sociétés de sécurité privées qui sont souvent employées par les salles ne sont pas présentes. Des conditions particulières qui peuvent impressionner le candidat: Jean-Luc Mélenchon confie ainsi avoir élagué son discours du 18 mars, place de la Bastille, par crainte d'un incident.

650 CRS mobilisés dimanche:

L'avenir du site PSA d'Aulnay en discussion à l'Elysée.

Le site Peugeot SA d'Aulnay est menacé, craignent les syndicats.
Le site Peugeot SA d'Aulnay est menacé, craignent les syndicats.


 Le président du directoire du groupe automobile, Philippe Varin, a été reçu samedi à l'Elysée. Aucune des deux parties n'a commenté la rencontre. Les syndicats redoutent la fermeture du site après les élections.

Pas un mot n'a filtré de l'entretien entre Nicolas Sarkozy et le patron de PSA, Philippe Varin. Pendant près d'une heure, les deux hommes se sont entretenus à l'Élysée au sujet de l'usine d'Aulnay-sous-Bois, en Seine Saint-Denis. L'avenir de ce site qui emploie plus de 3300 personnes, serait menacé, craignent les syndicats. La présidence comme le groupe automobile s'est refusé à tout commentaire à la sortie de la rencontre.
Nicolas Sarkozy voulait convaincre Philippe Varin d'organiser une table ronde avec les syndicats et le ministre de l'Industrie, Éric Besson, «la semaine prochaine», pour parler de l'avenir du site. Une demande des syndicats, que le président-candidat a rencontrés jeudi à son siège de campagne.

«Tout faire» pour sauver l'usine:

samedi 14 avril 2012

Nicolas Sarkozy veut encadrer les loyers.

Les candidats s'opposent sur le meilleur moyen de maîtriser la hausse des loyers.
Les candidats s'opposent sur le meilleur moyen de maîtriser la hausse des loyers.

 Le président-candidat estime que le modèle allemand, qui permet au locataire d'attaquer son propriétaire en cas de loyer déraisonnable, est «intéressant». François Hollande dénonce un virage à 180 degrés.

Nicolas Sarkozy adoube le principe d'encadrement des loyers. Interrogé sur le modèle allemand en la matière, le président-candidat trouve qu'il s'agit là «d'une bonne idée». «Je la reprends. Il ne s'agit pas de bloquer les loyers mais bien d'un encadrement. C'est en cela qu'elle est intéressante. Je l'appliquerai», a-t-il promis dans une interview à paraître lundi dans Femme Actuelle.
Dans la bouche du président-candidat, l'idée est moins nouvelle qu'elle en a l'air. Le 2 février, il disait déjà «réfléchir» à une mesure inspirée du modèle allemand. Outre-Rhin, un locataire peut attaquer le propriétaire de son logement si son loyer est supérieur de 20% au prix du marché. L'entourage de Nicolas Sarkozy précise qu'il n'a pas encore tranché la question de savoir si, en France, l'initiative serait laissée au locataire comme en Allemagne ou si le plafond de 20% s'imposerait automatiquement aux propriétaires.

lundi 2 avril 2012

Sarkozy proposera 115 milliards d'euros d'économies.

Le candidat sortant chiffre son programme à 115 milliards d'euros d'efforts demandés aux Français
Le candidat sortant chiffre son programme à 115 milliards d'euros d'efforts demandés aux Français.
 
Le candidat à sa propre réélection qui doit détailler son programme en fin de semaine vise 75 milliards d'euros d'efforts sur les dépenses et 40 milliards sur les recettes afin de ramener fin 2016 le déficit à zéro.
 
À 20 jours du premier tour de l'élection présidentielle, le président-candidat dévoile des détails sur le chiffrage de son programme électoral. À l'occasion de sa venue en Lorraine ce lundi et avant de publier son programme dans sa totalité en fin de semaine, Nicolas Sarkozy a ainsi indiqué que l'ensemble de son programme demandera 115 milliards d'euros d'efforts aux Français, dans une interview publiée par trois journaux régionaux l' Est républicain , le Républicain lorrain et Vosges Matin .
Interrogé par les trois journaux sur le fait de savoir si oui ou non «il en restera au chiffrage déjà annoncé de 115 milliards» d'efforts demandés aux Français, Nicolas Sarkozy a répondu: «Oui. Depuis le début de la campagne, je ne cesse d'apporter des idées». Il a rappelé avoir, «au nom de la France», «pris des engagements: 0% de déficit en 2016. Pour y arriver, j'ai prévu 115 milliards d'euros d'efforts, 75 milliards sur les dépenses, 40 milliards sur les recettes. Et sur celles-ci, j'en ai déjà fait voter 32 milliards», a-t-il répété.
Concernant les 8 milliards d'euros restants, le candidat en lice pour un second mandat affirme qu'il «propose notamment l'impôt forfaitaire sur les grandes sociétés et la taxe pour les exilés fiscaux». Le 12 mars dernier, le président candidat avait dévoilé son intention de faire payer aux exilés fiscaux ce qu'ils ont payé en moins en impôts à l'étranger. Une mesure qui devrait rapporter «500 millions d'euros», avait alors dit Nicolas Sarkozy. L'impôt forfaitaire sur les grandes sociétés, l'impôt minimum sur les bénéfices, devrait , lui, rapporter 2 à 3 milliards par an à l'État.

Programme à 20 milliards d'Hollande:
Le candidat sortant a par ailleurs martelé qu'il se bat «pour la compétitivité des entreprises et pour l'innovation. Je me bats pour la revalorisation du travail. L'an passé, 9 millions de salariés ont bénéficié d'heures supplémentaires sur lesquelles ils ne paient pas d'impôts et sur lesquelles les entreprises ne paient pas de cotisations», a-t-il plaidé, accusant le candidat socialiste de vouloir «les supprimer».
Dans un document de 40 pages, François Hollande a identifié ses «60 priorités pour la France», dont le coût total est estimé à 20 milliards d'euros, échelonnés jusque 2017, année où le candidat socialiste compte ramener le déficit à l'équilibre. Pour y parvenir, François Hollande qui base son programme sur des hypothèses de croissance «prudentes et réalistes» de 0,5% en 2012, et de 2 à 2,5% en 2017 a notamment promis de relever de 41% à 45% la tranche supérieure de l'impôt sur le revenu et le taux de prélèvements obligatoires passera de 45,1% en 2012 à 46,9% en 2017. Il envisage également, entre autres, l'annulation de 29 milliards d'euros de niches fiscales.

jeudi 13 octobre 2011

Wall Street fait une pause.

La Bourse de New York a ouvert en légère baisse dans le sillage des marchés européens. Les résultats de JPMorgan Chase décoivent.

Wall Street a ouvert en baisse ce jeudi, pâtissant comme ses homologues européennes de statistiques chinoises jugées inquiétantes pour l'économie mondiale, mais aussi du recul de l'action JPMorgan Chase après les résultats trimestriels de la banque. Dans les premiers échanges, le Dow Jones cédait 0,62% à 11.447,18 points et le Nasdaq reculait de 0,25% à 2.598,09 points. Mercredi la Bourse de New York a déjà terminé dans le vert. A l'instar des marchés européens, Wall Street a repris confiance après les déclarations déterminées des dirigeants européens à trouver une solution à la crise des dettes souveraines dans la zone euro.
L'excédent commercial chinois a diminué en septembre pour le deuxième mois consécutif, reflétant les faiblesses de l'économie mondiale et le ralentissement en Chine elle-même. Le déficit commercial des Etats-Unis s'est très légèrement contracté en août, alors que les analystes avaient prévu qu'il se creuse, malgré un nouveau déficit record dans les échanges de la première économie mondiale avec la Chine. L'autre statistique du jour, les inscriptions hebdomadaires au chômage, est également ressorti à un niveau légèrement meilleur qu'attendu.
Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso a présenté mercredi après-midi devant le Parlement européen ses propositions pour soutenir le secteur bancaire. Il faut « d'urgence » recapitaliser les banques, a-t-il affirmé. Il a également appelé à augmenter le FESF et à accélérer le remplacement de celui-ci par un mécanisme permanent, mi-2012 au lieu de mi-2013. Des propos relayés par la ministre du Budget Valérie Précresse, qui, comme Berlin, affirme qu'il s'agit d'«une nécessité». La France se dit même disposée à injecter elle-même de l'argent public pour soutenir ses banques en cas de besoin.

mardi 11 octobre 2011

La Bourse de Paris en panne d'inspiration.

Après quatre séances de hausse d'affilée, la Bourse de Paris a fait une pause hier. Les investisseurs attendaient le vote de la Slovaquie et l'ouverture du bal des résultats à Wall Street.

Les marchés reprennent leur souffle. Après avoir enchaîné quatre séances de hausse d'affilée, le CAC 40 a perdu 0,25 % à 3153,52 points. Les volumes restent minces. Environ 2,7 milliards d'euros ont changé de mains sur les grandes valeurs de la cote parisienne. Les opérateurs ont profité de la belle performance des derniers jours pour engranger une part de leurs bénéfices.
Manque d'entrain également sur les autres grandes places européennes, qui ont fini en ordre dispersé. À Londres, le Footsie a reculé symboliquement de 0,06 %, tandis qu'à Francfort le Dax a avancé de 0,30 %. Du côté des indices paneuropéens, l'Euro Stoxx 50 a glissé de 0,50 %.
Wall Street était également sur la réserve. En séance, le Dow Jones reculait de 0,26 % et le Nasdaq grappillait 0,35 %. La prudence des investisseurs était renforcée par l'attente de plusieurs grandes échéances. En Europe comme aux États-Unis.
Pour les spécialistes de Barclays Bourse, les marchés étaient essentiellement «focalisés sur le vote le la Slovaquie pour la ratification du Fonds européen de stabilité financière». La Slovaquie est le dernier des 17 pays de la zone euro à se prononcer. Or, pour que cet outil, destiné à venir en aide aux pays fragiles de la zone euro puisse fonctionner, le vote des 17 pays de la zone euro est nécessaire.

Ouverture du bal des résultats à Wall Street:

La Bourse de Paris reprend son souffle.

La Bourse de Paris fait une pause ce mardi. Après quatre séance de hausse d'affilée, les investisseurs empochent une part de leurs bénéfices.


La Bourse de Paris fait une pause, au lendemain d'une séance de nette hausse. Le CAC 40 recule de 1,06 % à 3126,72 points en milieu de séance. Ailleurs en Europe, le Dax de la Bourse de Francfort perd 0,75 % et Footsie londonien cède 0,93 %.
La zone euro est suspendue à unvote très incertain ce mardi du Parlement slovaque qui pourrait bloquer le renforcement du Fonds de secours financier de l'Union monétaire, instrument capital pour espérer stopper la contagion de la crise de la dette, aux banques en particulier.
Toujours sur la crise de la dette, Jean Claude Trichet, le président sortant de la BCE a affirmé que des «décisions claires» étaient nécessaires en regard de la gravité de la situation. Selon lui la crise a atteint une « dimension systémique ». Dimanche à Berlin, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont promis de répondre rapidement aux problèmes d'endettement européen qui paniquent les marchés financiers. Ils se sont également dit « décidés à faire ce qui est nécessaire pour recapitaliser les banques afin d'assurer l'octroi de crédit à l'économie ». Le président américain Barack Obama a « apporté son entier soutien à la stratégie définie par la France et l'Allemagne pour parvenir à une solution globale permettant de rétablir la stabilité financière dans la zone euro ».

Risque de déception:

jeudi 21 juillet 2011

Le Cac anticipe un accord pour la zone euro.



A l'unisson des marchés en Europe, le CAC marque une nette hausse. Les marchés saluent le projet d'accord à Bruxelles qui prévoit notamment un allongement de la durée des prêts de la zone euro aux pays en difficulté.

Les Bourses européennes ont évolué nettment à la hausse dans l'après-midi après un début de séance hésitant. Les marchés ont salué le projet d'accord du sommet de Bruxelles qui prévoit notamment un allongement de la durée des prêts de la zone euro aux pays en difficulté.
A la clôture, le CAC 40 parisien prend 1,66%, le Dax allemand 0,95%, la Bourse de Madrid 2,85%, de Milan 3,8%. Les marchés ont accéléré la cadence une fois connus les premiers éléments du projet d'accord. La zone euro compte allonger de 7 ans et demi à 15 ans au minimum la durée de ses prêts aux pays en difficulté comme la Grèce, l'Irlande et le Portugal, et réduire le taux d'intérêt qu'elle leur demande de 4,5% à 3,5%.

Obama confiant:

Aux États-Unis, le président Barack Obama a reçu mercredi plusieurs des chefs de file du Congrès à la Maison Blanche et s'est à nouveau dit confiant dans une issue à la crise politique de la dette avant le 2 août, afin d'éviter un défaut de paiement. «Je m'attends à ce que nous trouvions une solution», a dit le président dans un entretien à la télévision locale KMBC de Kansas City, en renouvelant son appel à des compromis de la part de chaque camp, que ce soit ses alliés démocrates ou ses adversaires républicains.

Rafale d'indicateurs:

La zone euro éteint l'incendie grec.


Nicolas Sarkozy, Christine Lagarde et Angela Merkel jeudi soir.
Nicolas Sarkozy, Christine Lagarde et Angela Merkel jeudi soir.
 
Le sommet exceptionnel réuni jeudi à Bruxelles a, à la fois, donné un feu vert à un sauvetage de la Grèce et suffisamment de gages d'unité pour espérer enrayer la contagion de la crise sur les marchés.
 
Pour sauver sa monnaie commune, l'Europe fait la part du feu. Les dix-sept pays de l'euro ont transgressé un interdit collectif, en assumant le risque d'une possible faillite partielle de la Grèce. Mais les dirigeants nationaux ont aussi bousculé leurs propres tabous, afin de restaurer la confiance et de ressouder l'équipe face à l'incendie.
Le sommet de Bruxelles, déminé la veille par un dîner à trois à Berlin, a vu chacun y mettre du sien. Jean-Claude Trichet, gardien sourcilleux de l'orthodoxie monétaire, a accepté à contrecœur la possibilité d'un «défaut de paiement» de la Grèce, même s'il veut croire qu'il sera conjuré. Nicolas Sarkozy a rempoché sa taxe sur les banques - un projet précisément conçu pour éviter à Athènes l'épreuve de la faillite, fût-elle limitée. Angela Merkel paie en retour. Elle accepte de muscler substantiellement le fonds de sauvetage européen des pays endettés, ignorant les doutes qui minent sa coalition à Berlin. Et elle adresse un «très grand merci» à ses interlocuteurs.
Inespéré, voire courageux, le dispositif arrêté jeudi soir est aussi un saut dans l'inconnu. Le danger était que l'onde de choc redoutée d'un possible défaut «sélectif» d'Athènes vienne balayer les nouvelles défenses de la zone euro. Le chef de l'État a soigneusement évité les mots «défaut de paiement» ; mais il a assuré que la zone euro prodiguerait le moment venu «toutes les garanties nécessaires». Signe encourageant, l'accord a été salué jeudi par une hausse de l'euro et un rebond des marchés.

Réduire le fardeau de la dette:

Le Cac anticipe un accord pour la zone euro.



A l'unisson des marchés en Europe, le CAC marque une nette hausse. Les marchés saluent le projet d'accord à Bruxelles qui prévoit notamment un allongement de la durée des prêts de la zone euro aux pays en difficulté.

Les Bourses européennes ont évolué nettment à la hausse dans l'après-midi après un début de séance hésitant. Les marchés ont salué le projet d'accord du sommet de Bruxelles qui prévoit notamment un allongement de la durée des prêts de la zone euro aux pays en difficulté.
A la clôture, le CAC 40 parisien prend 1,66%, le Dax allemand 0,95%, la Bourse de Madrid 2,85%, de Milan 3,8%. Les marchés ont accéléré la cadence une fois connus les premiers éléments du projet d'accord. La zone euro compte allonger de 7 ans et demi à 15 ans au minimum la durée de ses prêts aux pays en difficulté comme la Grèce, l'Irlande et le Portugal, et réduire le taux d'intérêt qu'elle leur demande de 4,5% à 3,5%.

Obama confiant:

Aux États-Unis, le président Barack Obama a reçu mercredi plusieurs des chefs de file du Congrès à la Maison Blanche et s'est à nouveau dit confiant dans une issue à la crise politique de la dette avant le 2 août, afin d'éviter un défaut de paiement. «Je m'attends à ce que nous trouvions une solution», a dit le président dans un entretien à la télévision locale KMBC de Kansas City, en renouvelant son appel à des compromis de la part de chaque camp, que ce soit ses alliés démocrates ou ses adversaires républicains.

Rafale d'indicateurs:

L'incertitude pèse sur la Bourse de Paris .



Les marchés attendent avec fébrilité le sommet européen de ce jeudi qui doit accoucher d'un plan de sauvetage de la Grèce. Côté indicateurs, la croissance de l'activité en France a ralenti en juillet.

La prudence l'emporte à la Bourse de Paris ce jeudi. Après avoir débuté cette journée cruciale pour l'Europe dans le vert, le CAC 40 perd 0,88% à 3721,38 points à la mi-journée. La Bourse de Londres recule de 0,80% à 5807 points et l'indice Dax de la Bourse de Francfort lâche 0,87% à 7158 points.
Comme sur les autres places boursières mondiales, tous les opérateurs auront le regard tourné vers Bruxelles où doit débuter à 13 heures un sommet extraordinaire des dirigeants de la zone euro. Ces derniers ont l'obligation de trouver une solution sur un nouveau plan d'aide à la Grèce s'ils veulent empêcher une contagion de la crise de la dette. Angela Merkel et Nicolas Sarkozy sont parvenus mercredi soir à une position commune sur ce nouveau plan de sauvetage financier et sur une participation du secteur privé. La teneur de cet accord entre la chancelière allemande et le président français n'a pas été précisée mais pour y parvenir, il a fallu sept heures de discussions «très serrées» à Berlin, selon des membres de la délégation française. Les deux dirigeants ont demandé à mi-parcours au président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet, de venir les rejoindre de Francfort, ce qui semble indiquer que le compromis a son soutien. José Manuel Barroso, président de la Commission européenne, avait lancé mercredi un avertissement d'une gravité inhabituelle aux dirigeants de la zone euro.
Mais le doute s'est de nouveau installé ce jeudi après des déclarations du chef de file des ministres des Finances de la zone euro, Jean-Claude Juncker, qui n'a pas exclu un possible défaut de paiement de la Grèce. Jean-ClaudeJuncker a par ailleurs estimé qu'un accord quant à une taxe sur les banques européennes pour aider à financer un nouveau programme d'aide à Athènes serait difficile. «Je ne pense pas qu'il y aura un accord», a-t-il indiqué.

Obama confiant:

mercredi 20 juillet 2011

Grève : la fausse bonne idée du député Luca.

Le député UMP des Alpes-Maritimes Lionnel Luca a de la suite dans les idées, ou l'art de faire parler de lui, au choix. Le chantre de la Droite Populaire vient d'exhumer l'une de ses vieilles propositions de loi, déposée à l'Assemblée nationale le 14 février 2008, "visant à garantir la continuité du service public dans les transports de voyageurs durant les périodes de congés et d'affluence massive." Selon lui, "force est de constater que trop souvent les mouvements de grève sont déclenchés à la veille des départs en vacances ou au retour, provoquant ainsi de graves perturbations qui ont des conséquences pour la vie des familles mais aussi pour le tourisme national et international." Le bras droit de Thierry Mariani, le ministre des Transports (le hasard fait bien les choses, non ?), a décidé de ressortir des cartons sa PPL suite aux dépôts de préavis de grève par les hôtesses, stewards et pilotes d'Air France entre le 29 juillet et le 8 août, soit en plein pendant le chassé-croisé des vacances d'été.Sa proposition se justifie aisément sur le plan moral. Il est en effet inadmissible, n'en déplaisent aux syndicats, que quelques corporations puissent "prendre en otage" des centaines de milliers de familles au moment même où celles-ci voyagent en masse pour leurs congés. Et ce d'autant plus que la loi sur le service garanti, portée en 2007 par Xavier Bertrand, ne concerne que les transports de voyageurs ferroviaires. Soit les trains et non les avions ou les bateaux. Une réalité déjà critiquée par "Les dessous du social" dans un précédent billet...Il n'empêche, la morale n'est pas forcément synonyme de légalité. Et cette PPL, si justifiée soit-elle, n'a pas plus de chances de passer aujourd'hui qu'il y a 3 ans. Pour une raison simple : elle est anticonstitutionnelle. Interdire les grèves pendant les périodes de congés reviendrait à rendre obligatoire le droit de réquisitions de salariés en cas de conflit, ce qui est interdit par la Constitution au regard du droit de grève. On peut le regretter, mais c'est comme cela. Et c'est l'une des raisons qui avait conduit l'exécutif en 2007 à passer d'un projet de service minimum dans les transports ferroviaires à une loi sur le service garanti. La nuance peut être difficile à comprendre, surtout quand on se retrouve bloqué en famille sur le quai d'une gare faute de trains, mais elle est tenace. Sauf à changer la constitution sur ce point - ce qui me semble hautement improbable avant l'élection présidentielle -, la PPL de Lionnel Luca risque donc de retourner aussi vite qu'elle en a été exhumée dans les cartons de l'Assemblée nationale. De là à penser que le député a voulu se faire un coup de pub de plus, je vous laisse juge.