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vendredi 8 février 2013

Jeu »EuroVegas« complexe à construire, près de Madrid, après 8,3 milliards £ sécurisé.

Images générées par ordinateur du complexe «EuroVegas« jeu et centre de conférence en dehors de Madrid Images générées par ordinateur du complexe «EuroVegas« jeu et centre de conférence en dehors de Madrid.
Plus grand d'Europe casino et centre de conférence de créer des emplois, mais aussi la crainte de la dépendance au jeu, la prostitution et les activités mafieuses .
 Après la première pierre est posée la fin de cette année, il deviendra l'un des européens les sites de l 'grands bâtiments, la création de dizaines de milliers d'emplois dans la récession succès en Espagne , comme un vaste complexe d'hôtels, de casinos et centres de conférence - éventuellement complets avec une réplique de New York, Times Square - émerge de champs poussiéreux en dehors de Madrid. Mais vendredi, tout comme le multimilliardaire Sheldon Adelson de Las Vegas Sands Corporation a annoncé qu'elle avait maintenant l'€ 9,8 milliards (8,3 milliards £) financement nécessaire pour commencer à construire le plus grand casino d'Europe et centre de conférence, les manifestants réclamaient le complexe-36000 chambres d'hôtel serait apporter jeu toxicomanie et la prostitution de la capitale espagnole.
"Il devrait y avoir aucune inquiétude sur la capacité de cette société à avoir du financement et de l'argent. Nous l'avons", a déclaré le numéro Adelson deux, Michael Leven, comme il l'a annoncé que la compagnie avait choisi un site dans la ville-dortoir de Alcorcón.

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Il a dit Las Vegas Sands pourrait trouver 3,6 milliards de dollars sur ses ressources propres et avait banques faisaient la queue pour donner le reste. Des sources proches de la compagnie a déclaré qu'il était trop tôt pour signer des accords avec les banques, comme un processus d'appel d'offres public par le gouvernement régional de Madrid a dû être réalisée en premier.

lundi 4 février 2013

Espagne, Irlande et Portugal en très nets progrès selon S & P.

L'agence de notation Standard & Poor's attribue un satisfecit aux pays les plus endettés de la zone euro qui «se rééquilibrent rapidement», grâce notamment à un redémarrage de leurs exportations.

C'est par eux que la crise financière de la zone euro avait éclaté en 2009, et ils se portent aujourd'hui beaucoup mieux. En tout cas ils ont nettement amélioré leur position compétitive externe. L'agence S & P dresse des louanges aux cinq pays les plus endettés de l'Euroland, l'Espagne, l'Estonie, la Grèce, l'Irlande et le Portugal.
«Ils sont en train de rééquilibrer plus rapidement leurs économies que nous l'avions anticipé», affirme l'agence de notation, dans son étude annuelle sur le rééquilibrage des pays de la périphérie de l'Union monétaire.
Mieux, «à l'exception notable de la Grèce, ce sont les exportations qui mènent cet ajustement, alors que les coûts unitaires de production reviennent à des niveaux plus compétitifs», estime Frank Gill, l'analyste qui a dirigé les travaux.

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L'Irlande affiche une performance qualifiée d'«exceptionnelle»:

jeudi 31 janvier 2013

Citroën va lancer des voitures moins chères.

La Citroën Cactus: un concept présenté en 2008 qui préfigure la future évolution de la gamme C.
La Citroën Cactus: un concept présenté en 2008 qui préfigure la future évolution de la gamme C.

Comme Le Figaro le révélait dès novembre, la marque commercialisera en 2014 un modèle au prix « attractif », qui préfigurera une gamme proposée à des prix plus bas que l'actuelle ligne C. Parallèlement, la gamme DS premium continue à se développer.


«Il n'y a pas d'avenir pour une gamme trop européenne et trop moyenne», martèle Frédéric Banzet, le directeur général de Citroën. Et d'ajouter, «si on est trop moyen, on tombe dans la guerre des prix», qui massacre les marges des constructeurs sur le marché européen, dont le niveau devrait baisser en 2013 pour la sixième année d'affilée, de 3 à 5 % selon PSA.
Citroën veut donc «s'écarter» de son positionnement généraliste classique, et «s'adapter à la bipolarisation du marché» européen. Car la marque aux chevrons, comme ses rivaux français ou italiens, est prise en tenailles entre les spécialistes allemands du haut de gamme et les marques low-costs (Dacia) ou très agressives commercialement (Hyundai, Kia, Chevrolet), qui résistent mieux à la crise du secteur.
Parallèlement à sa volonté de monter en gamme avec la ligne DS, Citroën va donc déplacer le curseur vers le bas du marché, en repositionnant les modèles de sa gamme standard (C1, C3, C4, C5) avec des prix plus «attractifs», comme l'annonçait Le Figaro en novembre dernier. Le premier modèle, qui «préfigure l'évolution de la gamme C», sortira en 2014 et sera principalement destiné à l'Europe de l'Ouest. Inspiré du concept car C Cactus, il sera fabriqué à Madrid, en Espagne. «Il s'agit d'une voiture plus simple, rompant avec la tendance du toujours plus, pour répondre à des attentes de clients qui ne veulent pas forcément tous les équipements», explique Frédéric Banzet.
Ce modèle aura «un positionnement prix compétitif et surtout un coût d'usage compétitif, mais ne sera pas low-cost», insiste le patron de la marque, qui dit viser «une clientèle moderne», «ne voulant pas rouler en Dacia». Pour y parvenir, le véhicule offrira des «prestations un peu dégradées» («la voiture ne sera pas faite pour rouler à 240 km/h sur les autoroutes allemandes») et sera «moins équipé», mais se distinguera par son «style». À l'arrivée, «le prix catalogue se situera en dessous» de l'actuelle ligne C.

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Se différencier de Peugeot:

mardi 29 janvier 2013

Espagne : Bruxelles prêt à desserrer l'étau de l'austérité.

Olli Rehn, commissaire européen aux Affaires économiques et Luis de Guindos, ministre espagnol des Finances.
Olli Rehn, commissaire européen aux Affaires économiques et Luis de Guindos, ministre espagnol des Finances.

La récession et le chômage record poussent la Commission européenne à assouplir les objectifs de déficits. 
Desserrer l'étau de l'austérité qui pèse sur la croissance: le sujet fait son chemin sur le Vieux Continent. Bruxelles serait prêt, en raison de la récession ­persistante en Espagne et des 6 millions de chômeurs, à accorder un sursis à Madrid pour réduire son déficit public.
Olli Rehn, le commissaire européen aux Affaires économiques, a ouvert la voie lundi soir à Madrid, à l'issue d'un entretien avec le ministre des Finances espagnol Luis de Guindos. La décision pourrait être officialisée le 22 février lors de la publication des nouvelles prévisions de la Commission européenne. «S'il s'avère que la situation économique de l'Espagne s'est fortement détériorée, nous pouvons réviser le rythme de réduction du déficit», a avancé Olli Rehn. Bruxelles prévoit un recul du PIB de 1,4 % en 2013, soit une récession équivalente à celle de 2012.
Sur le plan budgétaire, les objectifs fixés semblent d'ores et déjà hors d'atteinte. Après avoir enregistré un déficit public à 9,4 % du PIB en 2011, Madrid s'était engagé à le réduire à 6,3 % en 2012, 4,5 % en 2013 et 2,8 % en 2014. Le chiffre de 2012, attendu dans quelques jours, devrait largement dépasser le seuil fixé, lié surtout au dérapage budgétaire de plusieurs grandes régions autonomes, dont Valence et la ­Catalogne.

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Miniplan de relance:

lundi 21 janvier 2013

L'Italie, l'Espagne et la France inquiètent Coface.

Dans son rapport, Coface (ci-dessus le siège) estime que les risques entreprises sont aujourd'hui plus importants dans les pays avancés.
Dans son rapport, Coface (ci-dessus le siège) estime que les risques entreprises sont aujourd'hui plus importants dans les pays avancés.

INFOGRAPHIE - L'assureur crédit, qui présente ce mardi ses notations actualisées de risques pays, annonce une récession persistante dans la zone euro.

 2013 sera une sombre année sur le plan économique, avec un monde coupé en deux, entre pays émergents et pays développés, et une récession persistante dans la zone euro. Tel est le panorama de l'assureur crédit Coface, qui présente ce mardi, à l'occasion de son colloque annuel, ses nouvelles grilles de risques pays.
L'évaluation de Coface tient compte des perspectives macroéconomiques, du niveau de défaillances des entreprises et du climat des affaires. «Les risques entreprises sont aujourd'hui plus importants dans les pays avancés, résume le directeur général, Jean-Marc Pillu. En Europe, la fracture entre le Nord et le Sud se résorbe mais dans le mauvais sens, avec une contamination qui gagne jusqu'aux pays de l'Est.» En cause, le surendettement public et privé encore trop élevé et une confiance qui ne se redresse pas. À l'inverse, les pays émergents ont engrangé les réserves budgétaires et monétaires qui permettent de compenser le contre-choc et le ralentissement des pays développés.
En zone euro, Coface a dégradé l'Espagne et l'Italie, au même niveau que le Portugal et juste devant la Grèce. Ils se retrouvent ainsi les plus mal notés des pays avancés. En Italie, depuis fin 2007, le nombre de défaillances d'entreprises a doublé, atteignant 12.000, et il est sept fois plus important en Espagne, avec un crédit bancaire qui s'est effondré - passant de + 30% en croissance annuelle fin 2006 à une baisse de plus de 5% récemment. Les secteurs les plus risqués concernent la construction, la distribution, l'agroalimentaire et les métaux.


Risque de rupture sociale:


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Coface se montre un peu plus positive sur l'Espagne, estimant que le plafond des défaillances est atteint. «La baisse des coûts unitaires permet des gains de compétitivité importants. Et surtout le gouvernement a entamé la réforme essentielle du secteur bancaire dont il ne faut toutefois pas attendre d'effets positifs rapidement», note Jean-Marc Pillu. Et ce d'autant plus que les entreprises espagnoles doivent faire face à un problème de surendettement et de positionnement sectoriel.
Pour le directeur général, le risque majeur dans cette Europe du Sud, touchée par des baisses importantes du PIB et un chômage très élevé, est avant tout social. «Cela va dépendre de la capacité de résistance des sociétés grecques ou espagnoles. Il y a un vrai risque de rupture, y compris politique.»
La situation de la France, placée sous surveillance négative en septembre, reste également fragile. Coface prévoit 62.000 défaillances en 2013, contre 45.000 avant la crise. Autre signal négatif, la taille de ces entreprises «malades» tend à augmenter.
«L'embellie trop courte entre fin 2009 et début 2011 n'a pas permis aux entreprises fragilisées pendant la crise de reconstituer leurs forces», ajoute Jean-Marc Pillu. À noter que l'écart se creuse avec le voisin allemand, chez qui les entreprises sont plus profitables (10% du PIB contre 7% dans l'hexagone) et présentent de meilleures capacités de financement. Sur 100 entreprises qui se créent, le taux de défaut est deux fois plus important en France.


La baisse des coûts profite au commerce espagnol:

Le déficit commercial de l'Espagne s'est à nouveau réduit en novembre 2012, chutant de 47,4% sur un an, à 1,407 milliard d'euros, soit la baisse la plus forte pour un mois de novembre depuis quinze, ans. En cumulé, sur la période allant de janvier à novembre, la balance commerciale espagnole affiche un déficit en recul de 29,5% par rapport à la même période de 2011. Cette résorption du déficit est davantage due à la hausse des exportations (+ 3,7% sur onze mois) qu'à la baisse des importations (- 2,1%), se félicite le ministère espagnol de l'Économie. Ce rebond des exportations est attribué à la baisse des coûts du travail. L'Espagne compte sur le commerce extérieur pour sortir de la récession, alors que la demande intérieure est en berne, sur fond de chômage explosif.

lundi 25 juin 2012

Madrid réclame officiellement l'aide de la zone euro.

Le miistre des Finances espagnol, Luis de Guindos.
Le miistre des Finances espagnol, Luis de Guindos.


 Après des semaines d'atermoiements, le ministre des Finances Luis de Guindos a déposé ce lundi sa lettre pour réclamer un plan de sauvetage de ses banques en difficulté. La zone euro est prête à lui prêter 100 milliards d'euros.


L'Espagne n'avait plus le choix. Face à la pression conjuguée des marchés financiers et de ses partenaires européens, inquiets du pourrissement de la situation, elle a déposé sa lettre officielle de demande d'aide financière à la zone euro. Les détails du plan, qui servira exclusivement à recapitaliser les banques ibères en difficulté, ne seront connus que le 9 juillet, lors du prochain Eurogroupe, la réunion des ministres des Finances de la zone.
«Le ministre de l'Economie Luis de Guindos, a envoyé aujourd'hui au président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, au nom du gouvernement espagnol, la lettre de demande d'assistance financière pour la recapitalisation des entités financières qui en ont besoin», a indiqué le ministère dans un communiqué. Le ministre des Finances espagnol a précisé vendredi que seules quatre banques auront besoin de l'aide pour se recapitaliser, les autres établissements pouvant faire cela par elles-mêmes ou étant déjà nationalisées.
La Commission européenne négociera «les nécessaires conditionalités pour le secteur financier, celles-ci incluant des plans de restructuration conformément aux règles européennes», a précisé dans un communiqué le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker.

mercredi 20 juin 2012

«L'Espagne quitterait l'euro plus facilement que la Grèce».

La crise de la zone euro pourrait encore durer cinq ans, selon Alexandre Delaigue, professeur d'économie à l'École militaire de Saint-Cyr Coëtquidan et blogueur.

Notre site - L'Espagne mène des réformes et s'impose la rigueur, mais elle continue d'être attaquée par les marchés. Pourquoi?
Alexandre Delaigue - La comparaison entre le Royaume-Uni et l'Espagne est une bonne méthode pour montrer que parfois c'est l'appartenance d'un pays à la zone euro qui le pénalise. La situation des deux États est quasi identique, comme le souligne l'économiste Paul De Grauwe. Par exemple, ils traversent tous deux l'explosion d'une bulle immobilière. L'économie britannique se trouve même dans un pire état. Elle dépend plus grandement du secteur financier et la dette publique est plus importante (85,7% en 2011, contre 68,5% pour l'Espagne). Mais là où la Grande-Bretagne peut compter sur l'intervention de sa banque centrale pour racheter la dette publique et rassurer les marchés, l'Espagne se trouve impuissante, la Banque centrale refusant d'agir, corsetée par des statuts rigides.
Pensez-vous que l'Espagne pourrait sortir de la zone euro?

mardi 19 juin 2012

L'Espagne appelle la BCE à agir pour calmer les marchés.

La victoire des conservateurs en Grèce pourrait placer l'Europe dans de meilleures conditions pour négocier les conditions de l'aide accordée à Athènes… Mais ce qui est pris dans le pot commun pour sauver la Grèce est autant de manque pour aider l'Espagne.
La victoire des conservateurs en Grèce pourrait placer l'Europe dans de meilleures conditions pour négocier les conditions de l'aide accordée à Athènes… Mais ce qui est pris dans le pot commun pour sauver la Grèce est autant de manque pour aider l'Espagne.


 L'Espagne emprunte désormais à plus de 7 %, le seuil de déclenchement des plans de sauvetage en Grèce, en Irlande et au Portugal.

Ni les 100 milliards d'euros promis aux banques, ni la victoire électorale de la droite en Grèce censée éviter une contagion… Rien ne semble rendre aux marchés la confiance qu'ils refusent à l'Espagne. Ce lundi, le taux d'intérêt des obligations espagnoles à 10 ans a pour la première fois franchi le chiffre de 7 %, le seuil de déclenchement des plans de sauvetage en Grèce, en Irlande et au Portugal.
Dix jours après l'annonce de l'intervention bancaire, les investisseurs associent le sort incertain des établissements de crédit à celui de l'État espagnol. Les deux acteurs, en effet, se tiennent mutuellement par les dettes. L'État sera le garant du remboursement des 100 milliards d'euros débloqués par l'Eurogroupe pour recapitaliser les banques. Et les banques espagnoles, à leur tour, sont l'acheteur principal des obligations d'État.
Cette liaison périlleuse explique la réaction des marchés. Lorsque les banques donnent des ­signes de faiblesse, la dette souveraine paie les pots cassés. Ce jeudi, la Banque d'Espagne a dévoilé l'évolution des créances douteuses, qui atteignaient, en avril 2012, 152 milliards d'euros, soit 32 % de plus qu'en avril 2011. Elles représentaient 8,72 % du total des crédits, un record depuis 1994.

Rajoy écrit à Hollande:

mercredi 6 juin 2012

L'Espagne appelle l'Europe à l'aide pour ses banques.

Le premier ministre espagnol Mariano Rajoy.
Le premier ministre espagnol Mariano Rajoy.


 Le premier ministre espagnol demande à l'Europe «d'aider les pays en difficulté». L'Espagne n'a plus accès aux marchés. L'appel à un sauvetage bancaire semble imminent.



L'Espagne est au bord du plan de sauvetage. Si Madrid n'a pas encore officiellement appelé à l'aide européenne, celle-ci devient inéluctable, tant la pression des marchés est forte.
Alors que la crise espagnole était au cœur d'une conférence téléphonique du G7, le chef du gouvernement Mariano Rajoy a fait un pas de plus vers la demande d'assistance financière. Devant le Parlement à Madrid, il a appelé l'Europe à «soutenir les pays en difficulté» et préparé les esprits. «Le plus urgent, pour nous, le plus important, c'est notre problème de financement, de liquidités, et de soutenabilité de la dette», a-t-il résumé.
Réticent à accepter un sauvetage européen qu'il juge humiliant, Mariano Rajoy a rappelé sa préférence pour les achats de dettes par la Banque centrale européenne (BCE), qui ont «considérablement soulagé» l'Espagne l'an dernier.
Mais cette année, depuis que la BCE a cessé ses rachats de dettes, l'Espagne subit une hausse de taux d'emprunt telle sur les marchés obligataires qu'elle rend sa situation intenable. Le Trésor espagnol emprunte à 6,23% à 10 ans, contre 1,20% pour l'Allemagne, soit une prime de risque record de 500 points de base. «La prime de risque actuelle signifie que l'Espagne n'a pas accès aux marchés», reconnaît le ministre espagnol du Budget, Cristobal Montoro.

«L'Espagne va devoir manger son chapeau»:

mardi 29 mai 2012

L'Espagne essaie de rassurer l'Europe.

Mariano Rajoy, lors d'une conférence de presse au siège de sa formation, le Parti populaire, lundi.
Mariano Rajoy, lors d'une conférence de presse au siège de sa formation, le Parti populaire, lundi.


 Le chef de l'exécutif, Mariano Rajoy, privilégie une solution nationale pour sauver le secteur bancaire, mais il reconnaît de graves difficultés de financement.


L'Espagne explore toutes les pistes pour financer la recapitalisation de ses banques. La priorité est une intervention nationale, qui permettrait à Madrid de conserver le contrôle de son secteur financier. Interrogé ce lundi sur la possibilité de faire appel au Fonds de stabilité européen, le chef de l'exécutif a écarté «tout sauvetage des banques espagnoles». Mariano Rajoy démentait ainsi une hypothèse posée par le journal El Mundo . Selon le quotidien, qui cite une source gouvernementale anonyme, Madrid serait prêt à solliciter l'aide de l'Europe, voire du FMI, pour soutenir ses banques.
Rajoy, dont les apparitions face aux médias sont rares, a improvisé ce lundi une conférence de presse au siège de sa formation, le Parti populaire (PP). Les circonstances l'exigeaient: vendredi dernier, Bankia, la quatrième banque du pays, avait annoncé un nouveau besoin de financement public de 19 milliards d'euros. Ce lundi, les investisseurs ont manifesté leur très grande inquiétude à l'égard de Bankia et de l'ensemble du système bancaire. La banque a perdu jusqu'à 30% de sa valeur à la Bourse de Madrid et a entraîné dans sa chute ses principales concurrentes. La prime de risque de la dette souveraine, quant à elle, s'est envolée au-delà des 500 points et a battu tous les records antérieurs.

Risque d'asphyxie:

mardi 22 mai 2012

Madrid décline l'aide de l'UE pour ses banques.

Mariano Rajoy, à Madrid le 18 mai.
Mariano Rajoy, à Madrid le 18 mai.


 Le premier ministre Mariano Rajoy rencontre François Hollande mercredi à Paris.



Le gouvernement espagnol a dévoilé ce lundi le nom des deux cabinets de conseil chargés d'auditer l'ensemble des banques du pays. L'allemand Roland Berger et l'américain Oliver Wyman devront, en un mois, passer au peigne fin les comptes des établissements de crédit et tester leur résistance «face à un scénario adverse».
Une deuxième phase évaluera la qualité des actifs des banques et l'importance de leurs provisions. Pour Madrid, il s'agit d'une concession faite à ses partenaires européens et destinée à éviter ce que le gouvernement considère comme le pire des scénarios: un appel aux fonds européens pour recapitaliser ses banques.

Bankia inquiète toujours:

samedi 12 mai 2012

L'Espagne veut protéger son secteur bancaire .

Luis de Guindos, ministre de l'Économie, Soraya Saenz de Santamaria, porte-parole du gouvernement Rajoy, et Ana Pastor Julian, ministre de l'Équipement, ont annoncé, vendredi, à Madrid, une série de réformes bancaires.
Luis de Guindos, ministre de l'Économie, Soraya Saenz de Santamaria, porte-parole du gouvernement Rajoy, et Ana Pastor Julian, ministre de l'Équipement, ont annoncé, vendredi, à Madrid, une série de réformes bancaires.


 Madrid exige 30 milliards de provisions de plus et une séparation des actifs immobiliers à risque.

Après la nationalisation mercredi du premier réseau de caisses d'épargne Bankia, le gouvernement espagnol a présenté ce vendredi une nouvelle réforme bancaire, la deuxième en moins de trois mois. Madrid exige des banques une enveloppe supplémentaire de provisions d'un montant de 30 milliards d'euros. Celle-ci s'ajoutera aux 53 milliards qui doivent déjà être provisionnés d'ici à la fin de l'année pour couvrir le risque des actifs immo­biliers les plus problématiques, représentant globalement 184 milliards d'euros, selon la Banque d'Espagne.
Cette prudence sera également étendue aux 123 milliards d'actifs immobiliers jugés non problématiques, «en vue de leur hypothé­tique détérioration», selon la formule du ministre de l'Économie, Luis de Guindos. Au total, les banques espagnoles devront avoir provisionné 45 % du total de leurs actifs immobiliers d'ici à la fin de l'année. Avant la première réforme du gouvernement Rajoy, ce taux ne s'élevait qu'à 14 %, a rappelé le ministre. Autre décision, les banques devront séparer les actifs immobiliers de leurs bilans pour les placer dans des agences spécialisées, afin de mieux en évaluer le juste prix. «Ce sera obligatoire pour toutes les entités», a précisé le ministre. Dans un souci de transparence, et répondant là à une demande de l'Eurogroupe, Madrid fera réaliser des audits des comptes bancaires. «Deux évaluateurs indépendants» seront chargés de juger de la solidité et de la crédibilité des bilans.

Récession en 2013:

jeudi 10 mai 2012

L'Espagne va nationaliser la quatrième banque du pays .

Bankia est la quatrième banque espagnole.
Bankia est la quatrième banque espagnole.


 L'État deviendra l'actionnaire majoritaire après un apport en capital de plus de 4,4 milliards d'euros. Il s'agira de la première nationalisation d'une banque importante depuis vingt ans.



En pleine crise financière et économique, l'Espagne va nationaliser Bankia, la quatrième banque du pays, issue de la fusion de sept caisses d'épargne espagnoles en décembre 2010. L'information, diffusée ce mercredi par El Pais et le quotidien ABC, a été confirmée dans la soirée par le ministère de l'Economie. Celui-ci a indiqué que le gouvernement allait prendre 45% du capital du groupe bancaire, ce qui en ferait l'actionnaire majoritaire. «La valeur nominale de ces participations s'élève à 4,465 milliards d'euros», précise le ministère dans un communiqué. L'argent proviendrait du Fonds public de soutien aux banques espagnoles, le Frob, crée en 2010.
Peu avant cette annonce, la Banque d'Espagne avait aussi confirmé que Bankia avait sollicité sa nationalisation partielle. Annoncé depuis plusieurs jours, ce renflouement est destiné à rassurer les investisseurs, alors que les comptes de la banque sont plombés par des prêts immobiliers à risques.
La perspective d'une nationalisation d'une grande banque espagnole, inédite dans le pays depuis 1992, ne plaît pas aux marchés. Ce mercredi, toutes les banques espagnoles ont été sanctionnées en Bourse: Santander et BBVA ont cédé 4,52% et 4,73%, respectivement, alors que Bankia perdait 5,84%. Le secteur entraîne dans sa chute l'ensemble de l'Ibex 35, qui a clôturé à un niveau inédit depuis 2003.

Un plan de sauvetage vendredi:

mardi 8 mai 2012

L'Espagne, l'économie qui inquiète la zone euro.

Mariano Rajoy, le premier ministre espagnol.
Mariano Rajoy, le premier ministre espagnol.


 Si la Grèce a ravivé lundi les tensions en zone euro, les préoccupations européennes sont depuis plusieurs semaines concentrées sur l'Espagne, qui accumule les mauvaises nouvelles.



Pour nombre d'observateurs, le premier défi de François Hollande sera de trouver un terrain d'entente sur le pacte de croissance européen avec la chancelière allemande. Mais le véritable sujet, à court terme pour le nouveau tandem franco-allemand, pourrait bien tourner autour de la résolution de la crise en Espagne. Si la Grèce a ravivé lundi les tensions en zone euro, les inquiétudes européennes sont depuis plusieurs semaines concentrées sur un autre pays du sud de l'Europe.
Depuis plusieurs semaines, Madrid accumule les mauvaises nouvelles: dérapage budgétaire lié à l'endettement des régions, chômage record à plus de 24%, secteur bancaire dans le rouge et retour en récession qui lui ont valu une nouvelle dégradation de Standard & Poor's le 27 avril. Le pays s'enfonce dans une spirale récessive, confirmée ce lundi par les chiffres de production industrielle qui a accéléré sa chute en mars, avec un recul de 7,5% sur un an.
«L'Espagne fait face à des problèmes structurels qui résultent de l'explosion de la bulle immobilière: déficit, chômage et une forte dette privée qui constitue une menace pour le risque souverain, précise Thibault Mercier de BNP Paribas. Le gouvernement a engagé des réformes très importantes mais il faut du temps pour retrouver la confiance.»
Madrid, qui a obtenu de Bruxelles de relever son objectif de déficit public pour 2012 de 4,4% à 5,3% du PIB, pourrait gagner un nouveau sursis. Amadeu Altafaj, porte-parole de l'exécutif européen pour les questions économiques, l'a laissé entendre ce lundi, précisant que la Commission y verrait plus clair après la publication le 11 mai des nouvelles prévisions de croissance. Les marchés sont en embuscade, prêts à sanctionner la dette espagnole. Si les taux à dix ans se sont détendus, ils flirtent toujours à des niveaux élevés, autour de 5,7%.

Sauvetage des banques:

lundi 30 avril 2012

L'Espagne retombe officiellement en récession.

Un magasin sur le point defermer à Madrid.
Un magasin sur le point defermer à Madrid.


 L'activité a reculé de 0,3% au premier trimestre par rapport à fin 2012. C'est légèrement mieux qu'attendu, mais le douloureux redressement des finances publiques devrait enfoncer le pays dans la crise.


Pour la deuxième fois depuis 2009, l'Espagne tombe en récession. L'économie espagnole s'est en effet contractée de 0,3% au premier trimestre 2012 par rapport à fin 2011, selon les premiers chiffres officiels publiés ce lundi. C'est toutefois légèrement mieux qu'attendu: la Banque centrale espagnole tablait sur un recul de 0,4% de l'activité sur la période.
Après la dégradation de la note espagnole par Standard & Poor's, la publication d'un taux de chômage record en mars et des craintes de plus en plus aigües concernant la santé des banques, les mauvaises nouvelles s'accumulent à Madrid.
Au premier trimestre 2012, seules les exportations et le tourisme ont soutenu l'activité. Mais leur dynamisme a été plus que compensé par les effets du plan de rigueur mis en place par le gouvernement de centre-droit de Mariano Rajoy, d'une sévérité sans précédent. D'autre part, l'assainissement d'une économie longtemps surendettée, des ménages aux entreprises en passant par l'État, plombe la consommation intérieure. Le projet de hausse de la TVA, sous pression du Fonds monétaire international, devrait accentuer cette tendance.

«Le piège de l'austérité»:

jeudi 19 avril 2012

Espagne : les régions sous surveillance.

Sur la place de la constitution, à Malaga. Le gouvernement espagnol a annoncé que les les retraités devraient désormais payer leurs médicaments, ce dont ils étaient dispensés.
Sur la place de la constitution, à Malaga. Le gouvernement espagnol a annoncé que les les retraités devraient désormais payer leurs médicaments, ce dont ils étaient dispensés.


 Après l'administration centrale, c'est au tour des puissantes régions espagnoles de se serrer la ceinture.


En 2012, les communautés autonomes doivent faire passer leurs déficits sous la barre de 1,5 % du PIB. Régulièrement épinglées par les agences de notation et les observateurs internationaux, les régions représentent environ 35 % des dépenses publiques espagnoles. En 2011, ce sont ces administrations qui ont provoqué en grande partie le dérapage du déficit public, des 6 % du PIB promis à Bruxelles aux 8,51 % finalement constatés. Le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy multiplie les pressions pour qu'elles aussi se plient à la règle de l'austérité.
Première étape, samedi dernier: Rajoy a réuni 11 des 17 présidents de région, ceux appartenant à sa formation, le Parti populaire (PP). Verdict: «J'ai perçu une réaction optimale de la part de l'ensemble des administrations impliquées, a déclaré le chef de l'exécutif. Résignées, si vous voulez, mais en tout cas résolues à respecter leurs nouvelles obligations.» En clair, les régions doivent mettre à jour leurs budgets pour prendre en considération des comptes nationaux. Car les transferts provenant de l'administration centrale seront limités. La seconde étape a eu lieu mercredi, avec la convocation par la ministre de la Santé, Ana Mato, des responsables régionaux. La santé est, avec l'éducation, le poste principal de dépense des communautés autonomes. Or Madrid a décidé de rogner 7 milliards d'euros sur le budget sanitaire.

Les retraités paieront plus cher leurs médicaments:

jeudi 5 avril 2012

L'Espagne réveille l'inquiétude des marchés.

Luis de Guindos, ministre espagnol de l'Économie.
Luis de Guindos, ministre espagnol de l'Économie.

 Les taux d'emprunt du pays sont en forte hausse, malgré l'adoption d'un budget d'une rigueur historique. Les investisseurs doutent de la capacité de Madrid à réduire ses déficits publics.

Le budget «le plus austère de la démocratie» n'a pas suffi à rassurer les marchés financiers. Les comptes de l'Espagne, dont le ministre des Finances, Cristobal Montoro, a égrené les détails mardi dernier, devaient donner des gages aux investisseurs. Il s'agissait, répétait le gouvernement, de convaincre de la capacité de Madrid à faire passer son déficit public de 8,51 % du PIB à 5,3 % fin 2012.
Résultat: la prime de risque de la dette souveraine espagnole s'est envolée ce mercredi à 392 points, un niveau inédit depuis novembre dernier. Le taux d'emprunt à dix ans du pays a bondi à 5,60 %, au plus haut depuis mi-janvier, après une émission obligataire décevante dans la matinée.
Pour chacune des obligations émises sur le marché - à trois, quatre et huit ans -, le Trésor public espagnol a dû augmenter les intérêts concédés. Ainsi, les bons du Trésor à quatre ans n'ont trouvé preneur qu'à 4,32 %, soit presque un point de plus qu'au mois de mars. Du coup, le Trésor espagnol n'a placé que 2,59 milliards d'euros sur un maximum prévu de 3,5 milliards.
La réaction des marchés pose question en Espagne. «Jusqu'à présent, on interprétait leur nervosité par l'absence de budget, explique Juan Carlos Martinez Lazaro, économiste à l'IE Business School. Aujourd'hui, le budget a été présenté et tout est fait pour réduire le déficit. Et les marchés sont plus nerveux encore !», s'étonne-t-il au téléphone.

Menace sur l'économie:

«Les craintes que nous ne puissions pas contrôler nos dépenses publiques sont la plus grosse menace pesant sur notre économie», reconnaît le ministre de l'Économie, Luis de Guindos.
Pour José Carlos Diez, économiste en chef du broker Intermoney, «la journée reflète avant tout le fait que les liquidités accordées par la BCE s'épuisent. La demande, jusque-là, était un peu artificielle, nous revenons à présent à une demande normale».
En présentant le budget, l'exécutif a également révélé sa prévision d'une envolée de la dette publique, de 68,5 % du PIB fin 2011 à 79,8 % du PIB fin 2012. Madrid table en outre sur une contraction du PIB de 1,7 % en 2012. «On ne sait pas si les marchés interprètent qu'il sera difficile d'atteindre l'objectif de déficit, explique Diez, ou s'ils sanctionnent au contraire la récession que risque de provoquer la rigueur.»
La dramatisation de la situation par les ministres a pu participer à la méfiance des investisseurs. La conjoncture espagnole a été qualifiée de «limite» et de «critique» par deux membres de l'exécutif. «Des déclarations pas très heureuses, juge Martinez, qui étaient destinées à un usage interne : il s'agissait de faire accepter le budget aux Espagnols.»
José Carlos Diez, toutefois, relativise la gravité de la situation. «Le Trésor public a des liquidités suffisantes.» De fait, après ses émissions de mercredi, l'institution a couvert 47 % de toutes les émissions à long terme prévues en 2012. «Nous avons déjà vécu des périodes de grande tension. Lors de la crise grecque, la tension a duré cinq mois. Au moment de l'intervention en Irlande, on disait que l'Espagne était la prochaine sur la liste, mais nous nous en sommes sortis», conclut-il.

mercredi 4 avril 2012

Espagne : la rigueur justifiée par le risque de faillite.

Le chef du gouvernement, Mariano Rajoy, a déclaré lundi lors d'un discours prononcé devant les cadres de son parti: «Si tu ne rembourses pas, personne ne te prête à nouveau.»
Le chef du gouvernement, Mariano Rajoy, a déclaré lundi lors d'un discours prononcé devant les cadres de son parti: «Si tu ne rembourses pas, personne ne te prête à nouveau.»


 Les 27 milliards d'euros d'économies budgétaires à réaliser en 2012,correspondent à la charge de la dette.

Deux chiffres résument l'étau dans lequel se trouve l'Espagne: 27,3 milliards d'euros de coupes à réaliser dans le budget 2012, soit l'équivalent environ de la charge de la dette espagnole cette année, à savoir 28,8 milliards d'euros. Le «budget le plus austère de la démocratie», d'après le ministre des Finances, vise d'abord à rétribuer les créanciers, pour récupérer la «confiance» des marchés. Depuis la présentation des lignes générales du budget vendredi dernier, les poids lourds du gouvernement ne cachent pas leur malaise. «La situation est limite», reconnaît le ministre des Finances, Cristobal Montoro, alors que la dette publique de l'Espagne va passer de 68,5 % du PIB en 2011 à 79,8 % en 2012, son plus haut niveau depuis vingt-deux ans.

Une situation perdant-perdant:

lundi 18 juillet 2011

Le père de Zara passe la main.


Pour les Espagnols, Amancio Ortega est l'archétype de l'autodidacte.
Pour les Espagnols, Amancio Ortega est l'archétype de l'autodidacte.
 
Amancio Ortega, première fortune d'Espagne, confie la gestion du groupe Inditex à son bras droit Pablo Isla. À charge pour lui de poursuivre l'expansion de cette machine de guerre de la mode, qui compte déjà plus de 5000 magasins dans le monde.
 
Le plus riche des Espagnols lâche les rênes de son empire. Amancio Ortega, le fondateur des boutiques Zara, cède mardi son poste de PDG à son actuel vice-président, Pablo Isla. À 75 ans, Ortega concrétise ainsi une décision annoncée il y a six mois par une simple lettre au personnel. Il laisse à son successeur un empire, Inditex, bâti en trente-six ans à partir de rien. Un mastodonte du prêt-à-porter fort de 5000 boutiques installées dans 77 pays, employant plus de 100.000 personnes, réalisant 12,5 milliards d'euros de chiffre d'affaires.
Pour les Espagnols, Amancio Ortega est l'archétype de l'autodidacte. Un hombre hecho a si mismo. Le fils de cheminot devenu septième fortune mondiale. L'adolescent qui vivotait en livrant des chemises de luxe devenu milliardaire en confectionnant… des vêtements bon marché!
Né dans la province de Leon en 1936, au début de la guerre d'Espagne, le jeune Amancio a connu les années noires de l'après-guerre. Dans sa biographie autorisée, il évoque un souvenir qui l'a profondément marqué. Alors qu'il a 12 ans, il entend l'épicier s'excuser auprès de sa mère de ne plus pouvoir lui faire crédit. Amancio se promet alors de ne plus jamais connaître la faim. Il abandonne l'école pour accepter un emploi de livreur dans une boutique de chemises pour hommes à La Corogne.

Une bête de travail: